Conséquences du temps sec sur les fourrages et les pâturages

La production de quantités suffisantes de fourrages à engranger pour l'alimentation du bétail peut devenir un véritable cauchemar pendant les années de sécheresse. Pendant le « trou d'été », une pénurie d'eau peut rapidement forcer les exploitants à utiliser prématurément leurs réserves de fourrages. Certaines stratégies de gestion peuvent faciliter le stockage de quantités suffisantes pour l'hiver, notamment une bonne gestion de la luzerne, la lutte contre les cicadelles de la pomme de terre, la rotation des pâturages, l'apport de foin sec en complément des pâturages, le maintien du bétail dans un enclos de sacrifice où ils reçoivent du fourrage à volonté et l'utilisation d'ensilage de maïs et d'autres fourrages annuels. Les producteurs peuvent s'inscrire au Régime d'assurance de précipitation pour les cultures fourragères auprès d'Agricorp, la date limite d'inscription étant le 1er mai.

En Ontario, le rendement de la première coupe dépend largement de la température, alors que celui des deuxième et troisième coupes est surtout fonction de l'humidité disponible. La première coupe représente habituellement entre la moitié et les deux tiers de la production totale.

Facteurs de gestion

  • Il est recommandé de couper la luzerne si elle a une bonne croissance, s'il est rentable d'en faire la récolte et si l'on peut maintenir un intervalle de 30 à 40 jours entre les coupes successives.
  • Les cultures qui atteignent le stade de la floraison et qui n'ont pas produit un volume pouvant justifier une récolte ont peu de chances de pousser davantage, même si le champ reçoit de bonnes quantités de pluie. Dans ce cas, l'enlèvement de la partie supérieure favorisera la croissance de nouveaux bourgeons au niveau du collet, ce qui se traduira par une augmentation de la production fourragère.
  • Les dommages causés à la luzerne par la cicadelle de la pomme de terre sont largement sous-estimés. En s'alimentant, ce ravageur nuit au transport de liquides et de nutriments dans la plante, ce qui aggrave considérablement les effets déjà sérieux de la sécheresse. Les peuplements récemment ensemencés sont très vulnérables. On peut combattre la cicadelle de la pomme de terre par le dépistage, en effectuant des pulvérisations dès que le seuil d'intervention est atteint et en optant pour des variétés résistantes.
  • Les facteurs suivants contribuent habituellement beaucoup à la tolérance des cultures fourragères à la sécheresse : peuplement vigoureux, plantes en bonne santé, fertilisation adéquate, choix d'une variété résistante à la maladie et persistante, bon drainage et lutte contre les mauvaises herbes. Les plantes en bonne santé et dont le système racinaire est bien développé survivent beaucoup plus facilement au temps sec. Les peuplements souffrant de pourriture chronique des racines et du collet ne survivent généralement pas aux longues périodes de sécheresse.
  • En général, les peuplements dont la première coupe est effectuée tôt ont une bonne repousse estivale qui permet une troisième coupe.
  • Les pâturages surexploités prennent beaucoup plus de temps à se rétablir après de longues périodes de sécheresse. On peut faucher les pâturages à une hauteur d'environ 7 à 10 cm (3 à 4 po), ce qui contribue largement à la reprise, sans compter qu'une telle épaisseur permet de retenir l'humidité dans le sol beaucoup plus longtemps.
  • Si les réserves de fourrage sont basses, pour prolonger la saison de pâturage, il faut penser à exploiter des sources non traditionnelles comme des cultures annuelles mises en terre pendant l'été et le broutage des champs de foin. Pour plus de renseignements sur les sécheresses et les pénuries d'eau, consultez notre site Web à l'adresse suivante : www.ontario.ca/cultures, et cliquez sur le lien Intempéries.

Liens connexes


Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca