Déprédateurs des grandes cultures : Ravageurs des céréales

Publication 811 : Guide agronomique des grandes cultures > Déprédateurs des grandes cultures > Ravageurs des céréales

 

Tableau de matières

 

Introduction

Le tableau 13-6, Symptômes d'infestations dans les champs de céréales, indique à quels ravageurs peuvent être attribués les symptômes décrits.

Cette section décrit les ravageurs qui ne s'attaquent qu'aux cultures de céréales. Les ravageurs suivants peuvent également s'attaquer à d'autres cultures :

Tableau 13-6. Symptômes d'infestations dans les champs de céréales
Symptôme Ravageur possible

Asticots
(hanneton européen,
hanneton commun)

Ver fil-de-fer

Mouche de Hesse

Puceron des
céréales

Limace

Peuplement clairsemé.
x
x
 
 
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Semence vidée.
 
 
 
 
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Plants rabougris ou qui versent au stade du remplissage des grains. Plants d'une teinte parfois bleu-vert. Blé d'automne principalement.

 
 
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Plaques bronzées dans le champ.

 
 
 
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Dommages sur les feuilles

 
 
 
 
 

Égratignures parallèles aux nervures.

 
 
 
 
 

Feuilles déchirées, comme par la grêle.

 
 
 
 
x

Trous aux pourtours déchiquetés dans les feuilles.

 
 
 
 
 

Problèmes touchant tige et épi

Tige cassant facilement aux nœuds, entre-nœuds courts.

 
 
x
 
 

Plants se cassant et versant à partir de la base, galeries creusées dans la tige et les nœuds. Épis non blanchis. Présence d'une larve dans la tige à environ 2,5 cm (1 po) de la base du plant.

 
 
 
 
 

Épi blanchi. Chenille trouvée dans la tige. Est de l'Ontario surtout.

 
 
 
 
 

Tige facile à arracher du plant. Épi blanchi tandis que le reste du plant est encore vert. Piètre remplissage des grains. Asticot parfois visible à l'intérieur de la tige au sommet du plant.

 
 
  
 
 

Épi coupé.

 
 
 
 
 

 

Symptôme Ravageur possible
Criocère des
céréales
Légionnaire
uniponctuée
Mouche des
tiges du blé
Pyrale du maïs
Cèphe du blé
Légionnaire
d'automne

Peuplement clairsemé.

 
 
 
 
 
 
Semence vidée.
 
 
 
 
 
 

Plants rabougris ou qui versent au stade du remplissage des grains. Plants d'une teinte parfois bleu-vert. Blé d'automne principalement.

 
 
 
 
 
 

Plaques bronzées dans le champ.

 
 
 
 
 
 

Dommages sur les feuilles

Égratignures parallèles aux nervures.

x
 
 
 
 
 

Feuilles déchirées, comme par la grêle.

 
 
 
 
 
 

Trous aux pourtours déchiquetés dans les feuilles.

 
x
 
 
 
x

Problèmes touchant tige et épi

Tige cassant facilement aux nœuds, entre-nœuds courts.

 
 
 
 
 
 

Plants se cassant et versant à partir de la base, galeries creusées dans la tige et les nœuds. Épis non blanchis. Présence d'une larve dans la tige à environ 2,5 cm (1 po) de la base du plant.

 
 
 
 
x
 

Épi blanchi. Chenille trouvée dans la tige. Est de l'Ontario surtout.

 
 
 
x
 
 

Tige facile à arracher du plant. Épi blanchi tandis que le reste du plant est encore vert. Piètre remplissage des grains. Asticot parfois visible à l'intérieur de la tige au sommet du plant.

 
 
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Épi coupé.

 
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Complexe des pucerons des céréales :

Puceron du merisier à grappes (Rhopalosiphum padi)

Puceron des épis de céréales (Sitobion avenae)

Puceron vert du maïs (Rhopalosiphum maidis)

Description : Le puceron du merisier à grappes est le puceron qu'on rencontre le plus communément dans les céréales en Ontario. D'une longueur d'au plus 2 mm (1/12 po), ce puceron est tout petit. L'adulte est vert olive foncé, avec des taches rouge orangé vers l'arrière de l'abdomen entre les tubes pairs appelés « cornicules » (planche 96). Les cornicules et les pattes sont vert pâle et les antennes sont longues et noires. Les pucerons plus jeunes sont vert pâle.

Planche 96. Le puceron du merisier à grappes est vert olive terne, avec des taches rouge orangé vers l'arrière de l'abdomen.

Le puceron du merisier à grappes est vert olive terne, avec des taches rouge orangé vers l'arrière de l'abdomen

Le puceron des épis de céréales est en général le plus répandu des trois espèces. Il est vert pâle ou orangé clair et possède de longues pattes qui peuvent paraître vertes ou noires. Il possède aussi de longues antennes et des cornicules.

Le puceron vert du maïs est lui aussi vert olive, mais ses pattes, cornicules et antennes sont noires et son corps est de forme plutôt rectangulaire, tandis que celui du puceron du merisier à grappes est plutôt piriforme. Comme tous les pucerons, les individus des trois espèces ont le corps mou, sont ailés ou non, et ont des pièces buccales de type perceur-suceur qui sucent les sucs (les éléments nutritifs) contenus dans les tissus jeunes. Les pucerons sécrètent une substance collante appelée « miellat », qui peut se couvrir de fumagine.

Cycle biologique : Les pucerons qui envahissent les céréales hivernent en Ontario, particulièrement les hivers doux marqués par une épaisse couverture de neige. Les champs ensemencés à la fin de l'été ou au début de l'automne (août/septembre) sont ceux qui risquent le plus de souffrir d'infestations à l'automne.

Dommages : En Ontario, ces pucerons sont rarement directement responsables de dommages. Ils s'agglutinent sur le dessus des feuilles près de la base des jeunes plants. Tôt ou tard, ils atteignent le sommet des plants. On les trouve alors dans les verticilles. De fortes populations peuvent donner au champ une coloration bronzée. Ces pucerons sont des vecteurs du virus de la jaunisse nanisante de l'orge. Voir sous Jaunisse nanisante de l'orge.

Technique de dépistage : Le dépistage des pucerons qui envahissent les céréales est important à l'automne, car une infection en début de saison par le virus de la jaunisse nanisante de l'orge peut être désastreuse. Au printemps, parcourir le champ chaque semaine avant l'épiaison. Examiner vingt tiges en cinq points du champ. Secouer les plants au-dessus d'une feuille de papier et dénombrer les pucerons présents ou rechercher des colonies spécifiquement à la collerette. Noter également s'il y a des prédateurs présents et si les pucerons sont parasités ou infectés par un champignon.

Seuils d'intervention : De 12 à 15 pucerons par tige avant l'épiaison, et jusqu'à 50 pucerons par épi par la suite.

Stratégies de lutte :

  • Faire une pulvérisation dès que les seuils d'intervention sont atteints. Afin de prévenir toute infection par le virus de la jaunisse nanisante de l'orge dans les céréales d'automne, éviter de faire les semis plus que dix jours avant la date de semis optimale pour la région indiquée dans la figure 4-4, Dates de semis optimales du blé d'automne en Ontario.
  • La destruction de la repousse de blé deux ou trois semaines avant les semis peut contribuer à réduire les populations de pucerons aux abords des cultures de céréales.
  • Les pucerons sont dévorés par plusieurs ennemis naturels, notamment les larves et adultes des coccinelles et les larves à la fois des syrphes et des chrysopes. Les ennemis naturels clés comptent aussi des guêpes parasites qui peuvent décimer des populations de pucerons avant qu'un traitement ne soit nécessaire.

Mouche de hesse (Mayetiola destructor)

Description : Au stade adulte, la mouche de Hesse ressemble à un petit moustique. Elle est gris foncé et frêle. Son abdomen est pointu et d'un rouge terne. Les adultes volent mal et ne vivent que trois jours. Les larves sont des asticots de 2 mm (1/12 po) de long, dépourvus de pattes. Les pupes sont d'un brun tirant sur le rouge, ont la forme de graines de lin et peuvent être observées à la base des plants à la fin de l'automne et au début du printemps.

Cycle biologique : On compte deux générations par année. La mouche de Hesse hiverne dans une coque de nymphose qui ressemble à une graine de lin à la base du feuillage des vieux plants. Les adultes émergent au printemps. La pluie déclenche leur apparition. Les femelles pondent leurs longs œufs rougeâtres en rangées qui rappellent une chaîne de saucisses à la face supérieure des feuilles des jeunes plants de blé d'automne ou de blé spontané. Les larves se développent et se nourrissent pendant environ trois semaines avant de former une coque de nymphose au milieu de juin. Une deuxième génération apparaît et l'insecte poursuit son cycle jusqu'à la fin septembre lorsqu'il forme une coque de nymphose qui lui fournira un abri pendant l'hiver.

Dommages : Bien que les dommages surviennent à la fois au printemps et à l'automne, c'est la population d'automne qui est le plus à craindre, surtout pour les cultures de blé d'automne. D'autres cultures céréalières, dont l'orge, l'avoine et le seigle, semblent tolérer davantage les pucerons, bien qu'elles en soient quand même parfois infestées.

Dommages causés à l'automne : Les cultures parties à l'automne peuvent paraître rabougries et prendre une teinte vert foncé. Sur les jeunes plants, les larves se nourrissent à l'intérieur de la gaine foliaire à la base du plant. Les enzymes qu'elles sécrètent dans le plant provoquent l'épaississement des tiges, le rabougrissement des plants et l'élargissement des feuilles. Les plants peuvent produire de multiples talles. Les plants infestés prennent une teinte d'un bleu-vert foncé. Leur survie à l'hiver est compromise.

Dommages causés au printemps : Les dommages causés au printemps par la première population se concentrent au niveau des nœuds ou juste au-dessus, là où les larves se nourrissent. Les entre-nœuds ne s'allongent pas, ce qui nuit au transport des éléments vers l'épi. À la moindre traction, les tiges cèdent au niveau des nœuds infestés. Les épis blanchissent parfois et les plants peuvent verser. Les champs les plus à risque sont ceux où poussent des cultivars sensibles de blé d'automne qui ont été semés tôt, alors que des vols d'adultes étaient encore observés.

Technique de dépistage : Au printemps, inspecter les champs au début du remplissage des épis. Rechercher des plants qui ont des entre-nœuds courts et des épis blancs. Tirer doucement sur leur tige pour voir si elle cède facilement à la hauteur d'un nœud. Rechercher des larves à l'intérieur de l'entre-nœud, là où la tige s'est cassée. À l'automne, commencer le dépistage trois semaines après la levée des plants de blé. Examiner vingt plants en cinq points du champ. Écarter les feuilles pour bien voir la naissance des feuilles sur la tige. Rechercher des coques de nymphose en forme de graines de lin afin de déterminer l'ampleur de l'infestation.

Seuil d'intervention : Aucun n'a été établi. La lutte repose sur la prévention.

Stratégies de lutte :

  • Ici, la prévention est la clé.
  • En retardant les semis de céréales d'automne jusqu'au moment où les vols de mouche de Hesse ont cessé, on s'assure que les plants ne lèveront pas avant que les adultes aient terminé les activités de ponte. Les champs ensemencés en août et au début septembre sont les plus à risque. Voir Dates de semis, pour connaître les dates de semis optimales par région.
  • S'abstenir de cultiver du blé deux années d'affilée dans le même champ. Détruire le blé spontané et le chaume avant les semis.
  • Il existe des cultivars résistants. On ne peut par contre compter sur aucun traitement de secours.

Criocère des céréales (Oulema melanopus)

Description : Le criocère des céréales adulte est un coléoptère bleu-vert métallique, d'environ 5 mm (1/5 po) de long, à la tête et aux pattes orange rougeâtre (planche 98). Les larves mesurent 6 mm (¼ po) de long à leur plein développement. Elles sont de couleur jaunâtre, mais cette teinte est obscurcie par une couche d'excréments noire qui leur donne l'aspect des limaces (planche 97).

Planche 98. Au stade adulte, le criocère des céréales est bleu-vert métallique, sauf la tête et les pattes qui sont d'un orangé rougeâtre.

Au stade adulte, le criocère des céréales est bleu-vert métallique, sauf la tête et les pattes qui sont d'un orangé rougeâtre.

 

Planche 97. Les larves du criocère des céréales sont jaunâtres, mais cette teinte est obscurcie par une couche d'excréments noire qui leur donne l'aspect des limaces.

Les larves du criocère des céréales sont jaunâtres, mais cette teinte est obscurcie par une couche d'excréments noire qui leur donne l'aspect des limaces.

 

Cycle biologique : Les criocères des céréales hivernent au stade adulte dans les débris de feuilles situés dans des zones abritées comme les boisés et les épaisses couches de résidus de végétaux. Ces adultes émergent au début du printemps, après quoi les femelles fertilisées pondent leurs œufs dans les champs de blé, sur la face supérieure des feuilles. Les œufs éclosent donnant naissance à des larves dès le milieu de mai. Les larves entament ensuite la pupaison et, vers la mi-juin, les adultes émergent des pupes. Ces derniers se nourrissent brièvement de blé, puis envahissent les champs de maïs où ils se nourrissent pendant un court laps de temps avant d'entrer en dormance jusqu'à l'automne. À l'automne, les adultes s'activent à nouveau et se dirigent vers les sites d'hivernation. On compte une seule génération de cet insecte par année.

Dommages : Les criocères des céréales se nourrissent de blé, d'avoine, de maïs, de fourrages et de graminées adventices. Les semis printaniers sont les plus attrayants, particulièrement les semis tardifs, bien que certaines cultures de blé d'automne puissent aussi être infestées au printemps. À la fois les adultes et les larves causent des dommages en dévorant de longues bandes de tissus entre les nervures des feuilles. Comme la couche superficielle de la feuille reste intacte, les dommages font penser à des « carreaux de fenêtre ». Le gros des dommages est causé par les larves en juin. Les champs lourdement endommagés semblent argentés.

Technique de dépistage : Commencer le dépistage à la fin avril. Examiner vingt plants en cinq points du champ. Il est important d'inspecter différentes parties du champ, puisque les criocères des céréales ont tendance à y être répartis inégalement. Consigner le nombre de criocères adultes et de larves trouvés sur chaque plant. Faire le dépistage tous les cinq jours, étant donné que les populations peuvent s'accroître considérablement en l'espace de quelques jours.

Seuil d'intervention : Un criocère des céréales au stade adulte ou larvaire par tige justifie une intervention, surtout dans les premiers stades de croissance de la culture (avant l'épiaison).

Stratégies de lutte :

  • Les ennemis naturels maîtrisent très efficacement ce ravageur. Pour protéger ces ennemis naturels, aucun traitement chimique n'est recommandé tant que les populations ne dépassent pas le seuil d'intervention.
  • Un labour propre augmente les risques d'infestation par ce ravageur, car il détruit les sites d'hivernation des ennemis naturels.


Légionnaire uniponctuée (Pseudaletia unipuncta)

maïs, fourrages, céréales

Description : À son plein développement, la larve de la légionnaire uniponctuée mesure 4 cm (1½ po) de long. Elle va du vert terne au brun et peut être facilement confondue avec d'autres chenilles, dont le ver-gris panaché et la légionnaire d'automne. La légionnaire uniponctuée possède deux traits distinctifs : des bandes latérales bordées de blanc longent le corps et des bandes diagonales sombres au haut de chaque fausse-patte abdominale (planche 69). La tête est brun-jaune et est réticulée de lignes brun foncé. La légionnaire adulte est un papillon de nuit de couleur sable qui possède deux taches blanches caractéristiques au centre de chaque aile antérieure.

Planche 69. Les larves de la légionnaire uniponctuée ont des bandes noires au sommet de chaque fausse-patte. Leur tête brun clair laisse voir un motif strié de veines brun foncé.

Les larves de la légionnaire uniponctuée ont des bandes noires au sommet de chaque fausse-patte. Leur tête brun clair laisse voir un motif strié de veines brun foncé.

Cycle biologique : La légionnaire uniponctuée hiverne au stade de larve incomplète. Au début du printemps, les légionnaires uniponctuées adultes font leur apparition et préfèrent pondre leurs œufs dans les herbages, notamment dans les céréales, les herbes fourragères et le seigle utilisé comme culture de couverture. Les larves éclosent et se nourrissent la nuit ou les jours couverts pendant approximativement un mois. On compte deux générations de ce ravageur par année, mais c'est la première génération qui a tendance à faire le plus de dégâts dans les cultures de maïs en Ontario. Les foyers d'infestation ont tendance à apparaître les années marquées par des printemps frais et pluvieux, des conditions difficiles pour les parasites qui normalement maîtrisent les légionnaires.

Dommages : Les larves de la légionnaire uniponctuée se nourrissent la nuit. La plupart des dommages dus à leur alimentation surviennent en juillet et touchent les céréales. La légionnaire uniponctuée ne s'en prend pas aux peuplements purs de luzerne, mais plutôt aux mélanges de luzerne et de graminées. Dans les champs de maïs soumis à des méthodes traditionnelles de travail du sol, les dommages surviennent habituellement d'abord dans les rangs périmétriques, tandis que dans les cultures de maïs en semis direct qui suivent des cultures de petites céréales ou de graminées, les dommages apparaissent un peu partout dans le champ. Ce ravageur envahit fréquemment les champs de maïs depuis des champs de céréales avoisinants. Les larves rongent le pourtour des feuilles, puis se déplacent vers le haut des plants pour se nourrir des panicules et des fleurs, ne laissant que les nervures principales. Tant que le point végétatif n'est pas endommagé, le plant de maïs peut se remettre d'une infestation modérée.

Technique de dépistage : Le meilleur moment pour inspecter les champs est à la brunante ou juste après. Examiner vingt plants en cinq points du champ (cent plants au total). Le jour, on peut trouver les larves dans le verticille, à l'aisselle des feuilles, parmi les débris de culture qui jonchent le sol ou sous des mottes de terre. On peut également trouver des excréments bruns, qui sont souvent confondus avec des œufs, dans le verticille ou sur le sol près du plant. Pendant l'observation sur le terrain, rechercher la présence d'œufs sur le dos des larves. Ces petits œufs, ovales et jaunâtres sont habituellement situés juste derrière la tête de la larve. Ces œufs ont été pondus par des mouches parasites. Quand les œufs éclosent, les larves tuent les larves de légionnaires. Noter la taille et le nombre de larves. Lorsque le champ est bordé de champs de céréales ou de maïs, faire le dépistage sur le pourtour du champ pour y détruire les larves qui proviennent de ces champs et se dirigent vers la culture avant qu'elles ne l'envahissent.

Seuil d'intervention dans le maïs et les céréales : Dans le maïs passé le stade 6 feuilles et dans les céréales à tout stade, si 50 % des plants présentent des signes de dommages et sont infestés par des larves de moins de 2,5 cm (1 po) de longueur, un traitement insecticide peut être justifié.

Tant que le point végétatif du plant n'est pas endommagé, le plant de maïs peut habituellement se remettre de dommages modérés. Lorsque les dommages surviennent en début de saison, l'application d'un traitement insecticide sur les plantules peut être justifiée s'il y a au moins deux larves non parasitées par plantule et si plus de 10 % des plants sont atteints.

Seuil d'intervention dans les fourrages : Une intervention est justifiée à partir du moment où, dans un carré de 30 cm de côté (1 pi2), on compte au moins cinq larves de moins de 2,5 cm de long. Éviter tout traitement insecticide en présence d'un grand nombre de larves parasitées. Dans les cultures au stade de plantules, la présence, dans un carré de 30 cm de côté, de deux ou trois larves de moins de 2,5 cm de long peut justifier une intervention.

Stratégies de lutte :

  • Si les larves ont plus de 2,5 cm (1 po) de long, il n'y a aucun avantage à appliquer un insecticide puisque le gros des dommages est déjà fait.
  • Il est possible de restreindre le traitement aux zones infestées. Si les légionnaires migrent depuis des champs de maïs ou de céréales adjacents, il peut être suffisant de pulvériser l'insecticide sur le pourtour du champ.
  • Des parasites et d'autres organismes utiles réussissent habituellement à maintenir les populations de légionnaires sous le seuil de nuisibilité, sauf les printemps frais et pluvieux qui nuisent à ces parasites. Éviter tout traitement insecticide si beaucoup de larves sont parasitées.
  • Étant donné que le maïs envahi de mauvaises herbes de type graminées attire les légionnaires adultes en vue de la ponte des œufs, il faut débarrasser le champ et ses pourtours des mauvaises herbes. Cependant, la lutte contre les graminées adventices n'est peut-être pas une bonne solution tard dans la saison, car les larves sont alors enclines à délaisser les graminées adventices alors mortes pour migrer vers la culture.

Légionnaire d'automne (Spodoptera frugiperda)

La légionnaire d'automne figure parmi les principaux ennemis des fourrages.

 


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 20 août 2009
Dernière révision : 20 août 2009

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