Les pâturages d'hiver permettent
d'épargner sur la nourriture pour animaux

Les projets de recherche de la New Liskeard Research Station de l'Université de Guelph ont contribué aux efforts déployés pour explorer l'applicabilité des pâturages d'hiver en Ontario. Les vaches observées lors de cette étude étaient des animaux métissés très robustes, d'environ 1 400 livres, nourris avec une pâture de qualité supérieure et placés dans d'excellents quartiers hivernaux.

Lors de l'expérimentation initiale, les chercheurs Christophe Wand et Jock Buchanan-Smith ont réparti des vaches enceintes taries entre trois groupes expérimentaux, placés soit dans un pâturage d'herbe, un pâturage de légumineuses ou une étable. Les vaches de l'étable étaient nourries avec des balles de fourrage. Les fléoles des prés et les trèfles dominant les pâturages de légumineuses avaient été récoltés à la mi-juillet, ce qui leur avait permis de repousser, et de créer ainsi une réserve de fourrage sur pied pouvant être brouté pendant l'automne. L'essai a débuté le 9 octobre; les pâturages du bétail étaient entourés de fils électriques, qui étaient avancés quotidiennement afin de minimiser le gaspillage et les dommages dus au piétinement. Le rendement et la santé des bêtes étaient surveillés de près.

Les résultats ont stupéfié les chercheurs ainsi que les observateurs! Pendant les deux premiers mois, les vaches des pâturages extérieurs l'ont emporté haut la main sur celles de l'étable (voir figure 1). Ces vaches se sont mises au travail et ont fait ce que les vaches d'élevage à viande font si bien, c'est-à-dire brouter vigoureusement en faisant bon usage des fourrages offerts.

À mesure que décembre avançait, la neige s'accumulait et la température continuait à chuter. Les analyses d'échantillons de fourrage ont démontré que les valeurs fourragères diminuaient étonnamment peu au tout au long de l'essai, et étaient comparables à celles des balles de fourrage données aux vaches de l'étable. Les vaches des pâturages n'ont démontré aucun signe de ralentissement jusqu'à ce que la neige atteigne une hauteur de 25 cm; la quantité d'aliments qu'elles ingéraient a ensuite commencé à décliner. Leur masse corporelle a alors commencé à diminuer, et leur condition physique à se détériorer. Les vaches ont été retirées des champs le 18 décembre.

L'observation de ces vaches au cours de leur vêlage, leur reproduction et leur sevrage a permis de constater que le pâturage d'automne / d'hiver n'avait pas eu d'effet négatif sur les paramètres de production tels que la capacité de vêlage, les taux de conception, la survie du veau ou le poids au sevrage. L'extension de la saison de pâturage a engendré des économies de près de 50 $ par vache, attribuables au coût réduit de la pâture comparativement à celui des balles de fourrage, et à la diminution des coûts reliés à la manutention de litières et de fumier. Des recherches ultérieures ont démontré que les déplacements des clôtures pouvaient être réduits sans dommage à un seul par semaine, ce qui facilite le travail pour les agriculteurs

Le poids de la vache change lors du broutage d'automne

Figure 1: Le poids de la vache change lors du broutage d'automne
Average = Moyenne
Barn = Étable
Grass = Herbe
Legume = Légumineuses

Le broutage à travers la neige

Figure 2: Le broutage à travers la neige


Auteur : Tom Hamilton - chef de programme, Systèmes d'élevage de bovins de boucherie/MAAARO
Date de création : 12 Octobre 2006
Dernière révision : 12 Octobre 2006

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