Cultures fourragères : Établissement (semis)

 

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Cultures fourragères : Établissement

 

Table des matières

 

Lorsqu'on choisit un terrain, déterminer s'il convient au mélange que l'on envisage de semer. Si le pH est faible, si le sol est mal drainé ou s'il y a des mauvaises herbes telles que le chiendent, il faut prendre des mesures correctives avant le semis.

Période des semis

Semis de printemps

La meilleure période pour faire les semis de fourrages est le début du printemps, qu'il s'agisse de semis directs ou sous une culture-abri. Lorsque les semis ont lieu au printemps, le sol est habituellement assez humide et les plants ont le temps de bien s'établir pour pouvoir survivre à l'hiver. Semer dès que le lit de semence peut être prêt, pour avoir une meilleure chance de profiter de pluies suffisamment abondantes et fréquentes pendant la période cruciale de germination.

Semis d'été

Les semis d'été peuvent être une solution de rechange viable aux semis de printemps. Des semis d'été peuvent normalement suivre une récolte de céréales d'automne ou de printemps. Les cultures-abris ne sont pas recommandées en semis d'été, parce qu'elles peuvent exercer une concurrence trop intense pour l'humidité disponible. Les semis d'été peuvent donner de bons résultats sur des sols légers, mais ils présentent davantage de risques dans les sols plus lourds.

Date de semis

Si l'on effectue les semis trop tôt en été, on augmente les risques de chaleur et de sécheresse pendant la germination et le développement des plantules. Si l'on sème trop tard, on augmente les risques qu'une gelée meurtrière survienne avant que les plantules de légumineuses n'aient le temps de bien s'établir et d'accumuler suffisamment de réserves dans leurs racines pour pouvoir passer l'hiver. Les légumineuses semées en septembre ou octobre survivent rarement à l'hiver parce que dans ce cas, les jeunes plants sont plus sujets au déchaussement. Même s'ils ne meurent pas, ils sont moins précoces et leur rendement est moins élevé. La luzerne a besoin d'environ six semaines de croissance après la germination pour résister à l'hiver; en général, si le collet se développe avant la première gelée meurtrière, le plant survit.

Effectuer les semis d'été avant les dates suivantes :

  • plus de 3 100 UTC - du 10 au 20 août
  • de 2 700 à 3 100 UTC - du 1er au 10 août
  • moins de 2 700 UTC - du 20 au 30 juillet

Dans le cas du lotier corniculé, le développement des plantules est lent et les semis d'été sont donc généralement voués à l'échec. Les graminées à tige dressée semées en septembre peuvent réussir à s'établir, sauf l'alpiste roseau, qui est trop lent.

Préparation du lit de semence

Le contact entre le sol et la semence revêt une importance particulière lorsque l'été est sec. Un lit de semence meuble et grumeleux s'assèche rapidement. Le tassage peut contribuer à conserver l'humidité. En août, il peut être plus difficile de préparer un lit de semence à texture fine sur des loams argileux que sur des loams, des loams sableux ou des loams limoneux.

Déchaussement par le gel

Éviter les semis d'été dans les sols lourds où la luzerne a déjà été touchée par le déchaussement dû au gel.

Lutte contre les mauvaises herbes

Il est fréquent que la présence de mauvaises herbes annuelles hivernantes rende nécessaire l'épandage d'herbicides. Voir la publication 75F du MAAARO, Guide de lutte contre les mauvaises herbes, mais éviter un traitement à l'herbicide qui retarderait la croissance de la culture.


Tableau 3-4. Taux de semis recommandés pour les peuplements de légumineuses et les peuplements de graminées purs, et nombre approximatif de semences par unité de poids pour plusieurs espèces fourragères
Espèces
Taux de semis
Nbre de semences/kg Nbre de semences/lb

kg/ha
lb/ac
Légumineuses
Luzerne
13
11,5
440 000
200 000
Trèfle rouge
11
10
605 000
274 000
Trèfle blanc
-
-
1 760 000
798 000
Lotier corniculé
9
8
935 000
424 000
Mélilot
8-10
7-9
572 000
259 000
Trèfle d'Alsike
-
-
1 540 000
699 000
 
Graminées1
Seeding Rate
Seeds/kg Seeds/lb
Kg/ha lb/acre
 
Fléole
8-10
7-9
2 706 000
1 227 000
Dactyle pelotonné
8-10
7-9
1 439 000
653 000
Brome
10-14
9-12,5
300 000
136 000
Fétuques élevée et fétuque des prés
9-11
8-10
506 000
230 000
Fétuque des prés2
10-12
9-11
506 000
230 000
Ray-grass vivace
10-15
9-13,5
500 000
227 000
Alpiste roseau
10-12
9-13,5
1 173 000
532 000
Pâturin
-
-
4 790 000
2 173 000

1 Pour un semis précoce dans un lit de semence ferme et à texture fine, ces taux peuvent être réduits de 25 %, sauf pour les semences enrobées.

2 Utiliser des semences enrobées et semer avec la trémie du semoir.

Repousse de céréales

Comme les repousses de céréales sont parfois denses et compétitives, elles peuvent poser de sérieuses difficultés lors des semis d'été. L'avoine et l'orge sont détruites par l'hiver en novembre, mais le blé d'automne résiste jusqu'à la première coupe de l'année suivante. On peut travailler le sol pour réduire les problèmes causés par les repousses de céréales. Il existe des herbicides efficaces contre celles-ci, mais ils risquent de provoquer un stress chez les graminées fourragères du mélange ou de les éliminer également.

Semis direct

Les semis directs d'été peuvent réussir si l'on prête une attention suffisante à la gestion des résidus, à la mise en place des semences et à la lutte contre les mauvaises herbes. Toutefois, il n'est pas recommandé d'employer le semis direct pour réensemencer un champ de luzerne existant en août en raison de l'autotoxicité de la luzerne voir Autotoxicité de la luzerne, des limaces et des maladies qui peuvent être présentes dans l'ancienne prairie.

Taux et profondeur de semis

Les taux de semis recommandés au tableau 3-3, Mélanges recommandés pour le fourrage entreposé et le pâturage, et au tableau 3-4, Taux de semis recommandés pour les peuplements de légumineuses et les peuplements de graminées purs, et nombre approximatif de semences par unité de poids pour plusieurs espèces fourragères, ont été calculés pour des conditions moyennes à bonnes. On peut réduire ces taux de 25 % lorsque la gestion est excellente et les conditions favorables à l'établissement. Cependant, ne pas réduire les taux de semis lorsqu'on utilise des semences enrobées parce que celles-ci sont moins nombreuses par unité de poids. Les conditions médiocres (lit de semence irrégulier, culture-abri dense, etc.) ne peuvent être compensées par une augmentation des taux de semis.

La taille des semences peut varier entre les cultivars et les lots de semences d'un même cultivar. Calibrer soigneusement le semoir pour éviter de semer trop ou pas assez de semences. Voir le tableau 3-4.


En règle générale, on enfouit les semences de la plupart des fourrages à 6 à 12 mm (1/4 à 1/2 po) de profondeur dans les sols argileux et loameux, et à 12 à 18 mm (1/2 à 3/4 po) dans les sols sableux.


Le pourcentage de levée baisse rapidement si les semences fourragères sont enfouies à plus de 20 mm (3/4 po) de profondeur. Les semences de légumineuses semées en surface peuvent s'établir si les conditions d'humidité sont idéales après le semis. Les semences déposées en surface ont beaucoup plus de chances de s'établir si les semis ont lieu à la fin mars ou au début d'avril (y compris les semis sur sol gelé) qu'à la fin d'avril ou en mai.

Matériel de semis

Semoir à céréales

Pour les semis de cultures fourragères, le dispositif le plus employé est le semoir à céréales muni d'une trémie pour semences de graminées. On peut se servir d'une trémie à graminées standard pour semer les graines de légumineuses et les graines de graminées plus petites comme celles de la fléole et de l'alpiste roseau. Certains semoirs à céréales sont équipés d'une trémie supplémentaire conçue pour les graminées, comme le brome et le dactyle pelotonné, dont les graines plus grosses ne passent pas bien dans une trémie standard.

La plupart des semoirs sont équipés de tubes de descente montés sur la trémie à graminées. Pour épandre un engrais par le semoir à céréales, aligner les tubes de descente de façon que les semences tombent alignées, par-dessus l'engrais mis en place par le disque ouvre-sillons. Faire tomber les semences de 25 à 35 cm (10 à 14 po) derrière le disque ouvre-sillon de sorte qu'un peu de terre recouvre l'engrais avant l'arrivée de la semence; cela évite également d'enfouir les semences trop profondément.

Le tassage du sol après la mise en terre peut favoriser l'uniformité de la germination, surtout si le printemps est sec. Les roues plombeuses permettent de mieux recouvrir les semences fourragères et d'affermir le sol autour d'elles.

Si l'on ne dispose pas de roues plombeuses, on peut obtenir des résultats satisfaisants en tirant un rouleau ou des roues de recouvrement en caoutchouc derrière le semoir pour affermir le sol. L'utilisation du rouleau n'est pas recommandée lorsque le sol est mouillé, surtout sur les loams argileux où il y a des risques d'encroûtement.

Semoirs cultitasseurs

Les semoirs cultitasseurs comme les Brillion peuvent très bien servir à semer des fourrages; ils sont équipés de trémies pour les semences de petit et de gros calibre. Le premier rouleau affermit et nivelle le sol, et il ouvre un sillon à la surface duquel la semence est ensuite déposée. Le deuxième rouleau enterre les semences et affermit le sol autour d'elles. Ce type de semoir permet une excellente maîtrise de la profondeur de semis et affermit bien le lit de semence. Il n'épand pas l'engrais et, de ce fait, le démarrage n'est pas stimulé comme après un épandage d'engrais en bandes réalisés par un semoir à céréales. C'est un inconvénient, surtout là où le sol a une teneur en phosphore faible ou moyen.

Semoirs à la volée

Les semoirs à la volée permettent aussi de semer des fourrages. Leur principal avantage est la vitesse. Cependant ils permettent difficilement de maîtriser la profondeur des semis et il faut un tassage pour recouvrir les semences.

Il existe deux types de semoirs à la volée :

  • Les semoirs à disques rotatifs peuvent donner une répartition inégale, surtout par temps venteux ou lorsque les mélanges sont composés de semences légères et de semences lourdes. Cette méthode de semis produit généralement des peuplements de moins bonne qualité et n'est donc pas recommandée.
  • Les unités de distribution à air évitent les problèmes de vent et la ségrégation des semences tout en étant très rapides.

 

Semoirs pour semis direct

Ce système peut donner de bons résultats avec les espèces fourragères, mais il a mené à quelques échecs. Pour assurer le succès de l'établissement, voir les directives suivantes :

  • Veiller à la répartition uniforme des résidus, y compris de la balle;
  • Éliminer les mauvaises herbes vivaces, notamment le chiendent, avant le semis. Prévenir l'apparition des mauvaises herbes annuelles dans les nouveaux semis;
  • Ne pas semer à plus de 18 mm (3/4 po) de profondeur dans les sols légers, ou de 12 mm (1/2 po) dans les loams argileux. Vérifier que les ouvre-sillons placent les semences dans le sol et non dans les résidus de surface;
  • Pour optimiser les résultats, faire les semis de printemps par semis direct dans les résidus de soya, de céréales et de maïs. Enlever la paille de la culture précédente pour améliorer la mise en place des semences;
  • À l'automne, tuer le gazon dans les champs où l'on sèmera des légumineuses en semis directs au printemps. Éviter les endroits où le gazon dépassait 15 cm (6 po) au moment de la destruction chimique pour réduire les risques d'invasion d'insectes, de maladies et d'autotoxicité de la luzerne voir Autotoxicité de la luzerne.

Semis avec culture-abri

Une bonne partie de la superficie consacrée aux cultures fourragères en Ontario est ensemencée avec une culture-abri qui exclut les mauvaises herbes annuelles et procure une protection relativement rapide contre l'érosion sur les terrains accidentés. L'inconvénient de la culture-abri est qu'elle fait concurrence aux fourrages pour l'humidité, la lumière et les éléments nutritifs. S'il l'un de ces facteurs fait défaut, la culture fourragère en souffre avant la culture de graminées.

Récolte de la culture-abri comme céréale

Ce système de semis fournit une récolte de céréales et une autre de paille pendant l'établissement de la culture fourragère. La culture céréalière exerce une concurrence qui nuit à l'établissement et réduit les rendements subséquents de la culture fourragère, et elle n'est donc généralement pas recommandée. La verse de la culture-abri ou le retard de la mise en balles de la paille peuvent aussi compromettre l'établissement de la culture fourragère. Il ne faut donc pas perdre de vue que l'objectif principal du semis est l'établissement de la culture fourragère, tandis que la production de céréales et de paille est plutôt secondaire.

Directives recommandées :

  • Généralement, on utilise l'avoine, l'orge ou les céréales mélangées comme cultures-abri. Le blé de printemps et le triticale de printemps peuvent également servir de cultures-abri et exercent habituellement moins de concurrence à l'égard des semences fourragères. L'orge à six rangs est préférable à l'orge à deux rangs.
  • En règle générale, pour réduire la concurrence au minimum, choisir le cultivar de céréale le plus hâtif et avec la tige la plus courte et la plus forte.
  • Réduire les taux de semis des céréales de printemps à 60 ou 70 kg/ha.
  • Réduire la dose d'engrais azoté ou de fumier pour éviter de produire une culture de céréales dense et sensible à la verse. Dans les conditions habituelles, ne pas épandre plus de 15 kg d'azote/ha sur les céréales de printemps.

 

Récolte de la culture-abri pour l'ensilage

La récolte de la culture de céréales sous forme d'ensilage permet d'éviter certains des problèmes liés aux semis de fourrages sous une culture-abri de céréales tout en permettant la lutte contre les mauvaises herbes et contre l'érosion. La culture-abri est enlevée avant d'être touchée par la verse éventuelle et d'exercer une concurrence excessive pour la lumière et l'humidité.

Couper les céréales au stade qui correspond le mieux aux besoins nutritionnels du bétail. Pour obtenir une qualité nutritive élevée, récolter les céréales à la fin de la montaison. Le report de la récolte au moment de l'épiaison complète augmente le rendement, mais réduit la qualité du fourrage. Pour augmenter le rendement de l'ensilage, on peut utiliser le taux de semis des céréales et la dose d'azote employés normalement. Lorsque le sol demeure raisonnablement humide après la récolte, on a de bonnes chances de pouvoir faire une coupe de fourrage à la fin d'août dans les zones recevant 2 800 unités thermiques de croissance ou plus.

Semis direct

Les semis de cultures fourragères sans culture-abri éliminent les risques qui en résultent pour l'établissement de l'espèce fourragère. Bien gérés, les peuplements fourragers en semis direct sont souvent plus fournis et plus uniformes. Cela est particulièrement vrai pour les espèces de fourrage comme le lotier corniculé, la luzerne et l'alpiste roseau, qui ne tolèrent pas les zones très ombragées. En l'absence d'une culture de céréales exerçant une concurrence pour l'humidité du sol, les semis directs sont moins vulnérables aux périodes de sécheresse de juin et juillet.

Les semis directs effectués au début du printemps peuvent donner une ou deux coupes de fourrage pendant l'année du semis, soit de 50 à 60 % du rendement d'un peuplement installé. Les semis directs de fourrages sont utiles lorsqu'il faut accroître rapidement la superficie à récolter pour compenser la destruction d'une culture par l'hiver ou pour combler des besoins accrus en fourrages.

En Ontario, le semis direct se pratique surtout :

  • dans les loams ainsi que dans les loams limoneux et sableux;
  • avec le lotier corniculé ou des mélanges à base de luzerne;
  • dans les fermes laitières où l'azote provenant du fumier provoque souvent la verse des céréales;
  • là où d'autres cultures comblent les besoins en céréales et en paille.

Les semis directs ne connaissent pas le succès sur toutes les fermes. La concurrence des mauvaises herbes est plus intense avec les semis directs qu'avec les sous-semis; voir le chapitre 12, Lutte contre les mauvaises herbes.

Pendant l'année du semis, les systèmes racinaires des cultures fourragères sont peu profonds et plus sensibles à la sécheresse que ceux des peuplements installés. Le stress dû à la sécheresse peut réduire la production à une coupe au lieu de deux, mais il ne réduit généralement pas la densité de peuplement.

Les semis directs effectués sur des loams argileux lourds obligent à apporter plus de soins à la préparation du lit de semence et aux semis. Les sols argileux, surtout lorsque le lit de semence est grumeleux, sont plus vulnérables à la sécheresse pendant la germination, ce qui réduit les chances de réussite de l'établissement. Ils sont également plus vulnérables à l'encroûtement et aux problèmes de levée si les semis sont suivis de fortes pluies.

Autotoxicité de la luzerne

Il est très risqué de semer de la luzerne à la place d'un ancien peuplement de luzerne parce que celui-ci laisse une toxine qui inhibe la germination, le développement des racines et la croissance des nouvelles plantules de la même espèce. C'est ce qu'on appelle l'autotoxicité de la luzerne. Les racines des plants touchés sont gonflées, recourbées et décolorées, et elles n'ont pas de poils absorbants. Les effets ainsi produits sur la croissance des racines peuvent avoir des répercussions importantes sur les rendements pendant toute l'existence du peuplement.

Si l'on resème la luzerne dans les deux ou trois semaines après avoir tué un ancien peuplement, le nouveau peuplement germera mal et sera clairsemé. Un délai plus prolongé permet un établissement complet, mais les toxines peuvent persister pendant six mois et endommager les parties souterraines des nouveaux plants, ce qui limitera les rendements pendant toute la vie du peuplement. Pour obtenir un rendement maximal, si la luzerne a deux ans ou plus, il faut semer un autre type de culture et attendre un an avant de semer à nouveau de la luzerne.

Les toxines ne sont pas présentes la première année après les semis; les semis infructueux ou détruits par l'hiver peuvent donc être resemés sans qu'il y ait risque d'autotoxicité. Cela est valable pour un semis d'été après l'échec d'un semis de printemps, ou un semis de printemps après l'échec d'un semis d'été.

Le semis sous couvert n'est pas recommandé pour augmenter la densité d'un peuplement de luzerne établi, parce que les chances de succès sont très minces. Souvent les nouveaux semis germent, semblent d'abord bien aller, puis meurent au cours de l'été. Il est parfois préférable de semer du trèfle rouge dans les zones clairsemées.

Inoculation

Pour croître normalement, toutes les légumineuses doivent avoir des nodosités productrices d'azote dans leur système racinaire. Ces nodosités sont formées par la bactérie Rhizobium.

Tableau 3-5. Doses d'azote recommandées sur les cultures fourragères vivaces
Cultures Quantité d'azote recommandée
(kg/ha)
Semis de légumineuses ou d'un mélange légumineuse-céréale
Sans culture-abri
0
Avec culture-abri
15
Pâturage non amélioré
50
Graminée de semence
90
Foin ou pâturage
La moitié ou plus de légumineuses
0
Du tiers à la moitié de légumineuses
60
Graminées (moins d'un tiers de légumineuses)
voir le tableau 3-6

100 kg/ha = 90 lb/ac

Pour produire une nodulation adéquate, chaque espèce de légumineuse (luzerne, trèfle, lotier corniculé) a besoin d'une souche de Rhizobium qui lui est propre. Si on sème une légumineuse pour la première fois dans un champ, la semence doit être inoculée avec la souche correspondante de bactérie Rhizobium avant le semis. L'utilisation de semences préinoculées donne des résultats satisfaisants, à condition que l'inoculant soit appliqué pendant la saison en cours. Comme l'inoculant doit être vivant, vérifier la date d'expiration et suivre les avertissements relatifs à la manipulation qui figurent sur l'emballage pour s'assurer d'une fixation adéquate de l'azote. Lorsqu'une légumineuse fourragère est semée régulièrement dans un champ comme culture dans la rotation, ces bactéries sont habituellement présentes dans le sol et elles devraient permettre une bonne nodulation. Le coût de la bactérie Rhizobium est peu élevé si on le compare à celui des semences. En cas de doute sur la présence de la bactérie Rhizobium dans le sol, inoculer les semences.

 

 


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 20 août 2009
Dernière révision : 20 août 2009

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