Questions fréquentes concernant Coxiella burnetii chez les petits ruminants et la fièvre Q chez les humains

1. Qu'est-ce que Coxiella burnetii?

Coxiellaburnetii(C. burnetii) est une bactérie commune chez les animaux domestiques et sauvages du monde entier. Très infectieuse, elle peut se propager des animaux et de leur environnement aux humains. (Rodolakis. 2006. Q fever, state of art: Epidemiology, diagnosis and prophylaxis. Small Ruminant Research)

C. burnetiiest très résistante, notamment à la chaleur et à la sécheresse. Elle survit dans l'environnement pendant de longues périodes, et elle peut être disséminée par le vent et la poussière. Des solutions diluées d'eau de Javel (concentration finale de 0,05 % d'hypochlorite), de 5 % de peroxyde ou de 1/100 de LysolMD peuvent être des désinfectants efficaces. Dans le lait, les bactéries sont détruites par la pasteurisation à haute température. (Q fever. 2007. Center for Food Security & Public Health, http://www.cfsph.iastate.edu/Factsheets/pdfs/q_fever.pdf; Centers for Disease Control and Prevention, 2011, http://www.cdc.gov/qfever/)

Au Canada, chez les animaux, l'infection à C. burnetii n'est pas une maladie à déclaration obligatoire au fédéral. (Agence canadienne d'inspection des aliments, 2011, http://www.inspection.gc.ca/animaux/animaux-terrestres/maladies/declaration-obligatoire/fra/1303768471142/1303768544412)

En Ontario, les laboratoires vétérinaires et les vétérinaires qui font affaire avec un laboratoire situé hors de la province doivent aviser le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation (MAAO) de tout diagnostic de C. burnetii. Le MAAO travaillera avec le vétérinaire du troupeau et l'éleveur pour répondre à toutes leurs questions sur C. burnetii et pour parler des pratiques de biosécurité visant à limiter la dissémination de la maladie. Comme C. burnetii peut se propager des animaux aux humains, le MAAO travaillera également avec les représentants de la santé publique pour évaluer les risques encourus par les personnes qui y sont exposées, pour répondre à toutes leurs questions et pour les encourager à consulter leur médecin de famille si elles s'inquiètent pour leur santé. (Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation de l'Ontario, 2013, http://www.omafra.gov.on.ca/french/food/inspection/ahw/aha-regs-guidelines.htm)

2. Quelles espèces animales peuvent être infectées par C. burnetii?

Les infections de C. burnetii semblent fréquentes chez les bovins, les moutons et les chèvres. Cependant d'autres espèces comme les chats, les chiens, les lapins, les chevaux, les porcs, les rongeurs, les animaux sauvages, les oiseaux et les tiques sont souvent infectés et sont susceptibles de propager la bactérie à d'autres animaux ainsi qu'aux humains. Il est difficile de prévenir les infections chez les animaux et au Canada, il n'existe ni programme de contrôle formel, ni vaccin homologué. (Site Web des Centers for Disease Control and Prevention, 2011, http://www.cdc.gov/qfever; ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario, 2003, http://www.health.gov.on.ca/fr/public/publications/disease/qfever.aspx)

3. Quels sont les signes de l'infection à C. Burnetii et de la maladie chez les animaux?

La plupart des animaux ne montent aucun signe de maladie; cependant les brebis et les chèvres infectées peuvent avorter à la fin de la gestation ou donner naissance à des petits mort-nés ou faibles. Les chattes et les chiennes gravides peuvent également avoir une mise bas anormale. Le traitement individuel des animaux aux antibiotiques ne permet pas de réduire efficacement l'excrétion des bactéries, et il n'a pas été démontré qu'il réduisait le nombre d'avortements. (Rodolakis. 2006. Q fever, state of art: Epidemiology, diagnosis and prophylaxis. Small Ruminant Research)

4. Dans quelles sécrétions animales les bactéries sont-elles excrétées?

Les animaux infectés excrètent de grands nombres de bactéries dans le placenta et dans les liquides libérés au moment de l'avortement ou de la mise bas normale. Ils les excrètent en plus grande quantité lorsque la naissance est anormale. Les bactéries C. burnetii sont également présentes dans le lait, les excréments solides, le sperme et l'urine, que ce soit après une mise bas anormale ou chez des animaux infectés ne présentant aucun signe de maladie. Lorsque les liquides sèchent, les bactéries sous forme de spores peuvent survivre dans la poussière pendant de longues périodes. (Rodolakis. 2006. Q fever, state of art: Epidemiology, diagnosis and prophylaxis. Small Ruminant Research; Rousset, et al. 2009.Coxiellaburnetiishedding routes and antibody response after outbreaks of Q fever-abortion in dairy goat herds.AppliedEnvironmentalMicrobiology)

5. Quelle est la durée de l'excrétion des bactéries sous ces formes?

L'excrétion est à son maximum juste après la mise bas et décroît ensuite généralement, mais cela dépend des espèces. C. burnetii peut être présente dans les écoulements vaginaux pendant 14 jours chez les chèvres et jusqu'à 71 jours chez les brebis. Dans le fumier, l'excrétion des bactéries peut durer 20 jours chez les chèvres, 8 jours chez les brebis et 14 jours chez les bovins. Dans le lait, les bactéries peuvent être présentes pendant 2 mois chez les chèvres et les brebis, mais par intermittence; l'excrétion est persistante et peut durer 13 mois chez les bovins. Les durées d'excrétion mentionnées ici sont les plus longues ayant été observées lors du suivi de troupeaux infectés naturellement ou expérimentalement. (Arricau-Bouvery and Rodolakis. 2005. Is Q fever an emerging or re-emerging zoonosis? Veterinary Research)

6. Comment les bactéries C. burnetii infectent-elles les humains?

Le plus souvent, les humains contractent la fièvre Q en respirant l'air contaminé par C. burnetii en provenance d'animaux ayant avorté ou mis bas; cependant l'organisme peut également provenir de matières asséchées contaminées qui sont soulevées lors du nettoyage des étables ou de l'épandage du fumier. Les humains peuvent également être infectés par contact direct entre les matières contaminées (tissus, liquides, laine, paille, fumier, etc.) et les abrasions cutanées ou les muqueuses (par ex. éclaboussures de matières infectées dans les yeux), par la consommation de lait non pasteurisé ou par des piqûres de tiques; cependant la plupart des infections sont contractées par l'inhalation d'air contenant des bactéries. Chez l'humain, l'infection peut être déclenchée par un très petit nombre d'organismes. (Q fever. 2006. Center for Food Security & Public HealthFactsheet, http://www.cfsph.iastate.edu/FastFacts/pdfs/qfever_F.pdf; Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail, 2009, http://www.cchst.ca/oshanswers/diseases/qfever.html; Australian Q feverRegister, Meat and Livestock Australia, 1997,

7. Qu'est-ce que la fièvre Q?

La fièvre Q (ou fièvre du Queensland) est la maladie qui est causée par C. burnetii chez l'humain. Elle est présente dans le monde entier à l'exception de l'Antarctique et peut-être de la Nouvelle-Zélande. (Q fever. 2006. Center for Food Security & Public Health Factsheet, http://www.cfsph.iastate.edu/FastFacts/pdfs/qfever_F.pdf)

8. Quels sont les signes de la fièvre Q chez l'humain?

Chez la plupart des personnes (jusqu'à 60 %), la fièvre Q ne se manifeste par aucun signe. Dans environ 38 % des cas, elle provoque une maladie subite (forme « aiguë » de la fièvre Q) avec des symptômes semblables à ceux de la grippe : forte fièvre, maux de tête, fatigue, douleurs musculaires, maux de gorge, frissons, douleurs thoraciques et occasionnellement pneumonie. De façon générale, les gens tombent malades deux à quatre semaines après avoir été en contact avec la bactérie. La maladie dure habituellement une à deux semaines et prend fin spontanément. Environ la moitié des personnes atteintes de la fièvre Q « aiguë » sont assez malades pour consulter un médecin. La forme chronique de la fièvre Q (infection persistant plus de six mois) touche 2 % des personnes infectées; c'est une affection peu commune et grave. Elle apparaît plus souvent chez les personnes immunodéficientes ou dont les valvules cardiaques sont déjà endommagées. Les résultats des recherches sont peu concluants pour ce qui est des effets de l'infection de la fièvre Q sur les femmes enceintes et leur fœtus. La doxycycline, un antibiotique, constitue le premier mode de traitement des personnes gravement atteintes. Les personnes qui se rétablissent entièrement d'une infection peuvent être immunisées à vie contre de nouvelles infections pour le reste de leur vie. Si vous avez des inquiétudes pour votre santé, veuillez consulter votre médecin. (Site Web de l'Agence de la santé publique du Canada, 2011, http://www.phac-aspc.gc.ca/lab-bio/res/psds-ftss/coxiella-burnetii-fra.php; Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail, 2009, http://www.cchst.ca/oshanswers/diseases/qfever.html; Q fever. 2007. Center for Food Security & Public Health, http://www.cfsph.iastate.edu/Factsheets/pdfs/q_fever.pdf; site Web du ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario, 2003, http://www.health.gov.on.ca/fr/public/publications/disease/qfever.aspx)

9. Quelle est la prévalence de C. burnetii chez les ruminants et de la fièvre Q chez les humains en ontario?

En 2009, on a prélevé des échantillons dans les réservoirs à lait d'environ 28 % des éleveurs de vaches laitières et d'environ 95 % des éleveurs de chèvres laitières de l'Ontario, et on y a recherché la présence de C. burnetii. Au niveau des troupeaux, la prévalence de C. burnetii était de 62 % dans le lait de vache cru et de 24 % dans le lait de chèvre cru. Selon les résultats d'une étude effectuée sur 148 élevages de l'Ontario en 2013, la proportion des troupeaux de moutons et de chèvres comportant au moins un animal séropositif pour les anticorps de C. burnetii était respectivement de 42 % (21/50) (moutons de boucherie), 64 % (14/22) (brebis laitières), 44 % (15/34) (chèvres de boucherie) et 79 % (33/42) (chèvres laitières). La proportion des employés agricoles présentant des signes sérologiques d'une ancienne infection à C. burnetii était de 67 % (116/172). (Meadows et al. 2013.Seroprevalence of Q fever (Coxiellaburnetii) and associated risk factors in Ontario sheep flocks, goat herds and their farm workers. Proceedings of the Small Ruminant Research Day, January 31st, 2013, University of Guelph, Ontario; ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario, 2009)

La fièvre Q est une maladie à déclaration obligatoire en Ontario. Entre l'an 2000 et 2010, le nombre de cas déclarés chez les humains a varié de 1 à 12 cas par an, avec une moyenne de 6 cas par an. (Ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario, 2011).

10. Quelles sont les chances de contracter la fièvre Q?

La fièvre Q constitue un risque professionnel pour les travailleurs qui sont en contact avec les animaux, les produits ou les déchets animaux . Les personnes à risque sont les agriculteurs, les employés agricoles, les vétérinaires, les travailleurs des abattoirs, les tondeurs, les laitiers, les entrepreneurs en bâtiment et les employés de laboratoire. La plupart des infections humaines sont liées à une exposition à des bovins, des moutons ou des chèvres, notamment lorsque certains de ces animaux ont récemment mis bas; l'exposition à des mises bas anormales (avortements, naissances de petits mort-nés ou faibles) accroît les risques d'infection chez l'humain. Moins souvent, les infections chez l'humain peuvent être associées à des chats, des chiens ou d'autres espèces animales. Bien que les personnes en bonne santé puissent contracter la forme aiguë de la fièvre Q, celles qui risquent le plus de contracter la forme chronique sont celles qui ont des problèmes de valvules cardiaques ou dont le système immunitaire est déficient. On peut être exposé aux bactéries par inhalation lors de la traite si un animal infecté a mis bas à une date récente (délai de 14 jours, mais pouvant peut-être atteindre 28 jours). (Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail, 2009, http://www.phac-aspc.gc.ca/lab-bio/res/psds-ftss/coxiella-burnetii-fra.php; Q fever. 2007. Center for Food Security & Public Health, http://www.cfsph.iastate.edu/Factsheets/pdfs/q_fever.pdf)

11. Court-on plus de risque de contracter la fièvre q auprès des petits ruminants que des bovins?


La provenance exacte de l'infection à la fièvre Q chez l'humain est souvent inconnue; cependant les chèvres et les moutons sont plus souvent en cause que les autres espèces animales, probablement à cause du nombre plus élevé de bactéries qui sont excrétées dans les liquides libérés pendant la mise bas. (Rodolakis. 2006. Q fever, state of art: Epidemiology, diagnosis and prophylaxis. Small Ruminant Research)

12. La fièvre q peut-elle se transmettre d'une personne à l'autre?

La transmission d'une personne à l'autre se produit rarement, peut-être jamais. (Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail, 2009, http://www.cchst.ca/oshanswers/diseases/qfever.html)

13. Existe-t-il un vaccin pour protéger les animaux de l'infection à C. burnetii?

Le vaccin CoxevacMD (CEVA Santé animale) est provisoirement homologué pour l'utilisation chez les bovins et les chèvres en Europe. Une étude récente a démontré qu'il faisait diminuer le nombre d'avortements dus à C. burnetii et les quantités de bactéries excrétées. Les animaux reproducteurs de remplacement non exposés doivent être vaccinés chaque année avant la reproduction. (Hogerwerf et al. 2011. Reduction of Coxiellaburnetii prevalence by vaccination of goats and sheep, the Netherlands. Emerging Infectious Diseases)

Bien que le vaccin ne soit pas homologué au Canada, les vétérinaires peuvent y avoir accès en faisant une demande au Centre canadien des produits biologiques vétérinaires (Agence canadienne d'inspection des aliments). Le vétérinaire du troupeau doit écrire une lettre où il indique le nom du propriétaire, l'emplacement de l'exploitation où le vaccin doit être utilisé, l'espèce animale à vacciner et le motif de la décision d'utiliser le vaccin CoxevacMD (par ex. incidence de la maladie, résultats de tests, mesures de prévention prises jusqu'à cette date). Au Canada, il y a un délai d'attente de 60 jours pour la production de viande après la vaccination.

14. Et la vaccination chez l'humain?

Il existe un vaccin contre la fièvre Q en Australie (Q-VAXMD, CSL). Avant de vacciner un sujet avec Q-VAX, on doit effectuer une analyse de sang et un test cutané pour s'assurer qu'il n'est pas déjà immunisé contre la fièvre Q, faute de quoi le vaccin peut provoquer une réaction grave. Si les deux résultats sont négatifs et si le sujet n'est pas allergique aux œufs, on peut le vacciner avec Q-VAX. Cependant ce vaccin n'est pas facilement disponible au Canada. (Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail, 2009, http://www.cchst.ca/oshanswers/diseases/qfever.html)

15. Si la présence de c. Burnetii est soupçonnée ou confirmée dans un troupeau, quelles informations le communiquer à ses employés et aux fournisseurs de services qui visitent l'exploitation?

Si la présence de C. burnetii est connue ou soupçonnée dans un troupeau, en particulier quand il y se produit des avortements, les propriétaires ont l'obligation de renseigner leurs employés sur la fièvre Q et d'informer les fournisseurs de services du risque de maladie.

16. Quelles précautions personnelles peuvent prendre les employés travaillant avec les ruminants, notamment les petits ruminants?

Les personnes qui travaillent avec les petits ruminants peuvent ou doivent prendre plusieurs mesures de protection.

  • Lors de la mise bas de chevreaux et d'agneaux, toujours porter des gants et des manches jetables pour manipuler les nouveau-nés et les produits libérés lors de la mise bas. De préférence, celle-ci doit avoir lieu à l'intérieur, à l'abri du vent et dans un endroit qui peut être entièrement nettoyé et désinfecté.
  • Se laver les mains soigneusement et plusieurs fois par jour avec un savon désinfectant efficace, après tout contact avec les animaux et avant de regagner la maison, de manipuler des aliments ou de fumer.
  • Nettoyer le matériel pour éliminer toute trace de fumier, d'urine, de lait ou d'autres liquides organiques, et le désinfecter lorsque c'est possible.
  • Laisser dans la grange tous les vêtements protecteurs qui y ont été portés (y compris les chapeaux), et les enlever avant de rentrer dans la maison ou d'aller ailleurs. Laver les vêtements dans une eau à haute température et les sécher comme dans une buanderie.
  • Les visiteurs doivent porter une combinaison pour la ferme, ou une combinaison fraîchement lavée, et des bottes ou des chaussures désinfectées. Ils ne doivent pas visiter les brebis ni les chèvres qui mettent bas.
  • Ne consommer que du lait ou des produits laitiers pasteurisés.
  • Les femmes enceintes et celles les plus à risque de contracter la fièvre Q ne doivent pas assister à la mise bas des agneaux ou des chevreaux, et elles doivent éviter le contact avec les moutons et les chèvres pendant la saison de la mise bas. Les autres personnes à risque sont les bébés et les jeunes enfants, les personnes âgées et celles dont le système immunitaire est affaibli.
  • Ne pas laisser les animaux sauvages ou de compagnie manger les produits libérés lors de la mise bas. Ensevelir et composter ces produits, ou les éliminer dans un récipient fermé.
  • Nettoyer et désinfecter régulièrement les aires de mise bas pour prévenir l'accumulation de matières qui peuvent être contaminées.
  • Maintenir l'isolement du troupeau, c'est-à-dire ne pas acheter, louer ou emprunter d'animaux. La participation à des expositions agricoles et à des ventes de bétail peut aussi poser un risque pour la santé du troupeau.
  • Dans les cas d'avortements et de naissances d'animaux mort-nés, communiquer avec votre vétérinaire pour en connaître la cause.
  • Informer le secteur agricole pour le sensibiliser à C. burnetii et à la fièvre Q.

Si la présence de la fièvre q est connue ou soupçonnée dans un troupeau

  • Communiquer avec le vétérinaire du troupeau pour lui demander des conseils sur les mesures de contrôle visant à protéger la santé de votre famille.
  • Pour assister aux naissances ou aux avortements, porter un masque N95 ou plus, des gants et des vêtements de protection. Le masque N95 doit être bien ajusté; à cet effet, communiquer avec un bureau de la santé publique ou avec un service de santé et sécurité au travail de Santé et sécurité Ontario.
  • Ensevelir et bien composter les placentas et les fœtus avortés (conformément à la réglementation locale). Ne pas les brûler, ce qui pourrait accroître le risque de dissémination d'aérosols.
  • Isoler les femelles qui ont avorté jusqu'à ce que les écoulements cessent; restreindre l'accès à ces aires d'isolement.
  • Restreindre l'accès aux étables abritant des animaux infectés; l'interdire notamment aux bébés et aux enfants, aux femmes enceintes, aux personnes âgées ou à celles dont le système immunitaire est déficient.
  • Dans les exploitations touchées, composter complètement le fumier pendant au moins 90 jours avant de l'épandre. Ne pas épandre le fumier s'il vente. Ne pas épandre le fumier sur les pâturages.

(Q Fever-The Basics. 2010. Collège de médecine vétérinaire de l'Ontario; Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail, 2009 http://www.ccohs.ca/oshanswers/diseases/qfever.html; Q fever: information for farmers. 2010.

17. Si vous vous inquiétez pour votre santé, que devez-vous faire?

Si votre santé vous inspire la moindre inquiétude, veuillez communiquer avec votre médecin ou avec le bureau de santé publique pour parler du risque d'infection par la fièvre Q. Nous vous recommandons de leur remettre le présent document.


Auteur : Dr Jocelyn Jansen - Unité des sciences et des politiques vétérinaires, ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation de l'Ontario; Dre Paula Menzies - Department of Population Medicine, Collège de médecine vétérinaire de l'Ontario; Dre Catherine Filejski - Section des politiques et programmes en matière de maladies infectieuses, ministère de la Santé et des Soins de longue durée
Date de création : 04 avril 2013
Dernière révision : 10 mars 2016

Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca