Pour faire face aux coûts élevés de l'alimentation du bétail

Les souris, les rats, les déversements et le gaspillage de moulée ainsi que les fuites dans les systèmes de distribution des aliments,des tamis de broyeurs à marteaux fissurés ou brisés, des mangeoires endommagées, de l'air humide et nauséabond dans la porcherie,des trémies d'alimentation bouchées, la présence de particules solides de fumier sous les trémies, desécarts de poids importants sur les fiches de classement des porcs de marché, et la liste continue…

Quel est le point commun de tous ces éléments? Ils font tous partie de ce qui occasionne des hausses de coûts dans les exploitations porcines.Il est clair qu'on ne peut pas sauver des montants faramineux lorsqu'on donne aux porcs du maïs cher. C'est en réduisant toutes sortes de petites dépenses qu'on réussira à faire des économies.Ce sera particulièrement important pour l'année qui vient, car les producteurs de porcs auront besoin de faire une gestion serrée de leur entreprise pour s'en sortir.

Voici quelques conseils pour faire face aux coûts élevés des aliments du bétail.Inspecter ses champs pour vérifier l'état et le rendement des cultures, afin d'éviter les mauvaises surprises à la récolte. Tenter d'estimer le tonnage qui sera récolté afin d'évaluer les besoins de la culture pour répondre à l'utilisation de fourrages prévue.Si on prévoit une pénurie de fourrages (ou si l'on sait qu'il y aura pénurie), trouver des solutions pour réduire l'utilisation de ces derniers.On pourra éventuellement réduire le nombre de truies ou réformer les moins performantes, faire abattre les porcelets non viables le plus tôt possible pour ne garder que les porcelets vigoureux qui donneront des porcs de marché viables.

Il est important de connaître le poids des porcs expédiés et de garder un suivi de l'évolution du poids des porcs.Étudier la possibilité d'accroître ses revenus en commercialisant des porcs moins lourds, en concluant d'autres contrats ou en ayant recours à différentes grilles de classement. Consulter la grille de classement de l'Ontario à pour trouver des moyens d'optimiser ses profits.

Consulter aussi lefournisseur de moulée ou de prémélange afin que la ration réponde aux besoins des porcs. Pour ceux qui préparent eux-mêmes leur moulée, il est important de faire analyser la teneur en protéines des nouvelles récoltes et d'utiliser cette information pour équilibrer la ration du troupeau selon les besoins des différents groupes.L'utilisation de valeurs standards pour les grains peut se révéler coûteuse.

Calibrer la moulange et analyser les rations régulièrement.Cette année, une utilisation excessive ou une sous-utilisation de tout ingrédient peut causer des pertes financières si les porcs ne sont pas performants ou si les rations ne sont pas équilibrées.

Entreposage des aliments et des fourrages -S'assurer que les silos et les systèmes d'aération sont bien nettoyés et que les réparations requises pour prévenir le gaspillage des cultures sont effectuées avant le commencement de la récolte. Trouver desmoyens de régler la température des fourrages durant l'entreposage. Ce sera particulièrement important cette année de ne pas perdre de fourrages en raison de mauvaises conditions d'entreposage, ou de faire face à un refus des porcs de s'alimenter parce que le maïs ou le blé est moisi, ce qui peut être une source de problèmes de santé.

Vérifier la présence de fuite, de raccords non étanches et les besoins de réparations dans le système de distribution de la moulée, du silo jusqu'à la trémie. Les fuites d'aliments peuvent attirer les rongeurs qui sont aussi des vecteurs de maladies. Mettre en place un programme de lutte contre les rongeurs pour réduire ce risque.

S'assurer que les trémies d'alimentation fonctionnent bien et sont réglées selon la taille des animaux qui les utilisent. Surveiller l'utilisation et le gaspillage des aliments dans les trémies et les régler au besoin.

Vérifier les systèmes de ventilation, les ventilateurs, les conduites d'entrée et les appareils de chauffage.Vérifier les débits maximums et minimums de ventilation et les réglages du dispositif de verrouillage.Le chauffage excessif des locaux qui contribuent à activer les ventilateurs d'évacuation peut être coûteux.

Demander l'avis des travailleurs dans la porcherie concernant les possibilités de réduire les dépenses.Au cours des réunions de personnel, garder du temps pour parler des suggestions en matière de gestion ou de production, ce qui peut parfois permettre d'économiser sur de petites choses qui s'accumulent et qui sont parfois négligées dans l'exécution des tâches quotidiennes.

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Auteur : Doug Richards, spécialiste de l'engraissement et de la finition des porcs/OMAFRA
Date de création : 09 janvier 2013
Dernière révision : 16 février 2016

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