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Grandes cultures - Travaux de conservationTable de matières
IntroductionCette section présente aux agriculteurs des outils qui peuvent les aider à lutter contre lérosion du sol et à protéger les ressources en eau. Lorsque des particules de sol sont emportées hors du champ ou de la terre, elles entraînent avec elles des éléments nutritifs précieux ainsi que des pesticides et de la matière organique. Les agriculteurs ne peuvent se permettre de subir de telles pertes, ni de sexposer aux répercussions environnementales dun tel lessivage ou balayage.
Figure 1. Lévaluation du degré dérosion dun champ Certaines pratiques de conservation sont coûteuses. Mais il reste quil existe des investissements rentables. Laugmentation des rendements et la diminution des coûts de production permettent parfois en aussi peu que deux ou trois ans de compenser les pertes enregistrées à court terme. Lévaluation du degré dérosion dun champ aide à planifier lutilisation optimale des terres. La préservation du sol ne se limite pas à une série de pratiques comme celles qui sont décrites ici. Les pratiques visent la suppression prudente des excès deau du sol ou offrent une protection contre les vents nuisibles. Toutefois, un bon programme de conservation doit aussi viser un usage judicieux de fertilisants (quil sagisse dengrais commercial ou de fumier), le respect de règles de sécurité dans la manutention des pesticides, lamélioration de lhabitat aquatique et faunique et lentretien des marécages. Les techniques de conservation concourent à protéger la terre et à améliorer son potentiel tout en lui assurant une plus-value. Il est impossible de recommander à lensemble des producteurs de lOntario dadopter une même série de techniques de gestion, car ces dernières doivent être adaptées à chaque terre en culture. De plus, tout programme de conservation doit tenir compte des objectifs que poursuit le producteur. Travaux de conservation - pratiques culturalesCulture en rangs isohypsesDans le cas des pentes douces et courtes, la culture en rangs isohypses, cest à dire la culture en rangs suivant les courbes de niveau, de niveau offre une bonne protection contre lérosion. Labourer et ensemencer les champs perpendiculairement à la pente naturelle crée une série de barrages qui retiennent leau le temps quelle pénètre dans le sol. Sur les pentes allant jusquà 9% dinclinaison, à moins dorages violents, la culture en rangs isohypses permet de réduire lérosion de moitié. La culture en rangs isohypses nexige aucune dépense supplémentaire et peut entraîner des augmentations de rendement de lordre de 5 à 10%. Les coûts liés au carburant et à la machinerie se trouvent également réduits par rapport à la culture dans le même sens que la pente.
Figure 2. Culture en bandes isohypses Commencer à pratiquer la culture en rangs isohypses nest pas difficile. Il faut toutefois sattendre, en raison des irrégularités de la pente, à ce quil ne soit pas toujours possible de rester de niveau. Lors du tracé, il faut adoucir les courbes près des crêtes et des voies de drainage et équarrir les rangs par rapport aux contours des champs pour éliminer les rangs en pointe. Ces ajustements devraient maintenir une pente de 0,5 à 1% le long des rangs. On doit prévoir des voies deau engazonnées ou des terrasses aux sorties de drainage pour amener les eaux de ruissellement jusquau bas de la pente. La culture du maïs et des céréales en bandes alternées isohypses réduit lérosion jusquà 50 % comparativement à une culture dans le sens de la pente. Cette méthode double par ailleurs les limites de longueur de pente indiquées dans le tableau. Parmi les outils qui facilitent le tracé des courbes de niveau, mentionnons des jauges spécialement conçues ainsi que des niveaux à main et stationnaires. On ne bénéficie réellement de tous les avantages de la culture en rangs isohypses que si toutes les opérations se font suivant les courbes de niveau. Voici certaines limites à respecter dans la culture en rangs isohypses : Sur les pentes plus longues, la culture en rangs isohypses peut être efficace si elle est combinée à des méthodes culturales de conservation du sol, à laménagement de terrasses, à la culture en bandes ou à laménagement de bandes tampon le long des courbes de niveau. Lérosion peut être importante là où les tournières sont cultivées dans le sens de la pente. Des bandes engazonnées autour du champ limitent lérosion et permettent de retourner la machinerie. Les augmentations de rendement que procure la culture suivant les courbes de niveau devraient largement compenser les coûts de production liés à lengazonnement des bordures du champ.
Culture en bandesLa culture en bandes consiste à faire alterner des bandes de cultures semées en rangs avec des bandes de céréales ou de fourrages. Cette pratique allie les avantages que procure la culture en rangs isohypses, du point de vue des économies de sol et de lhumidité, aux avantages quoffre la rotation des cultures, du point de vue de la constitution des sols. La culture en bandes se présente sous quatre formes : la culture en bandes isohypses, la culture en bandes en contre-pente, la culture en bandes en contre-pente avec bandes tampon et la culture en bandes contre le vent. Le système à choisir dépend des cultures possibles, du genre dérosion (éolienne ou hydrique), de la topographie et du sol. Culture en bandes isohypsesLes cultures sont disposées par bandes perpendiculairement à la pente naturelle du terrain. Dans la nature, les pentes sont rarement parfaitement uniformes. Aussi faut-il faire des compromis au niveau du tracé des contours. Bien que cela soit difficile à imaginer, si les deux extrémités dune bande sont sur une courbe de niveau, les bandes seront toutes de largeur irrégulière. Il faut dans ces cas songer à alterner les bandes de largeur irrégulière avec une ou plusieurs bandes de largeur régulière. Il importe de mettre tout le temps et lattention nécessaires à la planification des rotations si lon veut sassurer de bien maîtriser lérosion. On recommande lintervention dun spécialiste pour disposer les bandes suivant les courbes de niveau. Culture en bandes en contre-penteIl sagit de la forme la plus courante de la culture en bandes. Ce système maintient des bandes de largeur uniforme perpendiculairement à la pente. Comme la culture en bandes isohypses, ce système réduit lérosion jusquà 75 % par rapport à la culture dans le sens de la pente.
Figure 3. Bordures de champ engazonnées Pour mettre en oeuvre ce type de système, se reporter aux largeurs de bandes recommandées dans le tableau qui suit. On peut modifier ces dimensions pour les adapter à la largeur de léquipement utilisé, notamment celle des semoirs et des pulvérisateurs. Un nombre pair de passages sur chaque bande permet de commencer et de terminer les opérations à la même extrémité du champ. Les bordures engazonnées deviennent une partie intégrante de tout système de culture en bandes en contre-pente. Elles permettent à léquipement daccéder à chaque bande, ralentissent lérosion et offrent un habitat pour les animaux sauvages. Culture en bandes en contre-pente avec bandes tamponDes bandes dherbage ou de fourrage disposées en permanence
entre des bandes dégale largeur de cultures qui sinscrivent
dans une rotation régulière contribuent Des bandes dherbage daussi peu que 4 m (13 pi) de large et ne représentant que 10 % de la surface totale du champ peuvent réduire lérosion jusquà 55 % tout en doublant les limites de longueur de pente aux fins de la culture en contre-pente. Lemplacement des bandes tampon dépend de la rotation des cultures et de la raideur de la pente. Sur des pentes irrégulières, les bandes dherbage sont de largeurs différentes afin que les bandes de cultures annuelles soient quant à elles uniformes. |
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| Auteur : | Le personnel du MAAARO |
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| Date de création : | 30 octobre 2002 |
| Dernière révision : | 09 juillet 2009 |