Stratégie de protection, de contrôle et de soutien en cas d'éclosion de la COVID-19 dans les fermes de l'Ontario

Aperçu

1: Avant d'arriver à la ferme

2 : Dans l'exploitation agricole

3 : Hébergement

Aperçu

Les efforts de prévention et de confinement sont la clé pour contrôler la propagation de la COVID-19. Les partenaires de l'industrie et du gouvernement des secteurs de la santé, de l'agriculture, du travail et de la gestion des situations d'urgence ont conjugué leurs efforts pour prévenir et contrôler la COVID-19 dans les fermes, et pour intervenir rapidement lorsque surviennent des situations particulières.

Cependant, des cas positifs et des éclosions de COVID-19 sont survenus dans des fermes de certaines régions de l'Ontario et une vigilance continue est nécessaire. Dans le cadre de la gestion de l'intervention en cas d'éclosion, un certain nombre de stratégies ont été mises en place pour atténuer et gérer les situations qui surviennent, dont les suivantes :

  • la boîte à outils « Travailler avec les exploitants agricoles afin de freiner la propagation de la COVID-19 dans les exploitations agricoles », un " guichet unique " permettant aux agriculteurs d'obtenir une orientation, des ressources et des renseignements reliés aux soutiens en matière de prévention, de contrôle, de dépistage et de gestion des éclosions;
  • 26,6 millions de dollars en aide financière fédérale et provinciale pour soutenir les mesures de santé et de sécurité dans les fermes;
  • la santé mental des agriculteurs - trousse de premiers soins;
  • 25,5 millions de dollars pour le Programme pour l'innovation en matière de protection et de contrôle dans le secteur agroalimentaire;
  • des mesures de prévention, de sensibilisation, d'investigation et d'exécution, ainsi que des interventions par le ministère du Travail, de la Formation et du Développement des compétences (MTFDC);
  • la supervision et l'inspection par le bureau de santé publique, y compris des ordres en vertu de l'article 22 (p. ex. concernant les déplacements des travailleurs entre les exploitations agricoles);
  • le dépistage proactif des travailleurs agricoles;
  • une structure de gestion des incidents dirigée par le sous-ministre, le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales (MAAARO) avec des partenaires ministériels;
  • un comité ontarien de coordination de l'enquête sur l'éclosion, chapeauté par le ministère de la Santé;
  • la supervision et l'inspection par les bureaux consulaires et de liaison des pays du Programme des travailleurs étrangers temporaires;
  • la promotion de l'utilisation d'agences de placement temporaire légitimes (agences de placement temporaire);
  • un programme, du financement et des inspections concernant le programme pour les travailleurs étrangers relevant du fédéral.

Même si nous avons répondu au besoin urgent de gérer la pandémie de COVID-19, nous avons constaté l'importance de mettre en place une approche stratégique et exhaustive pour réagir à la maladie à l'échelle de la province afin d'aborder les pressions immédiates et de préparer la prochaine saison. Élaborée par le Groupe de leadership pour les questions sectorielles relatives à la COVID-19, la stratégie décrite dans le présent document offre une voie à suivre au gouvernement et à l'industrie afin d'aborder conjointement les pressions immédiates et à long terme auxquelles est confronté le secteur agroalimentaire en raison de la prévention et du confinement dans le contexte de la COVID-19 dans les installations agricoles partout en Ontario.

Objectifs de haut niveau :

  • prévenir et contenir les éclosions de COVID-19 dans les lieux de travail agricoles;
  • protéger la santé et le bien-être des travailleurs agroalimentaires tout en respectant leurs droits et libertés;
  • maintenir la pérennité et la viabilité du secteur agroalimentaire.

Principes directeurs

  • La protection de la santé et du bien-être des travailleurs agroalimentaires tout en respectant leurs droits et libertés est de la plus haute importance.
  • Dans la mesure du possible, empêcher la COVID-19 d'atteindre la main-d'œuvre et minimiser les occasions de propagation sont la principale priorité, qui est réalisée grâce à l'utilisation constante de pratiques optimales de santé et de sécurité et des mesures de santé publique. L'identification rapide des cas est également importante.
  • Lorsque les directives ou l'orientation sont mises en œuvre, il est important que le gouvernement mobilise l'industrie afin de valider la solution qui entraîne une amélioration de la santé et de la sécurité des travailleurs, et de cerner les conséquences imprévues potentielles.
  • Il est essentiel d'avoir des mesures et des objectifs en place pour démontrer le progrès au fil du temps, d'orienter les rajustements durant le déploiement et de détecter de nouveaux problèmes. Le consensus sur les mesures est important pour assurer la précision du suivi et de la divulgation, et les partenaires travailleront ensemble afin de circonscrire deux ou trois mesures pour mesurer le déploiement fructueux de la stratégie.

Rôles et responsabilités

Les rôles et responsabilités pour les éléments pour lesquels une action est recommandée dans la stratégie seront mis en œuvre par les partenaires qui suivent :

  • Gouvernement et organismes : le MAAARO, le MTFDC, le MSAN, le solliciteur général et les autres organismes et partenaires du gouvernement, y compris Santé publique Ontario, l'Ontario et les bureaux de santé publique régionaux, qui jouent un rôle clé dans la coordination de la prévention et du contrôle de la propagation de la COVID-19 en Ontario, notamment dans le secteur agroalimentaire.
  • Associations de l'industrie : elles représentent les sous-secteurs clés du secteur agroalimentaire qui fournissent à leurs membres une direction, du soutien et des communications pour le secteur agroalimentaire élargi concernant les mesures en matière d'infection, de prévention et de contrôle dans les exploitations agricoles.
  • Employeurs agricoles et agriculteurs : les propriétaires d'entreprise qui exploitent des entreprises agricoles en Ontario et qui emploient des travailleurs agricoles ont un rôle clé en déployant des mesures en matière d'infection, de prévention et de contrôle dans les fermes, ainsi qu'en fournissant une direction et des communications aux travailleurs sur les mesures de santé publique recommandées.
  • Les travailleurs ont un rôle à jouer en s'assurant qu'ils contribuent à mettre en œuvre les recommandations de santé publique dans leurs fermes, adhèrent aux règles de santé et sécurité au travail, déclarent la maladie, cherchent à obtenir des soins, et respectent les pratiques optimales et les recommandations de santé publique dans les fermes et à l'extérieur de celles-ci.

Trois grandes catégories liées à la prévention et au confinement dans les exploitations agricoles constituent les piliers de la stratégie :

1 : Avant d'arriver à la ferme

Contexte

À ce jour, l'expérience concernant la COVID-19 dans les exploitations agricoles suggère fortement qu'il est possible de prévenir, de minimiser et de contenir les éclosions en adoptant une combinaison de stratégies, notamment le dépistage et des évaluations de la santé, et en respectant les procédures de biosécurité pour tout le personnel qui travaille à la ferme, y compris les travailleurs étrangers temporaires (TET), les agences de placement temporaire, les autres membres du personnel et les visiteurs. Durant les premières semaines de la pandémie, des comptes rendus anecdotiques par les bureaux de santé publique locaux indiquaient que les TET n'avaient pas amené le virus en Ontario, mais l'avaient plutôt contracté après leur arrivée, soulignant le risque élevé de transmission du virus dans les exploitations agricoles.

Parallèlement à cela, la quarantaine de deux semaines qui suit l'arrivée des TET en Ontario est une occasion de prévenir l'introduction de la COVID-19 dans les exploitations agricoles par des TET nouvellement arrivés qui pourraient incuber le virus ou être infectieux. Durant ce temps, il est important que ces travailleurs soient informés des ressources qui leur sont accessibles, ainsi que de leurs rôles, droits et responsabilités concernant la sécurité liée à la COVID-19 et ceux de leurs employeurs et superviseurs.

Pressions immédiates

Déploiement de pratiques optimales
  • Certaines exploitations agricoles ont rapidement mis en place un dépistage pour tous les travailleurs et visiteurs avant d'entrer dans la ferme comme stratégie pour prévenir l'introduction du virus. Une adoption plus répandue des pratiques de dépistage est cependant requise. Il importe de noter que les activités de dépistage peuvent ne pas détecter les cas asymptomatiques et que les personnes atteintes de la COVID-19, mais ne présentant pas de symptômes peuvent par conséquent être une source d'introduction du virus dans l'exploitation agricole.
  • Le test de dépistage est un important outil diagnostique pour aider à détecter les cas. Les stratégies pour promouvoir la déclaration hâtive des symptômes sont la clé pour s'assurer que des tests de dépistage sont réalisés conformément aux politiques de santé publique. Il est essentiel que les travailleurs comprennent les circonstances en vertu desquelles un test de dépistage est recommandé et, s'ils obtiennent un résultat positif, qu'ils ne doivent pas se rendre au travail et doivent s'auto-isoler efficacement. Ils doivent aussi connaître l'existence des soutiens disponibles, notamment des soins médicaux et des soutiens financiers et à l'emploi. Un accès facile à des tests de dépistage et à des soins médicaux devraient être assuré.
  • Plusieurs agriculteurs ont déployé de solides mesures de biosécurité dans leurs fermes comme une signalisation, la traçabilité des déplacements des travailleurs dans et entre les exploitations agricoles, une attention accrue portée au nettoyage et à la désinfection des surfaces fréquemment touchées et des articles partagés, des espaces de vie et des salles de bain, l'hygiène des mains (le lavage des mains ou l'utilisation d'un désinfectant pour les mains) et l'utilisation d'équipement de protection individuelle (EPI), etc. Le déploiement uniforme de telles mesures par tous les agriculteurs revêt une importance critique.
  • Le temps des récoltes amène généralement un déplacement des travailleurs entre différentes exploitations agricoles et augmente la possibilité de contacts additionnels et de propagation de la COVID-19 dans les fermes. Afin de prévenir une propagation accrue de la maladie tout en soutenant les besoins en main-d'œuvre, les déplacements dans et entre les exploitations et les entreprises agricoles devraient être contrôlés, limités, documentés et coordonnés.

Agences de placement temporaire

  • Le recours à des agences de placement temporaire a été identifié comme un risque clé d'introduction du virus dans les fermes, puisque le personnel de l'agence de placement temporaire se mêle aux travailleurs qui vivent dans la propriété agricole, se déplace entre différentes fermes et dans la collectivité, et propage possiblement le virus.
  • La prise de conscience croissante de l'existence d'agences de placement temporaire illégales en Ontario (pas seulement dans le secteur agroalimentaire) entraîne la nécessité d'outiller les employeurs agricoles afin qu'ils puissent vérifier les agences qui leur fournissent de la main-d'œuvre temporaire.

Mesures recommandées pour aborder les pressions immédiates :

  1. Tous les agriculteurs doivent mettre en place un plan de prévention et de contrôle de la COVID-19. La hiérarchie des contrôles pour briser la chaîne de transmission de la COVID-19 peut aider les employeurs à cerner la bonne combinaison pour leurs milieux de travail, en soulignant que l'accent sera mis (du plus efficace au moins efficace) sur les contrôles d'ingénierie, les contrôles administratifs et l'utilisation d'équipement de protection individuelle (EPI). Vous trouverez davantage d'information dans ce site Web.
  2. Le gouvernement doit offrir une formation active (p. ex. un webinaire) aux agriculteurs sur la manière d'effectuer le dépistage, et véhiculer les connaissances concernant :
    1. l'équipement de protection individuelle ou les barrières nécessaires (masque médical et écran facial) et la distanciation physique pour le dépisteur si le dépistage est effectué en personne;
    2. les procédures à suivre si le dépistage d'un travailleur est positif (c.-à-d. que le dépistage indique que le travailleur a besoin d'une évaluation plus poussée pour la COVID-19 et possiblement de soins médicaux).
  3. Les agriculteurs doivent faire un dépistage actif quotidien de tous les travailleurs agricoles et des autres visiteurs de l'exploitation agricole (incluant les employés et les travailleurs provenant d'agences de placement temporaire) avant qu'ils entrent dans une ferme. Cela nécessite de leur poser des questions précises concernant les symptômes de COVID-19, l'existence d'un déplacement à l'extérieur du Canada dans les 14 derniers jours, et l'exposition potentielle à des personnes positives à la COVID-19. En fonction des renseignements disponibles, les pratiques optimales pour le dépistage sanitaire quotidien comprennent les éléments suivants :
    1. L'identification rapide des possibles cas de COVID-19 parmi les travailleurs, afin de soutenir l'obtention d'évaluations médicales appropriées et d'aider à prévenir la transmission dans l'exploitation agricole.
    2. La fourniture de ressources informatives aux travailleurs, dans la langue appropriée, concernant le processus de dépistage et les soutiens en matière de santé disponibles s'ils développent des symptômes.
    3. La mise en place de pratiques de conservation des registres pour favoriser le dépistage des contacts tout en protégeant les renseignements personnels sensibles et en éliminant adéquatement les registres.
  4. Les agriculteurs doivent informer activement tous les travailleurs de l'accessibilité des tests de dépistage et de la manière d'y accéder, en plus de permettre le dépistage des travailleurs qui souhaitent subir un test de dépistage.
  5. Les agriculteurs, dans les régions où la santé publique a identifié un risque accru de santé publique, feront la promotion des recommandations en matière de test de dépistage de la manière prévue par le bureau de santé publique de la région.
  6. Dans le cas des agriculteurs qui ont recours à des agences de placement temporaire pour leurs travailleurs :
    1. demander la confirmation que l'agence de placement temporaire respecte les obligations juridiques pertinentes en tant qu'employeur, comme une preuve d'inscription auprès de la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (CSPAAT);
    2. demander à l'agence de placement temporaire les mesures qui ont été prises pour s'assurer que le risque de transmission de la COVID-19 a été atténué grâce à des protocoles d'isolement ou à des tests de dépistage et que les travailleurs ont été informés des mesures de prévention et de contrôle de la COVID-19.
  7. L'industrie doit continuer à sensibiliser les exploitants agricoles aux risques de recourir à des agences de placement temporaire illégales et à d'autres agents qui ne respectent pas les pratiques optimales ou les lois applicables.
  8. Le gouvernement et les agriculteurs doivent promouvoir un accès accru à des services de soutien à la santé et au bien-être plus complets pour les travailleurs (p. ex. des évaluations de santé par des fournisseurs de soins, du soutien en matière de santé mentale, des services de traduction dans les établissements de santé).
  9. Le gouvernement et l'industrie doivent s'assurer que les TET reçoivent une trousse complète de renseignements sur la prévention et le contrôle de la COVID-19 à leur arrivée en Ontario, afin qu'ils aient accès aux mêmes renseignements que les travailleurs agricoles nationaux. Il devrait s'agir d'une trousse de ressources complète et culturellement adaptée, claire et facile à comprendre, qui explique le contexte de la COVID-19 au Canada et en Ontario aux travailleurs étrangers qui peuvent ne pas le connaître. Ces renseignements devraient être offerts en plusieurs formats, notamment sur papier, par voie électronique et même par des occasions d'apprentissage actif au moyen de vidéos ou de webinaires (pour de petits groupes et des particuliers) dans les langues appropriées.

Pressions à long terme

Processus pour la saison 2021 à l'intention des travailleurs étrangers temporaires
  • Pour mettre des travailleurs sous contrat par le truchement du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET), les agriculteurs utilisent un processus de demande à l'avance afin d'obtenir l'effectif nécessaire pour les saisons de production et de récolte à venir. Pour le cycle d'activité de la main-d'œuvre agricole de l'année suivante, tenez compte des recommandations suivantes :

Mesures recommandées pour aborder les pressions à long terme :

  1. L'industrie et le gouvernement doivent évaluer et adopter un processus amélioré en Ontario pour la saison 2021, dans le cadre duquel les travailleurs arrivant sont dépistés pour la COVID-19, subissent des évaluations de santé et des renseignements reliés à la COVID-19, y compris des renseignements sur les pratiques optimales de santé publique, et sont mis en quarantaine.
  2. Le gouvernement doit envisager des mécanismes pour s'assurer que les agences de placement temporaire qui fournissent des travailleurs aux exploitations agricoles respectent une norme de conduite minimale. Cela pourrait comprendre la délivrance de permis aux agences de placement temporaire ou l'adoption de modèles utilisés dans d'autres collectivités publiques pour l'octroi de permis aux agences de placement temporaire afin de restreindre le recours aux agences illégales.

2 : Dans l'exploitation agricole

Contexte

Les consignes sanitaires sur la prévention et le contrôle de la COVID-19 continuent de mettre l'accent sur l'importance d'utiliser plusieurs stratégies et contrôles, comme des barrières physiques et la distanciation physique dans la mesure du possible, les pratiques pour limiter le nombre de contacts comme le regroupement en cohortes, le nettoyage fréquent des surfaces fréquemment touchées, l'installation de stations pour l'hygiène des mains et l'utilisation d'EPI et de masques non médicaux. Même si certains types de tâches dans les exploitations agricoles peuvent ne pas être aussi propices à de telles mesures, une approche plus concertée est nécessaire pour mieux protéger l'ensemble des travailleurs agricoles. Minimalement, sauf lorsqu'une personne se retrouve complètement seule, un masque non médical devrait être porté à l'intérieur de l'exploitation agricole, dans les lieux communautaires et les espaces partagés conformément aux directives provinciales et de santé publique, lors du transport, ainsi qu'à l'extérieur, lorsqu'il est impossible de respecter une distance de 2 mètres (6 pieds) avec les autres. La distanciation physique de 2 mètres (6 pieds) devrait être maintenue par rapport aux autres personnes dans la mesure du possible. L'hygiène des mains devrait être effectuée fréquemment et après avoir touché à d'autres personnes ou à des surfaces ou des articles touchés par d'autres.

Il existe actuellement un volume important de pratiques optimales et de documents d'orientation provenant de plusieurs sources (organismes et ministères fédéraux et provinciaux, santé publique locale, etc.) qui sont difficiles à comparer et à intégrer. Le travail doit continuer pour simplifier et consolider les ressources, et pour axer les efforts de sensibilisation et de formation sur les pratiques optimales ayant les plus grandes répercussions.

Pressions immédiates

Santé et sécurité au travail
  • La distanciation physique peut être difficile à mettre en œuvre dans certaines installations agricoles en raison de l'étroite proximité et du flux de production. Cependant, cette mise en œuvre est extrêmement importante dans la mesure du possible.
  • L'application régulière de mesures améliorées de nettoyage et de désinfection des articles fréquemment touchés, des articles partagés, des lieux de vie partagés, des salles à manger et des salles de bain est essentielle et, avec l'hygiène des mains, le port d'EPI ou d'un masque non médical et d'autres pratiques permet de prévenir et de contrôler la propagation de la COVID-19. Même si plusieurs exploitations déploient déjà ces mesures, leur adoption complète par toutes les fermes est importante.
  • L'utilisation d'EPI peut aider à prévenir la propagation de la COVID-19. Même si la majorité des agriculteurs s'assurent que les travailleurs portent l'EPI approprié, il est essentiel que toutes les exploitations agricoles et tous les travailleurs aient des obligations strictes liées au port d'EPI, ou de masques non médicaux le cas échéant, lorsque d'autres contrôles se sont avérés incapables de réduire efficacement le risque. Consulter la section " Contexte " de la partie 2.
  • Favoriser l'adoption de pratiques exemplaire à l'échelle de chaque exploitation agricole peut être un défi, qui est souvent mieux réalisé grâce à des mesures incitatives qui peuvent agir comme force positive pour le changement. Le Programme d'excellence en santé et sécurité de la CSPAAT offre des incitatifs financiers aux employeurs qui déploient des mesures pour améliorer la sécurité au travail, notamment des mesures qui réduisent le risque de contracter la COVID-19 au travail.
Cohortes
  • Il peut être difficile pour certains agriculteurs de regrouper les travailleurs en petites cohortes en raison de la nature de la production et de la variété des besoins en main-d'œuvre et de l'infrastructure agricole, mais il s'agit cependant d'une mesure recommandée pour minimiser les risques de transmissions du virus et de répercussions sur les activités.
  • Les cohortes sont un outil important pour prévenir et contrôler la propagation de la COVID-19. Plus la cohorte est petite, plus la transmission sera vraisemblablement limitée. L'effet de l'utilisation du regroupement en cohortes est renforcé lorsqu'il est combiné à d'autres mesures dont le port d'EPI, de masques non médicaux et la distanciation physique.
  • Il faut planifier la réponse à une éclosion afin de déterminer comment les personnes infectées par la COVID-19 et celles exposées au virus seront prises en charge, incluant l'utilisation de lieux d'isolement dans l'exploitation agricole et à l'extérieur de celle-ci, en consultation avec le bureau de santé locale et sous la direction de ce dernier.
Déplacement des travailleurs
  • En raison de la fluidité de la main-d'œuvre et du déplacement des travailleurs dans et entre différentes entreprises agricoles (en reconnaissant qu'une entreprise agricole peut avoir plusieurs emplacements), limiter les travailleurs à un emplacement particulier et protéger la santé des travailleurs durant le transport peut être un défi pour les agriculteurs. Cependant, il est reconnu que plus les déplacements sont nombreux, plus le risque est élevé que les groupes de travailleurs se mêlent, ce qui peut potentiellement entraîner la transmission de la COVID-19.
  • Prévoir de déplacer minimalement les travailleurs lorsqu'ils sont au travail limite le risque de transmission de la COVID-19, et documenter tous les déplacements, en particulier lorsqu'ils nécessitent des interactions avec d'autres personnes, facilite de solides pratiques de dépistage des contacts à des fins de santé publique si cela s'avère nécessaire.
  • En ce qui concerne le déplacement des travailleurs durant des activités non reliées au travail ou sur leur temps personnel, les travailleurs peuvent ne pas avoir conscience des risques de transmission de la COVID-19 lorsqu'ils sont à l'extérieur de l'exploitation agricole et des pratiques optimales à respecter afin de minimiser la propagation du virus s'ils n'ont pas accès à des trousses de ressources en matière de santé publique.
Échange de renseignements
  • Un besoin urgent existe de mieux partager les renseignements entre l'industrie et les agences et ministère du gouvernement afin de permettre des activités factuelles et coordonnées qui augmentent l'adoption de pratiques optimales de santé publique à l'échelle du système agroalimentaire, en particulier alors que les renseignements continuent d'évoluer.

Mesures recommandées pour aborder les pressions immédiates lorsqu'elles ne sont pas déjà en vigueur :

Santé et sécurité au travail

  1. Les agriculteurs doivent mettre en œuvre la distanciation physique et adopter des barrières pour assurer la protection des travailleurs à l'intérieur, comme du plexiglas ou des barrières mobiles, lorsque ces mesures n'ont pas déjà été déployées. S'il est impossible d'installer des barrières et que les travailleurs sont dans le même lieu intérieur ou à une distance de 2 mètres (6 pieds) ou moins dehors, des masques non médicaux devraient être portés comme indiqué par le bureau de santé publique local et, dans certains cas, de l'EPI (masques médicaux, écrans faciaux) peut être indiqué en plus d'une hygiène adéquate des mains. Ces mesures devraient être déployées dans la stratégie de prévention et de contrôle décrite dans la partie 1.
  2. Les agriculteurs doivent préparer des protocoles et des procédures de travail et d'exploitation pour soutenir et aider les travailleurs à mettre en œuvre les pratiques optimales de prévention de la COVID-19, notamment un accès facile à des installations de lavage des mains bien approvisionnées (pompe à savon et serviettes de papier) ou à du désinfectant pour les mains à base d'alcool.
  3. Les agriculteurs doivent s'assurer du nettoyage et de la désinfection complets des lieux de travail en fonction d'un cycle régulier et continu conformément aux directives sanitaires, notamment le nettoyage et la désinfection fréquents des outils partagés, du matériel et des autres surfaces qui sont souvent touchées, en particulier entre les utilisateurs.
  4. Les agriculteurs doivent offrir une formation pratique aux travailleurs, entrepreneurs et bénévoles concernant l'utilisation adéquate de l'EPI, des masques non médicaux et des autres protections en matière de santé et de sécurité. Les travailleurs doivent être formés sur les bonnes techniques pour mettre et enlever l'EPI, l'utilisation, l'entreposage, le nettoyage, l'entretien et les limites de l'équipement de protection individuelle qu'ils portent. Une telle formation pourrait prendre la forme de démonstrations dans les langues appropriées et de séances de pratique pour que les travailleurs apprennent à mettre et à enlever correctement l'équipement, y compris en ce qui concerne l'hygiène des mains.
  5. L'industrie doit sensibiliser les agriculteurs aux services offerts par l'organisme Workplace Safety and Protection Services (WSPS) qui sont décrits dans la boîte à outils « Travailler avec les exploitants agricoles afin de freiner la propagation de la COVID-19 dans les exploitations agricoles », au besoin, afin de cerner les zones présentant un risque et la manière d'apporter des améliorations.
  6. L'industrie doit sensibiliser les agriculteurs à la disponibilité de fournitures comme des masques médicaux, des gants, des écrans faciaux, du désinfectant pour les mains à base d'alcool et des écrans protecteurs de comptoir afin de protéger les lieux de travail et les travailleurs.
  7. L'industrie doit promouvoir le message que nous avons tous la responsabilité partagée de nous protéger les uns les autres dans les lieux de travail et dans les contextes sociaux. Des efforts doivent être faits pour transmettre ce message dans toutes les langues parlées par les travailleurs. L'industrie et les agriculteurs doivent créer une culture de travail qui permet au travailleur de mettre en œuvre activement les pratiques optimales, de cerner les obstacles et de trouver des solutions.
  8. Le gouvernement et l'industrie doivent élaborer des documents culturellement adaptés à la main-d'œuvre qui abordent les préjugés liés au test de dépistage, s'assurer qu'il est facile d'accéder à un test de dépistage (c.-à-d. sur place ou avec un transport facilement accessible), offrir l'assurance que leurs besoins en soins de santé seront satisfaits gratuitement, et fournir des renseignements sur les soutiens financiers et à l'emploi qui existent. On peut envisager de recourir à des influenceurs culturels pour livrer ce message directement à la main-d'œuvre.
  9. Le gouvernement et l'industrie doivent s'assurer que les directives de santé publique données à l'ensemble de la population ontarienne sur les interactions sociales concernant les recommandations pour prévenir la COVID-19 sont traduites et fournies à tous les travailleurs agricoles. Cela comprend une explication de l'étape de déconfinement qui s'applique à une région et de ce que cela signifie, ainsi qu'une orientation pour les travailleurs qui vivent dans des lieux d'hébergement collectif. Cette orientation doit être offerte en plusieurs langues et être communiquée à intervalles réguliers afin que la sensibilisation reste active.
  10. Les travailleurs doivent examiner les ressources fournies, poser des questions et faire de leur mieux pour comprendre les risques reliés à la COVID-19, mettre en œuvre les pratiques optimales de santé publique, déclarer les maladies, demander des soins médicaux et signaler leurs préoccupations.
Cohortes
  1. Les agriculteurs doivent créer des cohortes (aussi petites que possible et qui respectent les directives de santé locales) de travailleurs de l'exploitation agricole. Les pratiques optimales à utiliser avec les cohortes de travailleurs comprennent les points suivants :
    • assigner les travailleurs au même pavillon-dortoir et lieux de travail pour limiter l'exposition des travailleurs aux membres de la même cohorte;
    • établir des cohortes en utilisant les profils de risques, en tenant compte de facteurs comme le lieu d'hébergement et les interactions à l'extérieur du travail. Essayer de regrouper les cohortes selon les préférences des travailleurs dans la mesure du possible;
    • examiner les mesures supplémentaires qui peuvent être prises pour réduire le risque s'il est impossible de former de petites cohortes.
Déplacement des travailleurs

  1. Dans la mesure du possible, les agriculteurs doivent limiter le travail des travailleurs à une exploitation agricole, puisque cela aidera à atténuer le risque de propagation dans et entre différents emplacements agricoles. La minimisation des déplacements entre différents sites de la même exploitation agricole devrait aussi être examinée attentivement lorsque ces déplacements nécessitent des interactions avec d'autres personnes. Tous les déplacements des travailleurs ou de la direction entre les emplacements au sein d'une entreprise devraient être documentés.
  2. Lorsqu'un travailleur se déplace à l'extérieur de l'exploitation agricole, les agriculteurs devraient offrir du transport individuel dans la mesure du possible. Encourager les travailleurs à éviter autant que possible le covoiturage et, si cela est impossible encourager le covoiturage entre membres d'une même cohorte. Limiter le nombre de personnes par véhicule afin de conserver la distanciation physique. Des masques non médicaux devraient être portés en tout temps durant le transport (sauf si une personne est seule dans un véhicule) et les fenêtres devraient être baissées afin de favoriser la ventilation dans la mesure du possible.
  3. Si des cohortes ont été créées, chaque voiture, autobus ou navette doit être limité aux membres d'une cohorte.
  4. Les agriculteurs et les travailleurs doivent s'assurer que les surfaces fréquemment touchées dans le véhicule sont nettoyées et désinfectées après chaque voyage (p. ex. les poignées de porte, les boucles des ceintures de sécurité).
  5. Les agriculteurs devraient minimiser les déplacements des travailleurs entre les entreprises agricoles dans leur région et conformément aux exigences de leur bureau de santé local, le cas échéant.
    • Cela ne vise pas à limiter les transferts non récurrents légalement permis de travailleurs, comme ceux permis en vertu du Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS) fédéral, mais des mesures de prévention et de contrôle pour les transferts non récurrents doivent aussi être en place.
    1. Les agriculteurs doivent s'engager à documenter la fréquentation quotidienne de tous les travailleurs et visiteurs, notamment documenter les cohortes de travailleurs afin d'appuyer les pratiques de dépistage des contacts (cela peut être fait lors du dépistage).
Échange de renseignements
  1. Le gouvernement et l'industrie doivent utiliser les données et les renseignements disponibles (p. ex. ceux qui proviennent de la science, des leçons apprises des inspections du MTFDC et des enquêtes sanitaires locales et d'autres collectivités publiques) pour circonscrire les pratiques et les mesures ayant les plus grandes répercussions qui auraient la plus grande efficacité pour prévenir ou réduire la transmission de la COVID-19 chez les travailleurs agricoles, et prioriser les ressources, la formation et la sensibilisation sur ces pratiques et mesures.

Pressions à long terme

La conception du lieu de travail, les circuits de production et les pratiques opérationnelles dans les installations agricoles qui ont été établis avant la pandémie peuvent ne pas permettre d'exercer la distanciation physique ou d'autres pratiques de prévention et de contrôle importantes.

Mesures recommandées pour aborder les pressions à long terme :

  1. L'industrie et les agriculteurs doivent envisager comment remodeler les lieux de travail et la façon dont le travail est effectué, afin de permettre la distanciation physique, l'installation des barrières appropriées, le nettoyage fréquent, etc.

3 : Hébergement

Contexte

Dans les installations où l'hébergement est collectif, nous avons constaté un risque plus éleve d'éclosions de COVID-19. Des risques semblables existent dans le secteur agroalimentaire, où l'hébergement collectif est fréquent pour les quartiers de vie du personnel de l'exploitation agricole, dont plusieurs membres participent au PTET fédéral.

Les structures d'hébergement pour les travailleurs varient d'une exploitation agricole à une autre en Ontario, le pavillon-dortoir est le style typique d'hébergement. Les pavillons-dortoirs, les unités modulaires et d'autres arrangements d'hébergement pour les travailleurs agricoles peuvent ne pas avoir été conçus pour facilement permettre la distanciation physique en tout temps afin de contrôler la propagation d'une maladie infectieuse comme la COVID-19 dans des conditions de pandémie. Diminuer autant que possible le nombre de travailleurs partageants des lieux d'habitation est une stratégie importante pour prévenir la transmission de la COVID-19.

Le gouvernement fédéral a aussi annoncé qu'il élaborera des exigences réglementaires obligatoires en vertu du PTET pour améliorer les lieux d'hébergement des travailleurs fournis par l'employeur, en consultation avec les provinces, les territoires, les employeurs, les travailleurs et les pays étrangers partenaires.

Pressions immédiates

  • Il manque de renseignements détaillés sur la gamme actuelle des arrangements pour l'hébergement des travailleurs agricoles, tant à la ferme qu'à l'extérieur de celle-ci, pour comprendre les changements logistiques et structurels nécessaires pour prévenir la transmission. Une compréhension claire des arrangements typiques en matière d'hébergement faciliterait une évaluation des possibilités d'amélioration et d'atténuation du risque concernant les habitations collectives dans les exploitations agricoles.
  • Même s'il existe une liste normalisée de vérification à l'échelle nationale pour les inspections pour l'hébergement dans le cadre du PTAS et du PTET, cette liste a été préparée avant la COVID-19. Des pratiques d'atténuation du risque à court terme devraient être mises en place et déployées avant la saison 2021. Il est essentiel d'avoir des communications claires avec les agriculteurs sur la manière d'adapter l'hébergement pour la COVID-19, puisque faire l'acquisition d'espaces supplémentaires pour les travailleurs est difficile alors que les agriculteurs ont aussi subi des pertes financières en raison de la pandémie.
  • Pour l'élaboration des exigences obligatoires fédérale dans le cadre du PTET pour les lieux d'hébergements destinés aux travailleurs fournis par l'employeur, il sera important pour l'Ontario de s'assurer que le point de ses travailleurs agroalimentaires qui relèvent du PTET soit entendu par le gouvernement fédéral lors de ses consultations multipartites.

Mesures recommandées pour aborder les pressions immédiates :

  1. Les agriculteurs et les travailleurs doivent s'assurer de nettoyer et de désinfecter adéquatement les espaces de vie, les salles à manger et les salles de bain, et d'avoir les fournitures nécessaires.
  2. L'industrie et le gouvernement doivent créer un groupe de travail pour se pencher sur les pressions immédiates en matière d'hébergement qui sont décrites ci-dessous :
    1. documenter les données sur les conditions de logement actuelles des habitations des travailleurs agricoles, dans les exploitations agricoles et à l'extérieur de celles-ci, et les lacunes qui existent dans la grandeur convenable des habitations pour respecter les directives sur la configuration des habitations reliées à la COVID-19;
    2. élaborer et partager un répertoire accessible des entreprises pouvant construire ou louer des unités modulaires rentables ainsi que des parois mobiles ou partielles comme solutions temporaires;
    3. le gouvernement doit offrir des directives sur les configurations des habitations spécifiques au secteur agricole pour orienter la manière dont les agriculteurs reconfigurent les aménagements résidentiels et les dispositions pour dormir afin d'aider à maintenir une distanciation physique de 2 mètres, transformer d'autres chambres en espaces de vie supplémentaires, utiliser des bâtiments additionnels ou des lieux d'hébergement à l'extérieur de l'exploitation agricole;
    4. formuler des commentaires dans la rétroaction de l'Ontario qui sera partagée avec le gouvernement fédéral afin de créer des exigences obligatoires pour l'hébergement des travailleurs fourni par l'employeur dans le cadre du PTET.
  3. Le gouvernement doit collaborer à une approche simplifiée aux inspections des logements des travailleurs agricoles (p. ex. par EDSC ou les bureaux de santé publique) afin de s'assurer qu'une attention a été apportée à la prévention et à l'atténuation de la COVID-19 afin de combler toutes les lacunes éventuelles et d'éviter de multiples inspections faisant double emploi.

Pressions à long terme

Le gouvernement a aussi besoin de l'aide du secteur agricole pour cerner les besoins pour 2021 (p. ex. en ce qui concerne les améliorations nécessaires, les normes, l'hébergement à court terme jusqu'à ce que les améliorations soient effectuées, etc.).

Il importe de comprendre les normes d'hébergement des travailleurs qui existent dans d'autres collectivités publiques et secteurs. Les exigences, les inspections et les attentes actuelles pour l'hébergement liées à la COVID-19 ne sont pas uniformes à l'échelle de la province.

L'élaboration de normes plus adaptées pour la configuration des habitations sera effectuée lorsque davantage de renseignements deviendront disponibles concernant les éléments qui s'avèrent les plus efficaces pour briser la chaîne de propagation.

Mesures recommandées pour aborder les pressions à long terme :

  1. Se fondant sur les travaux du groupe de travail en matière de logement dont il est fait mention plus haut, le gouvernement doit travailler avec l'industrie afin d'effectuer un examen exhaustif sur la manière dont une éclosion survient dans une exploitation agricole et un lieu d'habitation des travailleurs, afin de cerner les changements aux effets les plus marqués qui maximisent les avantages pour la santé des travailleurs et réduisent le risque d'exposition à la COVID-19. Les changements aux « effets les plus marqués » comprennent l'examen par un épidémiologiste fourni par la province pour s'assurer qu'une approche fondée sur la science est utilisée dans les recommandations.
    • Le gouvernement doit s'assurer que ces renseignements sont fournis au gouvernement fédéral afin d'orienter l'examen qu'il fait de l'hébergement en vertu du PTET et l'élaboration de sa stratégie.
    1. L'industrie doit s'engager à collaborer avec les gouvernements fédéral et provincial à tout examen du PTET, en particulier en ce qui concerne l'hébergement des travailleurs.

Le Guide du logement modulaire/temporaire, élaboré avec le Groupe de travail sur le logement, fournit des conseils sur les solutions de logement temporaire pour les employeurs qui fournissent un logement à leurs travailleurs, ainsi qu'un répertoire des entreprises capables de fournir ce type de logement.

 


Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca