Soya : Semis et croissance de la culture

 

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Table des matières

Qualité des semences

Il est important de connaître la qualité des semences. Celles qui sont certifiées doivent être conformes à des normes de pureté et de pouvoir germinatif. Pour connaître la qualité des semences communes, avant les semis, en faire évaluer le pouvoir germinatif dans un laboratoire accrédité voir l'annexe F, Laboratoires offrant des tests de germination sur demande en Ontario.

Viabilité et détérioration

Le facteur de qualité le plus important dans l'évaluation des lots de semences est le pouvoir germinatif, c'est-à-dire la capacité de production de plantules normales dans des conditions favorables (humidité de 95 à 100 % et température de 25 °C). Les sources de stress présentes dans les champs après les semis ont souvent pour effet de faire diminuer la levée des plantules comparativement à ce qu'on obtient en laboratoire.

Un meilleur outil d'évaluation de la capacité des semences à lever rapidement et de façon homogène dans un large éventail de conditions est la mesure de leur cote de vigueur, que l'on évalue par un test de vigueur, également appelé test de stress, ce nom étant plus approprié. Selon les normes visant les semences certifiées, on doit tester leur pouvoir germinatif. En outre, de nombreux distributeurs testent régulièrement la vigueur de leurs semences et publient les résultats.

La figure 2-1, Effet de la détérioration des semences sur leur vigueur et leur pouvoir germinatif, page en regard, montre la relation entre ces paramètres. À mesure que la détérioration s'accroît, le pouvoir germinatif diminue lentement et la vigueur diminue très rapidement.

Dans le cas du lot A, il y a peu de détérioration, et le pouvoir germinatif et la vigueur sont comparables. Par contre, le lot B a un excellent pouvoir germinatif, mais peu de vigueur.

Divers facteurs sont susceptibles de faire diminuer la vigueur des semences, notamment leurs caractéristiques génétiques, les maladies, les lésions mécaniques, la détérioration au cours de l'entreposage et les conditions atmosphériques présentes avant la récolte. Cependant le facteur le plus important semble être l'environnement. Des études effectuées au moment de la récolte par l'Université de Guelph suggèrent que le délai entre la maturation physiologique et la récolte entraîne une perte de vigueur. Pour la production de semences, il est important de récolter le soya en temps opportun.


Figure 2-1.Effet de la détérioration des semences sur leur vigueur et leur pouvoir germinatif
Source : Delouche et Caldwell, 1960.

Illustration :  Effet de la détérioration des semences sur leur vigueur et leur pouvoir germinatif

Inoculation

L'azote gazeux de l'air (N2) est fixé par des organismes vivants qui le convertissent en une forme que les plantes peuvent utiliser, soit l'ammonium (NH4+). Dans les légumineuses, cette fonction est assurée par les bactéries symbiotiques du type Rhizobium qui colonisent les poils racinaires en formant des nodosités. On appelle inoculation l'ajout dans le sol des rhizobactéries propres au soya (Bradyrhizobium japonicum). Grâce à la plante, elles bénéficient d'un milieu de croissance protégé et d'un apport en glucides et en minéraux, et elles lui fournissent de l'azote. Une culture de soya de 3,4 t/ha (50 bo/ac) prélève 210 lb d'azote/acre, en premier lieu à partir des quantités qui sont déjà disponibles dans le sol, le reste (40 à 75 %) étant produit par les nodosités.

Les inoculants peuvent être appliqués « à la ferme » au moment des semis ou sous forme de « pré-inoculants ». Les pré-inoculants sont formulés pour permettre aux bactéries de survivre sur les semences, de sorte qu'on peut inoculer celles-ci longtemps avant les semis. Ils sont généralement appliqués par un appareil commercial de traitement des semences et ils sont compatibles avec de nombreux traitements aux fongicides ou aux insecticides. Dans des essais effectués par l'Université de Guelph, les pré-inoculants se sont avérés aussi efficaces que les inoculants appliqués au moment des semis.

La plupart des produits de ce type disponibles actuellement sont associés à un porteur stérile (tourbe) ou à une formulation liquide. La base stérile est une poudre de tourbe qui est stérilisée avant l'ajout de la souche d'inoculant. Ces produits contiennent une concentration beaucoup plus élevée de rhizobactéries que l'ancienne poudre de tourbe non stérile, souvent contaminée par des microorganismes susceptibles d'être des compétiteurs des rhizobactéries.

Lorsqu'il est semé pour la première fois dans un champ, pour donner de bons rendements, le soya doit être inoculé avec une souche de rhizobactéries. Pour être sûr d'obtenir une bonne inoculation, employer deux produits différents ou au moins deux lots différents du même produit.

Quel que soit l'inoculant, il doit bien recouvrir la semence pour avoir une efficacité maximale. Pour l'application à la ferme, placer l'inoculant à la base de la vis de chargement au moment de remplir le semoir. Les fournisseurs vendent également des dispositifs qu'on accroche sur le côté d'un camion, d'un bac-citerne ou d'une remorque à décharge par gravité. Il arrive que des agriculteurs utilisent de trop grandes quantités de liquide de traitement des semences ou d'inoculant, qui bouche le semoir ou crée un dépôt dans la vis de chargement. On peut prévenir ce problème en appliquant une faible dose de tourbe en même temps.

Certaines formes de traitement des semences et certains engrais liquides peuvent nuire au rendement de l'inoculant. Avant d'utiliser un inoculant, vérifier sur l'étiquette la durée de sa viabilité sur la semence si l'application est effectuée avec une forme de traitement ou en mélange avec un engrais liquide.

Là où l'on a déjà eu une culture de soya de teinte vert foncé ayant un bon nombre de nodosités, l'inoculant n'est pas essentiel, sauf sur les sols acides (pH inférieur à 6,0) ou sableux, et dans les champs mal drainés qui ont été inondés pendant une longue période. Dans de tels cas, on recommande l'inoculation pour chaque nouvelle culture de soya. S'il subsiste une incertitude quant à la formation de nodosités en nombre suffisant dans les cultures précédentes de soya, inoculer pour écarter tout risque de mauvaise nodulation. Lors d'essais menés en Ontario, dans des champs où une récolte précédente avait produit suffisamment de nodosités, l'inoculation du soya a donné un accroissement du rendement de 0,1 t/ha (1,5 bo/ac). Même en l'absence de cultures de soya, les rhizobactéries survivent de 7 à 10 ans dans la plupart des sols, et même parfois plus de 50 ans.

Des études ont montré qu'il était difficile de remplacer les souches de bactéries existantes par d'autres plus efficaces. Lorsqu'une souche est établie dans le sol, elle élimine toute nouvelle souche qui pourrait être introduite sur les semences.

Le fumier ou les engrais azotés commerciaux épandus sur les champs de soya constituent un apport d'azote rapidement disponible que le soya absorbe avant celui produit par les rhizobactéries. Dans ces champs, la formation de nodosités est parfois retardée, mais les rendements ne sont aucunement affectés. Là où l'on cultive du soya pour la première fois et où l'on épand du fumier ou des engrais azotés commerciaux, les nodosités peuvent ne pas se former et il y a risque de carence en azote à la fin de la saison à moins que le sol en contienne de grandes quantités.

Tableau 2-7.-Effet des dates de semis sur le rendement et l hauteur des plants
Date de semis Rendement
t/ha (bo/acre)
% par rapport à un plein rendement Hauteur des plants
cm
mai 10
3,23 (48)
100
104
mai 24
2,96 (44)
92
93
juin 7
2,75 (41)
85
89

Source: Bohner, MAAARO, 2004-06.

Normalement, les racines du soya sont colonisées par Bradyhizobium japonicum peu après la levée et les nodosités se forment de deux à trois semaines après le semis. Vérifier les champs à ce stade pour pouvoir appliquer de l'azote en cas d'échec de l'inoculation. Dans les champs où l'on cultive du soya pour la première fois, les nodosités se forment sur la racine pivotante. Là où l'on a déjà cultivé du soya, il y a également des nodosités sur les radicelles.


La nodulation s'est bien déroulée s'il y a de 7 à 14 nodosités par plante à l'apparition de la première fleur.


Les feuilles de soya passent souvent par une teinte vert clair ou même jaune pâle juste avant que les nodosités commencent à produire des quantités suffisantes d'azote; il s'agit d'une phase importante du développement d'une culture saine. Une fois que les nodosités se sont établies et commencent à produire de l'azote, les feuilles reprennent leur couleur vert foncé. Si la nodulation se déroule bien et en présence d'humidité et d'éléments nutritifs en quantité suffisante, la teinte jaune ne persiste que pendant sept à dix jours.

Date de semis

Le choix de la date de semis est un important outil d'optimisation du potentiel de rendement, une mise en terre précoce, habituellement dans les dix premiers jours de mai, donnant les meilleurs résultats. À cet égard, tout retard a de bonnes chances de s'accompagner d'une diminution significative du rendement, comme le montre le tableau 2-7, Effet des dates de semis sur le rendement et la hauteur des plants.

 


Le soya est plus sensible à la température du sol que le maïs. Cependant, de façon générale, si la température du sol et les conditions d'humidité permettent de semer du maïs, elles conviennent aussi aux semis de soya.


Une forte gelée printanière peut tuer le soya semé tôt parce que le point végétatif des plantules levées se situe au-dessus de la surface du sol. Toutefois le soya résiste à des températures pouvant aller jusqu'à -2,8 °C pendant une courte période, alors que les tissus du maïs sont endommagés à partir de -2 °C.

Tableau 2-8. Effet de l'espacement des rangs sur le nombre de jours avant la formation d'un couvert complet (semis en mai)

Espacement des rangs

Nbre de jours avant la formation d'un couvert complet
Semis avant le 15 mai Semis après le 15 mai
18 cm (7 po)
30
25
38 cm (15 po)
45
40
51 cm (20 po)
55
50
76 cm (30 po)
70
65

 

Semis retardés

Lorsque les semis sont retardés, le soya prend moins de jours pour arriver à maturité; par exemple, si les semis sont différés d'un mois, la maturité ne sera retardée que de neuf jours. Par ailleurs, le retard dans les semis peut réduire la période de croissance végétative, de sorte que les plants sont plus courts et les gousses plus basses. Le fait de semer tard réduit également la durée de la période de floraison, ce qui se traduit par une diminution du nombre de gousses par plant. La date de semis a aussi une certaine influence sur la durée du stade de remplissage des gousses.


En général, si les semis sont différés de trois jours, la maturité est retardée d'une journée.


Si les semis ont lieu après le 15 juin, soustraire 100 à 200 unités de l'estimation du nombre d'UTC disponibles. En Ontario, les semis effectués après le 1er juillet se soldent généralement par des échecs. Si l'on doit semer après cette date, choisir des cultivars de pleine saison à hile pâle. En cas de gelée hâtive, les hiles foncés peuvent « tacher » l'intérieur des graines. Les cultivars de journées courtes semés tard en saison donnent des plants extrêmement courts avec peu de gousses.

Pour améliorer la croissance végétative des semis tardifs, choisir des cultivars qui atteignent une plus grande hauteur et les semer en rangs plus serrés. Si les semis sont tardifs et que les rangs sont espacés, le potentiel de rendement diminue. Ajouter 10 % au taux de semis, pour accroître la hauteur des gousses les plus basses et le nombre de gousses par acre.

Récoltes successives

De temps à autre, quelques producteurs de l'extrême sud de l'Ontario tentent de cultiver du soya immédiatement après la récolte des céréales d'automne ou de pois. Malheureusement, dans la province, les récoltes successives de ce type se soldent souvent par un échec. Ne pas enlever un bon peuplement de trèfle rouge pour semer du soya; étant donné les risques liés à cette tentative de deuxième récolte, il vaut mieux s'en tenir aux bénéfices apportés par le trèfle rouge. Ne pas tenter non plus de produire une deuxième récolte si le nématode à kyste du soya est présent dans le champ; en effet, la culture de soya immédiatement après une céréale d'automne annulerait une partie des effets bénéfiques de cette dernière culture qui n'est pas un hôte de ce ravageur, et elle permettrait à celui-ci de se multiplier.

Tableau 2-9. Incidence de l'espacement des rangs sur le rendement
Espacement des rangs Rendement1
18 cm (7 po)
3,3 t/ha (49 bo/acre)
36 cm (14 po)
3,2 t/ha (47 bo/acre)
53 cm (21 po)
3,0 t/ha (45 bo/acre)
71 cm (28 po)
2,7 t/ha (40 bo/acre)

1 Résultats de recherches effectuées sur des loams argileux dans la zone de 3 250 UTC. La réponse devrait être plus accentuée dans les régions à saison de croissance plus courte. La réponse à la réduction de l'espacement des rangs est moins marquée si la croissance s'effectue en présence de stress.

Voici quelques conseils de gestion pour améliorer les chances de réussite d'une seconde récolte :

  • À la première récolte, laisser environ 20 cm (8 po) de chaume pour favoriser l'allongement de la tige du soya et la formation des gousses plus haut sur le plant;
  • Semer le soya immédiatement après une récolte de céréales ou de pois effectuée en temps opportun;
  • Placer les semences de façon à les recouvrir d'une couche de terre humide de 1 cm (1/2 po) d'épaisseur, sans dépasser une profondeur de 7,5 cm (3 po);
  • Si possible, choisir des cultivars à hile pâle de pleine saison qui donnent de grands plants;
  • Utiliser des taux de semis élevés en semant en rangs serrés.


Espacement des rangs

La culture du soya se prête bien à une vaste gamme d'espacements dans les régions ontariennes où la saison de croissance est longue. Le choix de l'espacement dépend de facteurs tels que le système de travail du sol employé, l'équipement, les problèmes de mauvaises herbes, l'état du sol, la présence de pourriture à sclérotes et la date du semis. En Ontario, la plupart du temps, on cultive le soya en semis denses (espacement de 19 cm [7,5 po]) ou en rangs à espacement intermédiaire (38 à 56 cm [15 à 22 po]).

Les cultures plus espacées permettent le travail du sol entre les rangées et sont moins sujettes à l'encroûtement; par ailleurs, si les rangs sont rapprochés, le couvert peut se former plus rapidement, ce qui maximise l'interception de la lumière. Le tableau 2-8, Effet de l'espacement des rangs sur le nombre de jours avant la formation d'un couvert complet (semis en mai), montre les différences entre les périodes en question. La formation rapide du couvert végétal facilite aussi la maîtrise des mauvaises herbes.

Sur les sols plus lourds, notamment argileux, les espacements plus larges permettent de semer davantage de graines par mètre de rang, ce qui peut faciliter la levée. Sur les sols argileux sujets à l'encroûtement, les espacements de 38 cm (15 po) ou plus ont permis une meilleure levée que les semis denses. Les rangs plus espacés laissent aussi mieux circuler l'air, ce qui limite les effets de la pourriture à sclérotes.

Tableau 2-10. Rendements obtenus avec un semoir à céréales de 7,5 po
et un semoir de précision

Taux de semis, graines/ha (graines/ac)
Semoir à céréales, espacement de 19 cm
(7,5 po), t/ha (bo/ac)1
Semoir de précision, espacement de 38 cm (15 po),
t/ha (bo/ac)
370 500 (150 000)
2,92 (43,4) b
3,03 (45,0) ab
494 000 (200 000)
3,11 (46,2) a
3,12 (46,4) a
Least Significant Difference (P = 0,05) = 2,2 bu

Source: Bohner,MAAARO
1 Les résultats suivis de la même lettre ne présentent pas d'écart significatif entre eux.

La culture de soya en rangs serrés offre un gain de potentiel de rendement plus grand dans les régions où la saison de croissance est courte. Plus on avance vers le sud-ouest de l'Ontario, plus cet avantage diminue en importance. Dans les régions où la saison de croissance est courte (moins de 2 800 UTC), on recommande des espacements de 18 cm (7 po).

Dans les champs sujets à la pourriture à sclérotes, semer des rangées espacées de 38 cm (15 po) ou plus, même dans les régions à saison courte. Dans le sud-ouest de l'Ontario, il se peut également que le rapprochement des rangs à moins de 53 cm (21 po) s'accompagne d'une certaine amélioration des rendements, comme l'indique le tableau 2-9, Incidence de l'espacement des rangs sur le rendement, bien que cet effet soit moins régulièrement observé que dans les régions plus nordiques. Les espacements de 38 cm (15 po) sont de plus en plus employés parce qu'ils permettent d'employer des taux de semis moindres que les espacements de 19 cm (7,5 po) tout en donnant un excellent potentiel de rendement.

Le tableau 2-10, Rendements obtenus avec un semoir à céréales de 7,5 po et un semoir de précision, montre les résultats produits par des peuplements ayant des espacements différents. La baisse de rendement résultant de l'augmentation de l'espacement des rangées est compensée par la plus grande précision du semoir de 38 cm (15 po). Pour des taux de semis très faibles, celui-ci donne de meilleurs résultats que le semoir à céréales.

Taux de semis

Le soya produit de bons rendements pour une large gamme de taux de semis. Les plants de soya compensent remarquablement bien les variations de peuplement de sorte que les rendements restent comparables. Les semis trop denses représentent un gaspillage d'argent et pourraient même favoriser la verse et les maladies. On devrait donc calculer les taux de semis du soya en graines/hectare (graines/acre) et non en kilogrammes/hectare (livres/acre). Dans la plupart des types de sols, les taux de semis de plus de 494 000 graines/ha (200 000 graines/ac) ne sont aucunement avantageux du point de vue du rendement, comme le montre la figure 2-2, Effets des taux de semis sur le rendement du soya. Pour maximiser le potentiel de rendement sur des sols lourds argileux ou avec des semences de mauvaise qualité, majorer les taux de semis de 10 %.

Tableau 2-11. Taux de semis recommandés pour le soya
Graines/kg
Graines/lb
Largeur des rangs en cm (po)
19 (7,5) 38 (15) 56 (22) 76 (30)
Graines/ha (graines/ac)
480 000 (194 000) 437 000
(177 000)
425 000 (172 000) 400 000 (162 000)
Nombre de graines par m (pi) de rang
9 (2.8) 17 (5.1) 24 (7.2) 30 (9.3)
Taux de semis en kg/ha (lb/ac)1
4 400
2 000
109 (97)
99 (89)
98 (86)
91 (81)
4 900
2 200
98 (88)
89 (80)
88 (79)
82 (74)
5 300
2 400
91 (81)
82 (74)
82 (72)
76 (68)
5 700
2 600
84 (75)
77 (68)
76 (66)
70 (63)
6 200
2 800
77 (69)
70 (63)
70 (62)
65 (58)
6,600
3,000
73 (65)
66 (59)
65 (58)
61 (54)
7 100
3 200
68 (61)
62 (55)
61 (54)
57 (51)
7 500
3 400
64 (57)
58 (52)
58 (51)
53 (48)

1 Taux de semis calculés à partir d'un pouvoir germinatif de 90 % et d'une levée de 85 à 90 % (densité de peuplement de 76 à 81 % du taux de semis).

Voir les quantités indiquées au tableau 2-11, Taux de semis recommandés pour le soya. Plus les rangs sont espacés, plus le taux de semis requis est bas. Ces chiffres sont valables pour la culture avec travail traditionnel et sans travail du sol. Lorsqu'on utilise un semoir de précision, on peut prévoir un taux de semis de 5 % de moins qu'avec un semoir à céréales. Un taux de levée de 75 à 80 % est considéré comme normal. En Ontario, on obtient un plein rendement avec des densités finales de 309 000 à 370 000 plants/ha (125 000 à 150 000 plants/ac), selon l'écartement des rangs. Augmenter le taux de semis si le pouvoir germinatif ou la vigueur est faible ou sur les sols sujets à l'encroûtement.


Figure 2-2.Effets des taux de semis sur le rendement du soya

Valeurs reflétant les résultats de 45 essais effectués en Ontario, rangs de 38 cm (7,5 po).


Illustration : Effets des taux de semis sur le rendement du soya

Source : Earl, Bohner, Université de Guelph, MAAARO (2005-2007).

Porter une attention particulière aux champs sujets à la pourriture à sclérotes; les principaux outils de prévention de cette maladie sont la sélection du cultivar, l'accroissement de l'espace entre les rangs et la réduction de la densité des peuplements. Bien que l'augmentation de l'espacement des rangs et la diminution des taux de semis s'accompagnent d'une certaine perte de rendement les années où il n'y a pas de pourriture à sclérotes, cette stratégie permet de limiter de façon importante la gravité de cette maladie si l'été est humide. Dans les champs sujets à la pourriture à sclérotes, semer des rangs espacés de 38 cm (15 po) ou plus à raison de 370 000 graines/ha (150 000 graines/ac). Dans les champs ayant été gravement touchés par cette maladie, penser à espacer les rangs de 76 cm (30 po).

Pour faire des semis tardifs jusqu'à la mi-juin, augmenter le taux de semis de 10 %. Tous les cultivars réagissent de façon comparable à la modification du taux de semis. Voici la formule de calcul de la quantité de semences à employer :

Nbre de graines par m (pi) de rang

= Nbre de plants souhaité par m (pi) de rang
% de pouvoir germinatif x % taux de levée prévu


Les écarts de grosseur des semences se répercutent sur les taux de semis. Pour chaque cultivar, la taille et la qualité des semences dépendent du déroulement de la croissance et des conditions météorologiques de l'année précédente. En effet, la grosseur des graines d'un même cultivar peut varier de 20 % d'une année à l'autre.

 

Le tableau 2-12, Effets du traitement des semences
sur la densité de peuplement et le rendement du soya
Traitement des semences1
Plants/ha
(plants/ac)2
Rendement3
t/ha (bo/acre)
Champ témoin
345 000 (139 700)
3,3 (49,2) b
Fongicide
355 700 (144 000)
3,4 (50,4) a
Fongicide + insecticide
369 500 (149 600)
3,4 (51,2) a

Plus petit écart significatif (P = 0.05) = 1.0 bo
Source : Hooker, Bohner, Université de Guelph, MAAARO.
1 Résultats de 35 essais de traitement des semences en Ontario.
2 Densité des peuplements mesurée 30 jours après les semis.
3 Les résultats suivis de la même lettre ne présentent pas d'écart significatif entre eux.

Traitement des semences

Le traitement des semences permet d'accroître la densité des peuplements et d'améliorer les rendements dans certaines situations. Ce peut être un outil important pour l'établissement d'un peuplement uniforme, notamment dans les cultures sans travail du sol, sur les sols argileux ou dans les champs semés tôt. L'effet obtenu sur les densités et sur les rendements dépend des conditions météorologiques qui suivent les semis et de l'importance de la pression exercée par la maladie et les insectes. À cet effet, 35 essais ont été réalisés en Ontario; dans 23 % des cas, le traitement fongicide-insecticide a permis un accroissement de la densité de peuplement, avec des gains de rendement dans 17 % des cas. Le tableau 2-12, Effets du traitement des semences sur la densité de peuplement et le rendement du soya, montre les moyennes des résultats de ces essais. Là où les conditions étaient favorables à une levée rapide et que la pression exercée par la maladie ou les insectes était faible, le traitement des semences n'a produit aucun gain de rendement. Pour plus d'information sur des ravageurs spécifiques et sur les mesures de prévention, voir la publication 812F du MAAARO, Guide de protection des grandes cultures.

Profondeur de semis

Pour le soya, une profondeur de semis de 3,8 cm (1,5 po) convient généralement. Dans le système sans travail du sol, si les semis ont lieu à une date précoce, on peut ramener cette profondeur à 2,5 cm (1 po) à condition que le sol soit assez humide. Cependant, compte tenu de la quantité d'eau nécessaire à la germination, placer la semence à 1 cm (environ 1/2 po) de profondeur dans la terre humide, sans dépasser une profondeur totale de 6,4 cm (3 po). Une semence de soya qui vient d'être mise en terre doit traverser le sol en puisant uniquement dans ses propres réserves d'énergie. De façon générale, les graines plus grosses contiennent plus d'énergie que les graines plus petites, et elles peuvent être placées à une plus grande profondeur. Certains semoirs à céréales permettent difficilement de placer les semences avec précision, surtout dans les champs qui ont fait l'objet d'un travail minimal ou d'un semis direct. Pour obtenir la profondeur souhaitée, il peut être utile d'appliquer de la pression sur le semoir, d'y ajouter du poids ou d'utiliser un système de coutre. Il est important d'assurer un bon contact entre la semence et le sol et de bien fermer le sillon. La clé du succès est de semer dans un sol assez humide à l'aide d'un semoir de précision ou d'un semoir à céréales bien réglé. S'il est impossible de semer dans la terre humide à l'aide d'un semoir à céréales, songer à utiliser un semoir de précision plutôt que d'attendre la pluie.

Les différents cultivars n'ont pas la même capacité de lever après avoir été semés à une profondeur de plus de 5 cm (2 po). Les producteurs de semences communiquent parfois une « cote de levée » ou cote d'élongation de l'hypocotyle, qui reflète la capacité de levée des graines semées plus profondément que d'habitude.

Roulage

Le roulage permet de conserver l'humidité du sol et de le préparer en vue de la récolte. Cette opération peut contribuer à aplanir le sol et à enfoncer les cailloux, ce qui facilite le travail à la moissonneuse-batteuse. Certains producteurs roulent leurs champs de soya immédiatement après les semis, et d'autres attendent après la levée. Si le roulage a lieu immédiatement après les semis, il améliore le contact entre les graines et le sol, et il a moins de chances d'endommager les plants. Cependant il accroît les risques d'encroûtement, qui nuit à la levée. Dans les champs de soya qui n'ont pas été roulés après une mise en terre effectuée au semoir à céréales, la levée est souvent plus rapide et plus uniforme. Les champs roulés sont plus exposés à l'encroûtement s'il pleut après les semis. Cependant, si le temps est très sec, le roulage favorise la levée parce qu'il conserve mieux l'humidité du sol.

Le roulage des champs de soya après la levée ne provoque pas de diminution des rendements dans les conditions suivantes :

  • Si le roulage a lieu pendant les heures chaudes de la journée, lorsque les plants sont peu gonflés d'eau. Les plants de soya sont plus turgescents (rigides) le matin, et ils risquent donc davantage d'être endommagés par le roulage si celui-ci a lieu à ce moment-là;
  • Si on laisse les nouvelles plantules atteindre au moins le stade unifolié, parce qu'au moment de la levée, elles sont très fragiles.

 

Encroûtement

Après une pluie battante ou la formation de flaques d'eau, l'encroûtement du sol peut nuire à la levée du soya et casser l'hypocotyle (partie du plant qui soutient les cotylédons au-dessus de la surface du sol). Si une croûte tend à se former, on devrait la briser avant que les plantules ne commencent à percer la surface.

Pour ce faire, travailler légèrement le sol avec une houe rotative, une herse, un système de coutre ou même un semoir de précision ou un semoir à céréales afin de faciliter la levée des semences. Habituellement, ces opérations réduisent de 10 % le nombre de plants qui lèvent; cependant les pertes peuvent être plus importantes lorsque l'hypocotyle perce la surface. Il peut ne pas être nécessaire de briser la croûte dans les peuplements clairsemés (p. ex. 60 %), qui ont déjà un plein potentiel de rendement. Pour déterminer le potentiel de rendement, voir le tableau 2-13, Rendement prévu des peuplements de soya optimaux et réduits.

Tableau 2-13. Rendement prévu des peuplements de soya optimaux et réduits
% par rapport à un peuplement complet
Rendement final prévu en % du rendement optimal
Plants par hectare
Rangs de 18 cm (7 po)
Rangs de 36 cm (14 po)
Rangs de 53 cm (21 po)
Rangs de 76 cm (30 po)
100
100
553 300
402 600
392 700
405 100
80
100
442 100
323 600
313 700
323 600
60
100
331 000
242 100
237 100
244 500
40
87
222 300
160 600
158 100
163 000
20
62
111 200
81 500
79 000
81 500

Pour calculer le nombre de plants par acre, diviser par 2,47 le nombre de plants à l'hectare.

Source : Université de Guelph, station de recherches de Huron et collège de Kemptville

 

Décisions concernant la reprise des semis

Le soya est plus sujet à un mauvais établissement des semis que le maïs ou le blé parce que pour pouvoir lever, la plantule doit tirer les feuilles des cotylédons à travers le sol. Il peut être difficile de savoir si la reprise des semis d'une culture mal en point est justifiée. À cet égard, l'une des principales complications est que la diminution des peuplements est rarement uniforme, de sorte que plusieurs parties d'un même champ peuvent devoir être traitées différemment. Ne pas évaluer trop rapidement un peuplement de soya en mauvais état parce que d'autres plantules peuvent lever plus tard. Si le nombre de plants est réduit de 50 %, la reprise des semis n'est pas nécessaire dans la mesure où les pertes sont uniformes et le peuplement restant en bonne santé. De nombreuses études, tout comme l'expérience acquise, ont montré qu'il est souvent beaucoup plus avantageux de conserver un peuplement existant que d'effectuer une reprise des semis qui, par ailleurs, ne garantit pas un peuplement parfait.

Chaque décision de reprise des semis doit être prise en fonction de divers paramètres relatifs au champ en question, notamment :

  • La densité et la santé du peuplement existant : le taux de semis recommandé comprend une marge de sécurité visant à assurer la levée d'un peuplement acceptable.
  • La cause de la diminution de la densité de peuplement : plusieurs facteurs peuvent être en cause, notamment l'encroûtement, les dommages causés par les herbicides, le gel, la grêle, les insectes et les maladies. Par exemple, lors d'une année pluvieuse, il y a de fortes chances de fonte des semis due à deux genres de champignons, Pythium et Phytophthora; dans ce cas, s'il faut reprendre les semis, choisir un cultivar résistant à Phytophthora et traiter les semences.
  • L'uniformité du peuplement restant.
  • Le potentiel de rendement du peuplement existant par rapport à celui d'un peuplement réensemencé. Ce potentiel commence à diminuer après la date de semis optimale et il continue de décroître pendant tout le mois de juin.
  • Les coûts de la reprise des semis et éventuellement les coûts supplémentaires liés à la lutte contre les mauvaises herbes dans les peuplements clairsemés.

Compensation et espacement des plants (vides)

Les plants de soya ont une remarquable capacité de compensation dans les peuplements clairsemés. En effet, ils peuvent combler des vides atteignant 30 cm (12 po) environ, à l'intérieur des rangs ou entre ceux-ci, sans diminution du rendement, à condition que les mauvaises herbes n'exercent pas une concurrence pour occuper cet espace. D'après des études effectuées en Ontario, une réduction de 33 % des plants d'un peuplement, si elle est uniforme, n'a aucune incidence significative sur le rendement.

Cependant, dans un peuplement clairsemé, les plants se ramifient considérablement, ce qui les alourdit et les rend moins résistants à la verse. Les plants ramifiés tendent à produire plus de gousses près du sol, ce qui peut accentuer légèrement les pertes de récolte. Lors d'essais effectués sur des peuplements clairsemés, la verse n'est apparue que lorsque la densité avait chuté à moins de 60 % d'un peuplement complet.

Évaluation des réductions de peuplement

Faire une évaluation précise de la densité de peuplement, de l'espacement et de la santé des plants qui restent. En ce qui concerne la densité, voir la méthode qui est présentée à l'annexe K, Détermination de la densité de peuplement de la culture et des populations de ravageurs à l'aide d'un « cerceau ».

Le tableau 2-13, Rendement prévu des peuplements de soya optimaux et réduits, montre une estimation du potentiel de rendement par rapport à un peuplement complet, d'après des recherches effectuées en Ontario. À noter que ces chiffres reflètent le nombre de plants sains qui restent dans un peuplement clairsemé de densité uniforme et non soumis à la concurrence des mauvaises herbes.


Sur la plupart des types de sols, ne pas resemer si la densité du peuplement est supérieure à 222 000 plants/ha (90 000 plants/ac) avec des rangs espacés de 19 cm (7,5 po). Sur les sols argileux très lourds, la reprise des semis n'est justifiée que si la densité est inférieure à 250 000 plants/ha (100 000 plants/ac).


Calcul des bénéfices après une reprise des semis

Figure 2-3, Champ à peuplement réduit

Illustration : Champ à peuplement réduit

Exemple
On évalue qu'un champ ensemencé le 12 mai aurait un potentiel de rendement de 45 bo/ac si le peuplement était complet. Le 6 juin, un peuplement réduit semé en pleine surface (espacements de 18 cm [7 po]) a une densité moyenne de 222 220 plants/ha (90 000 plants/ac); son potentiel de rendement est donc de 87 % du peuplement complet (39 bo/ac) (tableau 2-13). Si on reprend les semis à une date plus tardive, soit le 6 juin, le rendement prévu sera d'environ 38 bo/ac (45 bo x 85 %, d'après le tableau 2-7). Dans ce cas, la reprise des semis ne serait donc pas justifiée.

Semis ponctuel

Dans le cas d'un établissement médiocre, un nouveau semis effectué entre les plantules déjà établies pour compléter ou épaissir le peuplement existant a peu de chances d'amener une amélioration du rendement, à moins que le peuplement soit très ténu. Si l'on prévoit de compléter la culture, employer le même cultivar et ne pas détruire le peuplement déjà en place. En effet, cette méthode de réparation entraîne souvent des problèmes de choix du moment des activités de lutte contre les mauvaises herbes et de récolte.

Croissance des plants

Le tableau 2-14, Stades végétatifs du soya, et le tableau 2-15, Stades reproductifs du soya,, indiquent les stades de croissance des plants, de la levée à la pleine maturité.

Dans la croissance du soya, on distingue les stades végétatifs (V) (feuilles et nœuds) et stades reproductifs (R) (fleurs, gousses et graines). On désigne les stades V selon le nombre de nœuds présents sur la tige principale et portant des feuilles pleinement développées, en commençant par les feuilles unifoliées. On considère qu'une feuille est pleinement développée si les folioles portées par le nœud suivant sont assez déroulées pour que leurs bords ne se touchent plus. Par exemple, au stade V1, les feuilles unifoliées sont entièrement développées, c'est-à-dire que la feuille située au-dessus (première feuille trifoliée) est déroulée; c'est pourquoi on désigne souvent ce stade comme étant celui de la « première feuille trifoliée ». Le nœud est le point où la feuille est ou était attachée à la tige. Pour déterminer les stades V, on ne compte pas les feuilles trifoliées situées sur les branches.

Les deux premières feuilles du plant de soya sont unifoliées (une seule foliole chacune) et opposées; elles se forment au niveau du premier nœud, au-dessus des cotylédons. Les feuilles suivantes sont trifoliées (trois folioles chacune) et alternes. Après l'apparition de deux ou trois feuilles trifoliées, les nodosités, indispensables à la fixation de l'azote atmosphérique, apparaissent sur les racines.

Si on sème les plants de soya à la date optimale, ils forment de cinq à sept feuilles trifoliées avant le début de la floraison, qui est principalement déclenchée par les changements de longueur des jours et de température. Cependant les cultivars très précoces sont presque insensibles à la longueur des jours et leur floraison dépend essentiellement du nombre d'unités de chaleur accumulées. Ceux qui sont plus tardifs sont davantage influencés par la longueur du jour; les cultivars de pleine saison mettent donc moins de temps à arriver à maturité s'ils sont semés tard que s'ils sont semés tôt.

Germination et levée

La germination débute lorsque la graine absorbe l'humidité du sol et atteint une teneur en eau d'environ 50 %. Le premier signe externe de germination est l'apparition de la radicule (racine séminale), qui pousse vers le bas et s'ancre dans le sol. Peu après, l'hypocotyle (partie de la tige située au-dessus de la radicule) commence à pousser vers le haut en entraînant les cotylédons (feuilles séminales). Une fois levé, l'hypocotyle, en forme de crochet, se redresse, les cotylédons se replient vers le bas et le point végétatif est exposé au soleil. Normalement, la levée se produit de 5 à 21 jours après le semis, selon l'humidité et la température du sol ainsi que la profondeur des semis.

En Ontario, la plupart des cultivars de soya commerciaux sont indéterminés, c'est-à-dire qu'ils continuent de croître et de produire de nouvelles feuilles après le début de la floraison. Les grands cultivars à croissance déterminée atteignent leur hauteur maximale avant le début de la floraison, qui est de courte durée. En général, les gousses les plus basses des grands cultivars déterminés sont plus hautes que celles des cultivars indéterminés.

Tableau 2-14. Stades reproductifs du soya
(Les stades V ne sont pas tous représentés.)
 
Illustration showing how seedlings emerge from soil, and cotyledons are above soil surface.
Illustration showing how hypocotyl straightens, cotyledons unfold
Illustration showing first trifoliate has emerged and opened (unifoliate leaves are now considered fully developed).
Symbole1
VE
VC
V1
Stade
Levée
Feuille unifoliée
Première feuille trifoliée
Nbre de feuilles trifoliées
0
0
1
Nbre de jours pour atteindre ce stade2
12
5
Env. 5 jours par feuille trifoliée pleinement développée
Durée du stade en jours3
5-21
3-10
3-10
Remarques
  • Les plantules sortent de terre et les cotylédons sont au-dessus de la surface.
  • L'encroûtement peut nuire à la levée
  • L'hypocotyle se redresse et les cotylédons s'ouvrent.
  • Les feuilles unifoliées se déroulent et leurs bords ne se touchent plus.
  • Le point végétatif est au-dessus de la surface du sol.
  • La gelée peut tuer le plant.
  • Si la tige est sectionnée en dessous des cotylédons, le plant meurt.
  • La première feuille trifoliée est apparue et s'est déroulée (on considère que les feuilles unifoliées sont pleinement développées.)
  • Début de la période critique de lutte contre les mauvaises herbes.

 

 
Illustration showing 3 trifoliate leaves emerged and opened (3 nodes on main stem with fully developed leaves, starting with the unifoliate node).
Illustration showing 5 trifoliate leaves emerged and open (5 nodes on main stem with fully developed leaves, starting with the unifoliate node).
Illustration showing number of nodes on the main stem with fully developed leaves, beginning with the unifoliate node.
Symbole1
V3
V5
Vn
Stade
Troisième feuille trifoliée
Cinquième feuille trifoliée
Énième feuille trifoliée
Nbre de feuilles trifoliées
3
5
n
Nbre de jours pour atteindre ce stade2
   
Env. 3 jours par feuille trifoliée (V6-Vn)
Durée du stade en jours3
3-10
3-10
 
Remarques
  • Trois feuilles trifoliées sont apparues et se sont déroulées (trois nœuds de la tige principale portent des feuilles pleinement développées, y compris les feuilles unifoliées).
  • Fin de la période critique de lutte contre les mauvaises herbes.
  • La fixation de l'azote a débuté.
  • Cinq feuilles trifoliées sont apparues et se sont déroulées (cinq nœuds de la tige principale portent des feuilles pleinement développées, y compris les feuilles unifoliées).
  • La perte de 50 % des feuilles a peu d'incidence sur le rendement final.
  • Les cultivars de soya hâtifs entament le stade R1 vers le stade V4
  • n = nombre de nœuds présents sur la tige principale et portant des feuilles pleinement développées, en commençant par la feuille unifoliée.
  • Le nombre de nœuds est lié à la cote de maturité, à la date de semis et aux conditions climatiques.

1 Le symbole V désigne les stades végétatifs du soya. Vn : n est le nombre de nœuds présents sur la tige principale et portant des feuilles pleinement développées, en commençant par les feuilles unifoliées. On considère qu'une feuille est pleinement développée si celle qui est portée par le nœud suivant (situé au-dessus) est déroulée.
2 Estimation du nombre de jours requis pour passer d'un stade au suivant.
3 Estimation du nombre de jours passés à un stade de croissance donné; il dépend de la date de semis, de la cote de maturité et des conditions climatiques, et il peut varier considérablement d'une saison à l'autre et au cours d'une même saison.


 

Tableau 2-15. Stades reproductifs du soya
Chaque stade végétatif (V) ou reproductif (R) est atteint lorsqu'au moins 50 % des plants d'un même champ sont parvenus à ce stade ou l'ont dépassé.
 
Illustration showing beginning  bloom
Illustration showing full bloom
Illustration showing beginning pod
Illustration showing full pod
Stade R1

R1 -
Début de la floraison

Une fleur épanouie à n'importe quel nœud de la tige principale.

R2 -
Pleine floraison

Fleur ouverte à l'un des deux plus hauts nœuds de la tige principale.

R3 -
Premières gousses

Gousses courtes visibles sur les quatre nœuds les plus hauts de la tige principale qui portent des feuilles pleinement développées.

R4 -
Remplissage des gousses

Gousses de 2 cm (3/4 po) de long sur les 4 nœuds les plus hauts de la tige principale.

Événement cible
Floraison Floraison Développement des gousses Développement des gousses
Remarques
  • Floraison déclenchée par le changement de la longueur des journées et de la température.
  • La première fleur apparaît au cinquième nœud (V4), puis les autres ailleurs sur la tige.
  • Les racines s'allongent plus rapidement.
  • Une chaleur extrême (plus de 32 °C) peut ralentir la croissance des plants, la floraison et le développement des gousses.
  • 50 % de la hauteur et du poids sec accumulé.
  • Normalement, le stress n'affecte pas le rendement.
  • La fixation de l'azote augmente rapidement.
  • Deux à trois graines par gousse.
  • Pic de floraison.
  • Entre R4 et R6, l'apparition d'un stress peut entraîner des pertes de rendement importantes.

 

 
Illustration showing beginning seed
Illustration showing full seed
Illustration showing beginning maturity
Illustration showing full maturity
Stade R1

R5 -
Premières graines

Dans les 4 gousses les plus hautes, graines de 0,3 cm de longueur.

R6 -
Grossissement des graines

Dans les quatre gousses les plus hautes, les graines remplissent la cavité.

R7 -
Début de la période de maturité

L'une des gousses de la tige principale est brune.

R8 -
Maturité

95 % des gousses sont brunes.

Événement cible
Développement des graines
Développement des graines
Maturité des plants
Maturité des plants
Remarques
  • Floraison complète, sauf sur quelques branches.
  • Les plants ont atteint leur maximum de hauteur, de nombre de nœuds et de surface foliaire.
  • Le taux de fixation de l'azote atteint son maximum et commence à diminuer.
  • Absorption rapide de nutriments et redistribution aux gousses.
  • Les gousses ont atteint leur longueur maximale.
  • La croissance des racines ralentit de façon importante.
  • Le gain de poids sec au-dessus du sol ralentit.
  • Les feuilles commencent à jaunir rapidement.
  • Les feuilles du bas commencent à tomber.
  • La teneur en eau des graines commence à diminuer.
  • Les plants ont atteint leur maturité physiologique et leur poids sec maximal.
  • La teneur en eau des graines est d'environ 60 %.

  • Teneur en eau pour la récolte atteinte une à deux semaines après R8.

1 Le symbole R désigne les divers stades reproductifs du soya.

 

 


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 20 août 2009
Dernière révision : 20 août 2009

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