Ministère
de lAgriculture, de lAlimentation et des Affaires rurales - Priorities
de la Recherche : Priorités en 2008-2012:
|
Bioéconomie
et usages industriels
Table des matières1.0 Description et portée
du thème 1.1
Description du thème 1.2
Composantes du thème 1.3 "Mappage"
du thème de la bioéconomie et des usages industriels 2.0
Contexte et historique du thème 2.1
Contexte et historique 2.2
Hypothèses clés 2.3
Tendances 2.4 Possibilitiés 2.5
Enjeux et obstacles 2.6 Compantes
habilitantes du thème 2.7
Interdèpendances et liens avec le thème 3.0
Domaines de recherche et priorités associés au thème 3.1
Description des domaines de recherche 4.0 Facteurs
de succès déterminants 4.1
Description des facteurs de succès déterminants 5.0
Autres considérations et recommandations connexes 1.0 Description
et portée du thème1.1 Description
du thème -
On entend par "
bioéconomie " l'échange de produits manufacturés
(en tout ou en partie) à partir de ressources tirées de la biomasse
renouvelable. À cet égard, la bioéconomie fait partie intégrante
de l'économie d'ensemble. Bien que les ressources de la biomasse renouvelable
puissent provenir de sources agricoles, forestières ou marines, le présent
thème se rapporte à la portion de la bioéconomie qui émane
ou pourrait émaner de la biomasse agricole. La " bioéconomie
" sous-entend que la biomasse destinée à la consommation humaine
ou animale et la biomasse non destinée à la consommation humaine
ou animale pourraient être le fondement d'une activité à valeur
ajoutée sur un ou plusieurs marchés, et pourraient contribuer à
la croissance compétitive et aux stratégies de prospérité
d'une région donnée. À court terme et peut-être dans
un avenir prévisible, il est probable que les bioproduits soient fabriqués
à partir de mélanges de biomasse et de matières conventionnelles.
Par conséquent, la biomasse et les matières biologiques conventionnelles
font dès à présent et continueront de faire partie d'une
même chaîne matérielle. Dans des mesures différentes,
la biomasse sera intégrée aux chaînes matérielles à
la place des matières provenant actuellement des combustibles fossiles,
et servira à fabriquer des produits dotés d'une valeur commerciale
réelle. -
On entend par " usages industriels
" la transformation de biomatériaux en matières biologiques
destinées à être utilisées dans la fabrication ou dans
des systèmes énergétiques. Par conséquent, ce thème
demande la considération des technologies de transformation primaire et
secondaire grâce auxquelles la biomasse est transformée; ces technologies
peuvent faire appel à des procédés de valorisation biologiques,
chimiques, mécaniques, thermiques ou autres. Les " usages industriels
" supposent aussi la nécessité de prendre en compte la proximité
de la biomasse d'origine agricole pour les utilisateurs industriels, l'existence
d'une infrastructure appropriée de transport et de stockage, ainsi que
la facilité ou la difficulté relative de substituer un bioproduit
particulier à un produit concurrent synthétique (souvent fabriqué
avec des combustibles fossiles) pour un usage industriel. -
Le
thème " Bioéconomie et usages industriels " englobe
trois grands domaines d'intérêt, lesquels concernent tous l'utilisation
de biomasse d'origine agricole pour produire un type quelconque de bioproduit.
Voici les trois principales catégories de produits qui sont traitées
dans le présent rapport : -
Biomatériaux
: Ils comprennent les bioplastiques, les mélanges à base
de biomasse, les composites de fibre naturelle, les nanocomposites à base
de biomasse, les biomousses, le biocaoutchouc, les peintures et enduits à
base de biomasse, les bioadhésifs, les encres bio et les fibres naturelles,
ainsi que les produits finaux résultants (p. ex., textiles, moquettes,
tapis), les composants rigides (p. ex., carreaux, panneaux, poutres et poteaux,
tubes et tuyaux, tubages ou autres produits moulés) ou les produits granulés
(p. ex., copeaux, granulats, poussière). -
Produits
biochimiques : Produits chimiques industriels (p. ex., nettoyants, lubrifiants,
matériaux d'étanchéité, solvants), produits biochimiques
intermédiaires (p. ex., éthylène), intrants chimiques/matières
biologiques pour la production d'autres produits (p. ex., huiles, phénols,
résines) ou produits biotechnologiques qui sont constitués au moins
en partie d'un organisme ou d'un composant biologique (p. ex., enzymes, sondes
moléculaires, microbes, levures, bactéries). - Bioénergie
: matières biologiques énergétiques (p. ex., éthanol,
méthanol, butanol, biodiésel, bio-huile, biogaz, pastilles, combustibles
de déchets de bois) et les produits finaux (p. ex., électricité,
énergie thermique).
-
Exclusion des produits nutraceutiques et des aliments fonctionnels:
Les biomatériaux et les produits biochimiques ont également de nombreuses
applications dans les soins de la santé, où ils doivent montrer
une compatibilité prouvée avec l'utilisation directe dans ou sur
le corps humain. L'étude de ce thème exclut les nutraceutiques et
les aliments fonctionnels qui sont pris en considération sous le thème
de la santé par l'alimentation. Toutefois les produits biopharmaceutiques
et les cosmétiques sont considérés sous le thème de
la bioéconomie et usages industriels. -
La
matière biologique désigne la biomasse qui est destinée
à être utilisée dans la transformation et à être
soumise à un type quelconque de transformation, en vue de la préparer
à un usage particulier dans des procédés de fabrication ou
de production d'énergie. Les résidus des cultures agricoles conventionnelles
(y compris les cultures vivrières) sont souvent appelés " déchets
" et sont considérés comme une source éventuelle de
biomasse pour des bioproduits. Entre autres matières biologiques, mentionnons
aussi les débits de coproduits de bioénergie tels que les sous-produits
de valeur faible ou négative qui proviennent des industries des biocombustibles
lignocellulosiques (ainsi que des industries des pâtes et papiers), le glycérol
brut provenant des industries naissantes du biodiésel, les drêches
de distillerie avec solubles provenant de l'industrie de l'éthanol de maïs,
les tourteaux de soya et de canola (issus de l'industrie des huiles de soya et
de canola), le CO2, les flux de déchets de la transformation des aliments
et les cultures énergétiques telles que le chanvre ou le miscanthus.
L'étude du présent thème inclut expressément ces sources
de matière biologique, de même que les " déchets "
de sources non agricoles comme les flux de déchets solides des municipalités.
Le mélange de ces matériaux avec des matières biologiques
agricoles pourrait représenter l'approche la plus rentable dans la fabrication
des bioproduits. -
Souplesse définitionnelle
: Le MAAARO permet une certaine souplesse définitionnelle afin de promouvoir
un système d'innovation plus ouvert (p. ex., fournir à la recherche
et au développement (R et D) la souplesse nécessaire pour envisager
des synergies entre les usages industriels et les usages alimentaires/combustibles),
par exemple l'utilisation du CO2 issu de la production d'éthanol comme
promoteur de croissance dans les serres ou comme matière biologique potentielle
pour les plastiques polycarbonates. On inclut également la R et D sur les
produits biopharmaceutiques, les nutraceutiques, les aliments fonctionnels et
les cosmétiques si elle peut améliorer l'aspect économique
d'une bioraffinerie existante (p. ex., usine d'éthanol, de biodiésel,
de produits biochimiques). - Concept de la durabilité
: Les bioproduits présentent des avantages potentiels considérables
sur le plan de la durabilité (environnementale); ces avantages sont liés
au caractère renouvelable de la matière biologique, à l'activité
post-ferme, à la conversion, à l'utilisation et à l'élimination
du produit, ainsi qu'aux effets de ces activités. Il est nécessaire
de produire des données comparatives solides afin d'aborder les normes
vertes des bioproduits industriels et de promouvoir la confiance du public. Cependant,
il ne faudrait pas présumer automatiquement que ces avantages, bien qu'ils
soient utiles, fassent partie de la définition des bioproduits.
1.2
Composantes du thèmeChoix stratégiques
- Voici des choix stratégiques qui sont des éléments clés
pour progresser dans le domaine thématique " Bioéconomie et
usages industriels " : -
Le concept de l'économie hybride
- Fondé sur la coexistence de produits d'origine bio et non bio, et de
produits qui sont eux-mêmes des mélanges de matières biologiques
bio et non bio. -
Focalisation sur des produits à valeur
ajoutée supérieure, lesquels sont censés être des marchés
à créneaux ayant une valeur client considérable. Le comité
d'experts a conclu que le secteur agricole de l'Ontario a plus de chances d'être
compétitif sur ces marchés que sur des marchés de produits
de base. -
Le concept de l'utilisation totale des matières
biologiques et des résidus - Le résidu d'un procédé
peut constituer un intrant ou une matière biologique dans un autre procédé.
L'objectif final doit être l'utilisation totale de la biomasse, sans créer
de " déchets ", ce qui apporte des avantages à la fois
sur le plan des affaires/du commerce et sur celui de l'environnement. -
Perspective de la chaîne de valeur - Adoption d'une perspective "
de la matière biologique au produit ", selon laquelle les investissements
en recherche seraient évalués. -
Promotion des avantages
et des possibilités auxquels l'Ontario accède en pénétrant
des marchés ethniques, à créneaux et à identité
préservée. -
Confirmation du fait que la meilleure
stratégie compétitive mondiale consiste à consolider l'excellence
et les relations avec les entreprises partenaires, à préserver l'identité
et à commencer avec le consommateur final. Infrastructure
clé : -
Capacité de recherche existante,
tant dans les établissements publics que dans l'industrie privée.
Les centres d'excellence, sur lesquels l'industrie et le monde universitaire peuvent
compter, sont également des éléments clés de l'infrastructure.
-
Infrastructure de fabrication. -
Capacité
productive agricole, y compris l'utilisation accrue des terres marginales (terres
autres que celles des catégories un ou deux). -
Infrastructure
de réseautage et d'établissement de relations, en particulier à
travers les secteurs et les disciplines. 1.3
"Mappage" du thème de la bioéconomie et des usages industriels
Étant
donné la nature complexe et non linéaire des composantes du thème
" Bioéconomie et usages industriels ", le mappage du " système
" est lui aussi un processus très complexe. Une version très
simple du système est présentée ci-dessous. Le mappage
de débouchés ou de produits individuels constituerait une méthode
plus productive. Cette opération devrait être accomplie au début
de l'étude de chaque débouché, dans le but d'évaluer
les chances de succès de chaque perspective et les éléments
qui sont requis pour ce débouché particulier. Elle permettrait aussi
de reconnaître les actifs pouvant exercer une influence sur les débouchés
et les obstacles devant être aplanis ou contournés (si possible). Figure
1. 
Texte
à insérer dans les liens de description correspondant aux deux figures 2.0
Contexte et historique du thème
2.1
Contexte et historique -
Le MAAARO a
besoin que les priorités du thème de la bioéconomie soient
intégrées aux priorités des sept autres thèmes en
un programme de recherche multithématique suivant un horizon temporel d'environ
cinq ans. -
Jusqu'à présent, les projets de recherche
consacrés au thème de la bioéconomie et des usages industriels
n'ont pas représenté une part importante des programmes de recherche
du MAAARO. Par conséquent, le contexte est bien défini pour entreprendre
une étude plus intensive de ces possibilités dans l'avenir et souligne
la nécessité pour le MAAARO de modifier les programmes et les procédés
existants afin d'y incorporer les considérations et les caractéristiques
associées au présent thème. 2.2 Hypothèses
clés -
L'économie ontarienne
continuera de faire face à des difficultés économiques. Il
est prévu que les coûts de l'énergie resteront élevés
dans un avenir prévisible. La mondialisation des marchés se poursuivra.
-
Même si certains marchés de produits de base montrent
une vigueur continue (p. ex., céréales), l'Ontario aura de plus
en plus de mal à faire concurrence sur la plupart des marchés à
faible valeur ajoutée. Par conséquent, c'est sans doute en se tournant
vers des produits à forte valeur ajoutée que l'Ontario aura le plus
de chances de réussir. -
L'Ontario possède d'importantes
ressources agricoles qui restent disponibles pour la production d'un éventail
diversifié de produits, y compris des produits alimentaires, des aliments
pour animaux et des bioproduits. -
Le climat est un facteur qui
demeure en grande partie incontrôlable dans le cycle de production, mais
il limite au lieu d'éliminer les débouchés. -
La production agricole en Ontario continuera d'augmenter et certaines questions
connexes telles que l'empiètement urbain, les incidences environnementales
des opérations agricoles et la proximité des installations de production
et de transformation par rapport aux marchés demanderont une attention
constante. L'avantage pour le secteur agricole de l'Ontario devrait résider
dans (au moins) l'un des critères associés à la recherche
sous ce thème. 2.3 Tendances
-
L'économie ontarienne subit des changements considérables,
dans le secteur agricole et ailleurs. La chaîne de valeur au complet (de
la matière biologique au produit fini) devient plus rigoureusement intégrée,
ce qui demande une collaboration plus étroite entre le secteur agricole,
les chercheurs et les innovateurs travaillant dans de multiples secteurs, et la
capacité réceptrice. Les exigences d'intégration et de collaboration
doivent être incorporées aux programmes de recherche du MAAARO qui
appuient le thème. -
Le milieu des politiques publiques visant
les bioproduits de l'Ontario se fera plus complexe à mesure que d'autres
territoires de compétences défendront et adopteront des normes "
vertes " et que les avantages possibles (ainsi que les problèmes non
résolus) associés aux bioproduits continueront d'attirer l'attention.
2.4 Possibilités
-
Le MAAARO
peut tirer une valeur maximale de la bioéconomie s'il mise sur les possibilités
suivantes : -
Les produits à forte valeur ajoutée,
souvent associés à des marchés à créneaux,
plutôt que les marchés de produits de base mondiaux à faible
valeur ajoutée sur lesquels l'Ontario a de plus en plus de mal à
faire concurrence. -
Des marchés locaux/intérieurs
et des marchés internationaux (p. ex., produits énergétiques
pouvant être utilisés à l'intérieur de la province
pour déloger des produits énergétiques qui viennent d'autres
territoires). -
Dans un proche avenir, les bioproduits qui réunissent
des intrants conventionnels et bio, en particulier des intrants bio issus de résidus
ou de " déchets " qui sont associés à l'agriculture,
à des boisés du sud, aux déchets solides municipaux ou à
la fabrication exigeante en fibres. -
À plus long terme,
les bioproduits appartenant à n'importe laquelle des sous-catégories
du thème (biomatériaux, produits biochimiques, bioénergie)
qui peuvent répondre à un besoin du marché de façon
compétitive au point de vue des coûts en apportant un avantage concurrentiel
à l'Ontario et offrir des avantages au secteur agricole de la province.
-
Le potentiel novateur des petites et moyennes entreprises (PME),
ainsi que des grandes institutions de l'industrie et de la recherche. -
Devenir un chef de file mondial en créant un contexte de politique publique
qui soutienne le développement et le lancement de bioproduits sans négliger
la nécessité de rendre des comptes en ce qui concerne l'utilisation
des fonds publics, la protection de la santé et de la sécurité,
et le besoin de protection/d'amélioration sur le plan environnemental. 2.5
Enjeux et obstacles -
Les possibilités
de la bioéconomie doivent être attestées : La bioéconomie
naissante, qui fait simplement partie de l'économie en général,
pourrait contribuer à la prospérité de la province, mais
ces possibilités ne sont pas encore attestées. Il serait à
conseiller de mener un examen visant à jauger les domaines présentant
le plus de possibilités pour l'Ontario afin d'orienter les décisions
annuelles de financement de la recherche. -
Certaines composantes
habilitantes manquent encore : Certaines bases (mais pas toutes) sont déjà
en place pour exploiter les possibilités de la bioéconomie. Les
plus importantes composantes à mettre en place sont celles-ci : 1) des
structures et des procédés organisationnels qui permettront d'accélérer
l'exploitation des débouchés en Ontario, et 2) l'établissement
de liens à la fois à l'intérieur et à l'extérieur
du gouvernement pour permettre aux intervenants d'accroître le rendement
du capital investi (RCI) dans le financement de la recherche et de tirer parti
de débouchés économiques. -
De nouveaux concepts
doivent être présentés : L'exploitation fructueuse des débouchés
de la bioéconomie exige l'introduction de nouveaux concepts dans la recherche,
le développement, la commercialisation et les politiques publiques associés
à la bioéconomie. On pense d'abord et avant tout au concept d'une
chaîne de valeur où tous les efforts seront orientés vers
des résultats qui apporteront un avantage économique à la
province et à son secteur agricole. Entre autres concepts clés,
mentionnons l'interdisciplinarité dans la recherche, l'utilisation totale
dans la transformation et l'élaboration de produits, et l'analyse du cycle
de vie en tant qu'outil pour évaluer l'avantage environnemental. -
Un leadership continu s'impose : Le MAAARO devrait continuer d'assumer le leadership
en déterminant clairement et en stimulant le rôle de l'agriculture
dans la bioéconomie, mais cela doit se faire en partenariat avec d'autres
ministères, établissements et industries (grandes et petites).
2.6 Composantes habilitantes du thème
Beaucoup des bases de recherche associées à l'économie
des bioproduits existent déjà (p. ex., infrastructure de recherche
et capital humain). Toutefois, pour rester compétitif à l'échelle
mondiale, l'Ontario devra continuer d'investir à la fois dans la recherche
fondamentale et dans la recherche appliquée sur les bioproduits; par définition,
sous le présent thème, les investissements dans la recherche ont
plus de chances d'être centrés sur les domaines appliqués
que sur la science fondamentale. Voici les nouvelles (ou plus récentes)
composantes fondamentales : -
Des liens qui permettent l'ajout
d'une valeur aux bioproduits issus de la biomasse agricole (p. ex., liens avec
divers transformateurs de produits alimentaires/aliments pour animaux/cultures/produits
chimiques et capture des divers flux [primaires et résiduels] pour les
utiliser dans des produits à forte valeur ajoutée; liens entre l'amélioration
des cultures, la récolte, la transformation des bioproduits, la modification
de la biomasse, le raffinage des résidus, ainsi que la caractérisation
et l'analyse des bioproduits [bioénergie, produits biochimiques et biomatériaux]
de l'échelle moléculaire à l'échelle macroscopique).
-
La recherche sur les politiques publiques et sur la réglementation
qui favorise une bioéconomie florissante fournit à l'Ontario l'occasion
d'être un leader (comme l'est la Californie). L'un des éléments
de cette recherche pourrait être la compréhension des répercussions
du secteur des bioproduits sur d'autres secteurs. -
Des mesures
d'encouragement du gouvernement pour promouvoir le transfert de technologie et
créer une attraction de marché. Il pourrait s'agir par exemple de
l'approvisionnement (la province devrait acheter ce qui est produit/fabriqué
ici) ou de la modification des programmes d'assurance-récolte et de paiements
anticipés pour les producteurs. 2.7 Interdépendances
et liens avec le thèmeUne meilleure
intégration des multiples intervenants dans les importantes initiatives
qui visent à faire progresser la bioéconomie, ainsi que l'établissement
de liens devant permettre aux chercheurs de mieux comprendre et d'incorporer certaines
considérations liées à l'industrie/aux marchés dans
leurs travaux. Voici les types particuliers de liens et de dépendances
qui ont été reconnus : -
Liens avec l'industrie/la
fabrication : Les liens avec l'industrie et la fabrication sont essentiels
(pour accélérer l'adoption et la commercialisation des bioproduits);
il faudra pour cela prendre en considération les normes de l'industrie
(assurance de la qualité) et les exigences réglementaires. Le secteur
de l'énergie et de la bioénergie a été reconnu comme
un secteur dans lequel l'établissement de liens est particulièrement
important. L'industrie des produits forestiers (industrie des pâtes et papiers),
l'industrie chimique et d'autres industries manufacturières (pièces
d'automobile, conditionnement, ameublement et produits de construction) figurent
parmi les autres secteurs reconnus. - Liens avec d'autres
ministères/établissements de recherche : Il faudrait que
les initiatives en sciences et en technologie cessent d'être des initiatives
" du MAAARO au MAAARO " pour la province; cela laisse supposer qu'il
serait essentiel d'établir des liens avec d'autres ministères s'intéressant
aux sciences et à la technologie et avec d'autres établissements
de recherche.
-
Liens axés sur la géographie/le
transport : Liens entre le secteur de la transformation/de la fabrication/du
transport et le secteur agricole (production) en raison de la sensibilité
de l'économie à la proximité/la distance qu'il y a entre
le champ/la forêt et les lieux de transformation/de fabrication. -
Liens avec les milieux internationaux : Amener ce thème
de recherche et le personnel industriel hautement qualifié sur la scène
mondiale; les rapports engagés avec les décideurs de l'industrie
dans d'autres territoires de compétences sont un lien important sous ce
thème. -
Liens interdisciplinaires : Liens
avec des domaines tels que la recherche sur l'environnement (p. ex., conséquences
du déploiement de cultures nouvelles au lieu de cultures traditionnelles).
3.0 Domaines de recherche et priorités associés
au thème 3.1 Description des
domaines de recherche Quatre domaines
de recherche prioritaires sont reconnus : la recherche liée à la
matière biologique, la recherche sur les technologies de transformation,
la recherche sur le développement de bioproduits et la recherche sur les
politiques. A. La recherche liée à la matière
biologique désigne la recherche qui vise à créer
des matières biologiques bio/organiques uniques, durables et/ou plus robustes
en prenant pour objectif la viabilité à long terme du marché.
Cela comprend la recherche sur les flux de déchets organiques et la recherche
sur la prestation et sur la transformation, le stockage et le transport à
la ferme. Ce domaine de recherche est celui où le MAAARO et l'Université
de Guelph entrevoient les meilleures possibilités d'offrir une contribution
dans le contexte provincial. Voici quelques exemples de recherches qui
pourraient être envisagées dans ce domaine : -
Utilisation
de flux de " déchets " comme bioproduits à valeur ajoutée; -
Mise au point de cultures nouvelles ou améliorées qui vont au-delà
des cultures de base traditionnelles ou existantes; -
Développement
de matière biologique, développement de la qualité, optimisation
du stockage et de la production de biomasse lignocellulosique sur des terres marginales,
en utilisant des quantités réduites d'eau et d'engrais; -
Biotechnologie visant à améliorer l'agronomie et la qualité
des matières premières destinées à des usages industriels; -
Matières biologiques améliorées pour être utilisées
comme source/énergie de combustible (ou liquéfiable) (p. ex., rendement
supérieur en biomasse à l'acre, résistance accrue à
la sécheresse et aux ravageurs, efficience accrue du transport).
B.
La recherche sur les technologies de transformation désigne la
recherche qui porte sur les méthodes et les procédés de conversion/raffinage
des matières biologiques afin d'obtenir des produits à coût
compétitif pour différents usages industriels. Ce type de recherche
devrait faciliter l'emploi d'une approche intégrée. Les technologies
de transformation qui utilisent des matières biologiques multiples/combinées
devraient être favorisées. Le résultat final de ce type de
recherche est l'accroissement de la valeur, soit d'un seul élément,
soit d'un ensemble de produits. Ce type de recherche inclut le développement
de technologies de transformation qui sont évolutives afin de répondre
à des besoins locaux et à ceux de plus grandes installations.
Le MAAARO a particulièrement besoin
que les résultats de la recherche se concentrent sur l'aspect agrotechnologique
de cette composante. Voici quelques exemples de recherches qui pourraient
être envisagées dans ce domaine :
-
Fermentation
ou transformation thermique, chimique et/ou mécanique de la biomasse végétale
optimisée pour obtenir des bioproduits; -
Recherche "
omique " visant à améliorer les caractéristiques intrants-extrants
pour les flux de produits désirés englobant une utilisation totale
(cultures, microbes); cette recherche pourrait s'étendre à tous
les domaines de la bioénergie, des biofibres/biocomposites ou des produits
biochimiques; -
Combustion catalytique/conversion de la biomasse; -
Intégration avec la production chimique existante (p. ex., compréhension
des procédés et des débouchés du pétrole); -
Méthodes fondées sur la nanotechnologie pour la purification
et les aptamères (molécules de liaison); -
Fractionnement
de cultures vivrières/fourragères/spéciales transformées
pour en tirer des coproduits de très grande valeur qui sont présents
après la transformation (substances biochimiques) et l'utilisation de technologies
de conversion; - Utilisation totale et production intégrée
de cultures vivrières/fourragères/spéciales et de coproduits
de grande valeur/à valeur ajoutée.
C.
La recherche sur le développement de bioproduits désigne
la recherche qui a pour objectif d'incorporer la science (si elle est fructueuse)
à des applications de produits particulières. Le produit peut être
entièrement bio, provenir de la substitution d'un ingrédient ou
être constitué de biomasse combinée à des combustibles
fossiles. Le bioproduit doit présenter une valeur potentielle pour l'agriculture
en Ontario. La recherche englobe les produits fabriqués à partir
de matériaux provenant des boisés du Sud de l'Ontario, mais pas
des forêts boréales; les produits/résidus forestiers peuvent
être une composante ou faire partie d'un mélange, mais tout produit
provenant à part entière de la forêt boréale est exclu
de la présente définition de la recherche sur le développement
des bioproduits.
Le MAAARO tirerait avantage de
la recherche effectuée en collaboration avec d'autres ministères
et avec des universités ontariennes qui sont des leaders reconnus sous
cette composante.
Voici quelques exemples de recherches
qui pourraient être envisagées dans ce domaine :
-
Bioproduits à valeur ajoutée (plastiques, produits chimiques
complexes, biomatériaux haut de gamme, enzymes, biotechnologie habilitante
telle que des outils/produits microbiens pour la biorestauration et les bioprocédés); -
Biocombustibles de prochaine génération - biodiésel, alcools
à chaîne supérieure (moins hygroscopiques et plus faciles
à séparer de l'eau que l'éthanol), matières biologiques
de biocombustible à teneur inférieure en lignine (ce qui facilite
la digestion enzymatique en sucres), bioalcool de source lignocellulosique; -
Produits biochimiques plus sûrs provenant du maïs, du soya, d'autres
cultures et des flux de résidus agricoles, en tant que succédanés
des produits pétrochimiques; -
Microfibres, nanofibres et
fibres de carbone haute performance pour les applications de composites structuraux
légers; - Bioproduits de remplissage, fibres de renfort composite
et produits biochimiques provenant de résidus agricoles à faible
coût et de flux de coproduits biocombustibles.
D.
La recherche sur les politiques désigne la recherche qui porte
sur les implications à court et à long termes des politiques du
gouvernement, y compris les politiques qui sont considérées comme
décourageant la compétitivité de la bioéconomie. Le
thème de la bioéconomie et des usages industriels inclut les politiques
à micro-échelle (p. ex., définitions réglementaires
des types de biomasse, perception des bioproduits aux yeux des consommateurs)
mais pas les politiques à macro-échelle (p. ex., valeur du dollar
canadien, accords commerciaux internationaux).
Voici
quelques exemples de recherches qui pourraient être envisagées dans
ce domaine :
-
Recherche sur l'aspect économique
des bioproduits pour orienter des décisions stratégiques. La détermination
des obstacles au concept de l'utilisation totale et l'élimination de ces
obstacles seraient des points particulièrement prioritaires dans ce domaine
de recherche; -
Recherche liée aux incidences sur la durabilité
et le cycle de vie; cette recherche peut être intégrée aux
stades de planification dans des projets de recherche. Elle prendrait en considération
les implications à court et à long termes du développement
de bioproduits pour favoriser la compétitivité; - Détermination
de mesures d'incitation et de désincitation pour les cultures nouvelles/améliorées;
élaboration de politiques et de programmes pour éliminer/réduire
les désincitations et accroître l'effet des incitations (bien exécutée,
cette initiative pourrait représenter un avantage concurrentiel pour l'Ontario).
Il
est à noter que les propositions qui incluent une recherche fondée
sur la validation de principe et axée sur l'agriculture devraient être
explicitement incluses en tant que projets admissibles. Étant donné
qu'il existe d'autres fonds (p. ex., Conseil de recherches en sciences naturelles
et en génie) pour la recherche fondamentale, les propositions de recherche
seraient censées mettre l'accent sur les questions d'application ou d'adaptation.
4.0 Facteurs de succès déterminants
4.1
Description des facteurs de succès déterminants
Aptitude à définir les structures et les réactions organisationnelles,
y compris celles-ci :
-
Collaborations réfléchies
- aptitude à faire équipe parmi les établissements (disciplines
scientifiques, universités, services gouvernementaux et secteurs d'industrie)
pour créer des synergies et favoriser la convergence des connaissances,
des compétences et des technologies; -
Souplesse dans la
conception et l'exécution des programmes - programmes d'intégration
qui encouragent la recherche interdisciplinaire (p. ex., financement de la recherche
sur les bioproduits, le centre de bioéconomie durable de l'Université
Queen's); -
Investissements en recherche, motivés à
la fois par des buts appliqués (imposés par l'industrie) et des
buts stratégiques (imposés par les politiques gouvernementales)
et ciblant des projets de recherche multidisciplinaire de plus grande envergure; -
Aptitude à créer la masse critique et l'investissement dans un
projet de recherche prioritaire afin d'assurer sa réussite et un leadership
mondial; -
Processus de financement de la recherche - modèles
de financement et procédures de demande moins astreignants, niveaux de
financement et délais accrus. Il existe également une possibilité
d'incorporer des jalons quantitatifs clairement définis dans les projets
(ce qui est particulièrement important pour les projets pluriannuels); -
Prise de décision rapide concernant le financement afin que la recherche
puisse être entreprise dans des délais respectant le contexte mondial
de la concurrence; - Continuité parmi les décideurs -
la bioéconomie est un domaine très nettement basé sur le
savoir. Le MAAARO doit veiller à accroître la continuité parmi
les spécialistes des bioproduits et à la haute direction. Dès
qu'une personne arrive à se mettre à jour dans un domaine, le ministère
l'affecte à un autre poste et il faut recommencer le processus de mise
à jour avec quelqu'un d'autre.
Aptitude
à adapter des maillons clés de la chaîne de valeur :
-
Modification des modes de transport : (p. ex., encourager
le passage du transport routier au transport par rail et par bateau, ou au transport
combiné); -
Utilisation modifiée des lieux
de production et de transformation : du redéploiement des terres
" marginales " jusqu'à la production de cultures nouvelles/améliorées,
et de l'utilisation des serres dans les études sur l'optimisation de la
matière biologique jusqu'aux technologies à plus petite échelle
qui sont utilisées près de la source dans la transformation primaire
(p. ex., séparation initiale des composants, densification); -
Application de concepts d'intégration dans la technologie de transformation
et dans le contexte commercial : p. ex., 1) le concept de l'économie
hybride, 2) les concepts de l'utilisation totale et de la bioraffinerie, 3) la
convergence des technologies, 4) la recherche et le développement interdisciplinaires
et 5) le développement de produits selon les principes " du berceau
au berceau " et " réduire, réutiliser, recycler ".
Aptitude à fournir un personnel hautement qualifié : Pour soutenir
l'industrialisation à croissance rapide qui est fondée sur la bioéconomie
à l'échelle mondiale et pour répondre à ses exigences,
il faut créer un capital humain possédant des connaissances et une
formation suffisantes. Il faudrait en particulier mettre l'accent sur l'élaboration
d'un nouveau programme d'éducation de deuxième cycle universitaire
sur les thèmes des bioproduits et de l'ingénierie. Une initiative
fédérale-provinciale coordonnée pourrait permettre d'y arriver.
Cependant, le comité d'experts croit que la responsabilité première
de répondre aux besoins de la province en personnel hautement qualifié
revient au ministère de la Formation et des Collèges et Universités,
ainsi qu'au ministère de la Recherche et de l'Innovation. Le MAAARO devrait
participer au processus d'élaboration de programmes de ces ministères.
Aptitude
à concevoir et à mettre en uvre des politiques de soutien
:
Tout en respectant les exigences de la responsabilité
en matière d'investissement public dans la recherche agricole, on doit
encourager des niveaux appropriés d'investissement pour la R et D et pour
l'innovation relative aux bioproduits, adopter le point de vue du cycle de vie
dans tous les secteurs de politique, établir des politiques d'approvisionnement
qui appuient les bioproduits de fabrication nationale, favoriser les mesures d'incitation
à l'investissement dans les bioproduits et établir des règlements
qui soutiennent la production, la fabrication et la commercialisation des bioproduits
ontariens. Sur le plan des politiques, il est également important de maintenir
un certain équilibre dans la protection de la propriété intellectuelle
(PI) tout en accroissant la masse des connaissances publiques et en appuyant l'enseignement
public et les activités de liaison. Le comité d'experts est d'avis
que l'Ontario peut devenir un leader (comme la Californie) aux points de vue des
politiques et de la réglementation d'une bioéconomie florissante.
Aptitude
à cibler des collaborateurs et des clients :
Continuer
de profiter de la collaboration et de la participation de grandes sociétés
novatrices, tout en stimulant davantage la croissance des petites et moyennes
entreprises, qui peuvent servir de lieux pilotes pour des matières biologiques,
des procédés et des produits nouveaux, qui sont souvent plus souples
que les grandes entreprises sur le plan de la compétitivité et qui
ont peut-être des liens plus directs avec les marchés locaux/intérieurs.
5.0 Autres
considérations et recommandations connexes
5.1 Considérations
-
Favoriser le dynamisme
des initiatives financées par le MAAARO. Bâtir des réseaux
et travailler en collaboration. -
Examiner les priorités
de recherche d'autres thèmes et reconnaître des priorités
de recherche transversales (p. ex., une priorité de recherche qui comble
un besoin dans le secteur des produits alimentaires ou des aliments pour animaux,
mais qui pourrait également jouer un rôle dans certains usages industriels
de la biomasse agricole). Des thèmes tels que les systèmes de production,
la chaîne de valeur et les politiques rurales ont probablement des centres
d'intérêt qui se recoupent. Il est à noter que sur les huit
thèmes qui sont mentionnés dans le document intitulé "
La Génération des défis ", les cinq premiers sont complémentaires.
- Créer des tribunes pour aborder des questions qui dépassent
le financement de la recherche (p. ex., les aliments contre les combustibles,
les aliments contre les bioproduits); le secteur privé a les mêmes
préoccupations. Les chercheurs doivent aussi participer à ces discussions.
Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 888 466-2372
Courriel : research.omafra@ontario.ca
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