Le sevrage précoce des veaux de boucherie

Les éleveurs de vaches de boucherie devraient toujours envisager la possibilité d’un sevrage précoce des veaux, en particulier lorsqu’il y a pénurie de pâturage d’été à cause de la sécheresse et du surpâturage. Il est important de se rappeler que les veaux destinés à la production laitière sont tous sevrés à la naissance et coupés du lait ou des aliments d’allaitement à un âge précoce sans préjudice à leur santé ou à leur croissance.

Une meilleure alimentation pour le veau, une baisse très importante des besoins en énergie de la vache et la possibilité de réformer la vache à un poids plus élevé comptent parmi les avantages du sevrage précoce des veaux de boucherie.

Dans de bonnes conditions, les vaches de boucherie ne produisent habituellement que 2,5 à 3,5 livres de matière sèche sous forme de lait et encore moins en période de pénurie d’aliments. La production de cette petite quantité de matière sèche sous forme de lait exige que la vache consomme deux fois plus de nourriture par rapport à une vache tarie. Lorsque la nourriture est rare, il est donc logique d’alimenter directement le veau plutôt que d’offrir d’importantes quantités d’aliments à la vache pour obtenir une faible quantité de lait.

Durant plusieurs années, les veaux de printemps du troupeau de boucherie du Ridgetown College ont été sevrés à 90 jours ou 180 jours selon l’ordre de naissance. L’alimentation complémentaire, constituée d’une ration pour veaux laitiers d’une teneur de 18 % en protéines a été commencée à l’âge d’environ 30 jours. La moitié des veaux ont été sevrés à 90 jours et alimentés à la ration pour veaux, offerte à volonté avec du foin de bonne qualité. L’autre moitié a continué de s’alimenter au pis et à la dérobée.

Les deux groupes ont affiché un taux de croissance semblable. En fait, les veaux restés au pis ont consommé presque autant de rations complémentaires que les veaux sevrés. Le taux de conversion chez les veaux sevrés a atteint environ 4,5 pour 1.

Les mères réformées des veaux sevrés à 90 jours ont systématiquement atteint des poids supérieurs de 100 lb à ceux des vaches ayant alimenté leur veau durant 180 jours et ont été vendues tard à l’automne plutôt qu’au milieu de l’été.

Le seul inconvénient du sevrage précoce observé lors de ces essais a été la tendance des veaux à faire de la panse durant la période qui suivait le sevrage, mais l’apparence de la plupart des sujets s’était rétablie à l’âge de six mois.


Auteur : Dave Murray - conseiller en production animale/MAAARO
Date de création : 25 août 1997
Dernière révision : 25 août 1997

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