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Gestion du sol - Propriétés physiques du sol
Table des matières
Le terme propriétés physiques englobe :
Si vous saisissez bien le rôle de ces éléments et leur interaction, vous comprendrez mieux leffet considérable quils ont sur la production de cultures. Texture du solLa texture signifie :
Les particules de sable sont les plus grosses, celles du limon sont plus petites, et celles de largile sont les plus petites.La texture de votre sol influence toutes les autres propriétés physiques du sol, y compris le drainage, la capacité de rétention, sa température, laération et la structure. La texture du sol peut être considérée comme étant une propriété inhérente du sol que lon ne peut pas influencer facilement. Cependant, il vous faut connaître la texture de votre sol et prendre en compte ses limites. (Voir le reste du présent fascicule pour obtenir dautres renseignements sur la gestion de certains types de sols.) Il existe deux façons de déterminer la texture du sol : lexamen sur place de la texture, avec les mains, et lexamen en laboratoire à laide dun hydromètre.
Figure 1. Lexamen du sol à la main, sur place, permet de rapidement identifier la texture du sol. La première étape est de déterminer sa teneur en sable. Frottez un peu de terre dans votre main contient-elle plus ou moins 50 % de sable?
Figure 2. Si la teneur en sable est inférieure à 50 %, ajoutez de leau si nécessaire afin que la terre soit assez mouillée pour être roulée.
Figure 3. Pressez la terre entre votre pouce et le côté de votre index pour former le ruban le plus long possible. Un loam formera seulement un ruban court.
Figure 4. Les sols argileux formeront un ruban beaucoup plus long. Lexamen en laboratoire se base sur le fait que les particules les plus lourdes comme le sable se décantent plus rapidement. Voici un exemple des résultats dun rapport danalyse du sol :
Structure du solLa structure du sol désigne la façon dont les particules texturales (sable, limon et argile) forment des mottes ou agrégats. Les agrégats sont liés par largile et la matière organique. On juge la structure du sol selon sa forme, sa stabilité et sa résistance. La structure a une incidence sur :
Matière organique du solLa matière organique constitue la composante la plus importante du sol. La matière organique :
Figure 5. Les systèmes radiculaires fibreux et denses favorisent le développement dagrégats granulaires stables qui permettent la formation du type de lit de semence qui résiste à lencroûtement. Essayez dinclure des graminées et du fourrage dans votre rotation. La stabilité et la porosité des agrégats du sol sont directement influencées par la proportion de matière organique. Cela se manifeste par une diminution de lencroûtement, une meilleure infiltration deau et un meilleur drainage, un compactage et une érodabilité moins grands et une plus grande capacité de rétention. Les cultures et les autres plantes ont des capacités variables dinfluencer la formation et la stabilité des agrégats :
Accumulation de matière organique (Calcul)On mesure la matière organique dans les 15 premiers centimètres du sol, ou dans la couche arable. Cette «tranche hectare/sillon» pèse environ 2 000 000 kilogrammes. 1% de matière organique pèse donc 20 000 kilogrammes.
Plantes couvre-sol communes*
* la production de matière sèche dépend de plusieurs facteurs liés à la croissance des plantes. Dans le meilleur des cas, une proportion de 20 % seulement de tout résidu se retrouvant dans le sol atteindra la réserve de matière organique. La proportion de 80 % qui reste sintègre aux organismes vivants, est libérée sous forme de gaz durant la digestion ou ne fait pas encore partie du flux de matières organiques. Il faut 5 kilogrammes de résidus pour produire 1 kilogramme de matière organique. 20 000 kg de m.o. x (5 kg de résidus / 1 kg de m.o.) = 100 000 kg résidus (augmentation de m.o. de 1%) Il faut donc 100 000 kilogrammes de résidus des cultures pour faire augmenter la proportion de matière organique du sol de 1%. En se basant sur une production de résidus de 5 000 kilogrammes pour faire le calcul ci-dessus : 100 000 kg de résidus / 5 000 kg de résidus/an = 20 ans Il faudrait 20 ans pour faire augmenter la proportion de matière organique de 1% (à condition que le sol ne soit jamais labouré pour accélérer la décomposition). Il ne faut cependant pas perdre espoir! Le processus est lent, mais il est possible de laccélérer progressivement. Lusage de plantes couvre-sol et de fumier y contribue certainement. Vous devez donc augmenter ou maintenir la teneur de matière organique de votre sol. Si vous ne faites rien et continuez les cultures, la matière organique disparaîtra deux fois plus vite. Température du solLa température du sol correspond à la température de lair, mais avec un certain délai. Plus le sol est profond, moins la température de lair influe sur sa température. Bien que la température de lair ait une grande incidence sur celle du sol, dautres facteurs entrent en ligne de compte. La teneur en eau influence la vitesse du changement de température. Il faut plus de chaleur pour réchauffer un sol mouillé quun sol sec. Lévaporation se déroule en même temps que le réchauffement, absorbant de la chaleur et gardant le sol frais. Le soleil fait également varier la température du sol. Lombre, comme celle de nuages, des mauvaises herbes ou des résidus, diminue le transfert dénergie au sol et à partir du sol. Le gel se produit lorsque la température à la surface du sol tombe sous le point de congélation. La plupart des gels printaniers sont attribuables au refroidissement rapide du sol dans des conditions météorologiques dégagées et calmes. La température de la surface du sol peut être de 4 à 5° C inférieure à celle de lair à 1,5 mètre au-dessus. Lampleur du refroidissement à la surface du sol dans ces conditions dépend de la chaleur du sol au départ et de la vitesse à laquelle la chaleur séchappe du sol.
Figure 6. Les sols foncés absorbent davantage de chaleur; les résidus pâles ont tendance à réfléchir la chaleur, ce qui ralentit le réchauffement du sol. On voit souvent des cultures endommagées par le gel dans les champs fraîchement cultivés, car le travail du sol crée une zone isolante de terre sèche et «gonflée» à la surface du sol. Cette zone bloque la sortie de la chaleur du sol, ce qui permet à la température de chuter suffisamment pour causer des dommages aux cultures, tandis que les zones adjacentes qui nont pas été cultivées ne sont pas endommagées. Les résidus massifs de cultures font également augmenter les dommages aux récoltes attribuables au gel parce quils isolent le sol et empêchent le dégagement de la chaleur accumulée. Le soleil et la teneur deau dans le sol jouent un rôle essentiel dans la détermination de la chaleur accumulée. Disponible dans la version imprimée du fascicule intitulé Gestion du sol
Les pratiques de gestion optimales : Gestion du sol Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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