Système de recherche et de développement agroalimentaire de l'Ontario
Table des matières
1. Etablissement des priorités et coordinationLes paragraphes suivants décrivent quelques-uns des mécanismes qui sont actuellement en vigueur en Ontario et dans l'ensemble du Canada pour déterminer les priorités et coordonner les recherches. Institut de recherche agricole de l'Ontario (IRAO)L'Institut de recherche
agricole de l'Ontario a été créé en 1962
en vertu de la Loi sur l'Institut de recherche agricole de l'Ontario.
Les membres de l'IRAO sont nommés par le ministre de l'Agriculture,
de l'Alimentation et des Affaires rurales à qui ils donnent des
conseils d'orientation stratégique. L'effectif total de l'IRAO
est de 15 membres choisis selon leur expertise, leur expérience,
leurs vastes connaissances et leur profonde compréhension des secteurs
de l'agriculture et de l'alimentation, ainsi que des collectivités
rurales de l'Ontario. Ces personnes représentent un large éventail
d'intérêts concernant les produits de base, les secteurs
agrotechnologiques et les emplacements géographiques, mais aucune
organisation en particulier. Ils occupent leur fonction à titre
personnel et se réunissent cinq ou six fois par année. Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario (MAAARO)Au MAAARO, la Direction de la recherche et de l'innovation (DRI), laquelle fait partie de la Division de la recherche et des services ministériels, est chargée de coordonner les activités associées au financement qu'accorde le MAAARO à la recherche agroalimentaire en Ontario. La DRI prend les devants en matière de gestion des programmes de financement et de recherche, tout en s'occupant des mécanismes d'établissement des priorités concernant les recherches financées par les fonds publics en Ontario. La Direction est chargé de coordonner les programmes ontariens de recherche agroalimentaire avec le secteur industriel et avec d'autres initiatives et ministères provinciaux et fédéraux, dont le ministère de la Recherche et de l'Innovation et Agriculture et Agroalimentaire Canada. À l'été de 2008, la Direction de la recherche et de l'innovation du MAAARO a eu recours à un groupe d'experts pour discuter de l'établissement des priorités. Cet exercice, qui a demandé la participation de chefs de file du secteur industriel, du milieu universitaire, d'organismes sans but lucratif, de l'IRAO et d'autres organismes gouvernementaux, a donné lieu à l'établissement de priorités en matière de recherche. Il a également permis de reconnaître les facteurs de succès déterminants qui concernent la capacité, le type de recherche, les partenariats et les collaborations pour chacun des sept thèmes de recherche recommandés par l'IRAO et ultérieurement approuvés par le ministre. Les thèmes sont la durabilité de l'environnement, les systèmes de production agricole, le développement et l'amélioration de produits grâce aux chaînes de valeur, la santé par l'alimentation, la bioéconomie et les usages industriels, les politiques agricoles et les politiques rurales, ainsi que la gestion des situations d'urgence. Les priorités constituent les bases sur lesquelles sont élaborés de nouveaux programmes de recherche, conformément à l'entente de partenariat conclue entre le MAAARO et l'Université de Guelph, et des programmes de recherche concurrentielle gérés par le MAAARO. Réseau consultatif pour la recherche du MAAARO (RCRM)Depuis le 24 juin 2009, le nouveau Réseau consultatif pour la recherche du MAAARO (RCRM) est en fonction. Le ministère estime que les résultats obtenus permettront de mieux concilier les dépenses en recherche/besoins en recherche avec les programmes de recherches (dont ceux faisant partie de l'entente). Organismes de l'industrie agroalimentaire et groupements de producteurs spécialisés de l'OntarioBon nombre de groupements de producteurs spécialisés et d'organismes de l'industrie agroalimentaire de l'Ontario ont mis sur pied des comités de recherche visant à déterminer les priorités en matière de recherches susceptibles d'intéresser leur clientèle. Ces priorités sont ensuite directement communiquées à des chercheurs par le truchement de coalitions industrielles ou grâce au Comité de coordination des services agricoles de l'Ontario (CCSAO). Beaucoup de ces organismes accordent également des fonds pour la recherche. En voici quelques exemples :
Autres provincesDans d'autres provinces, on dispose de comités de coordination de la recherche ou de structures semblables. Certaines sont plus actives que d'autres. L'Institut de recherches agricoles de l'Alberta est le principal organisme albertain de financement, de coordination et de promotion d'initiatives stratégiques en matière de recherches agricoles et de transfert technologique dans le secteur agroalimentaire. Ces deux dernières années, l'organisme a élaboré une stratégie agroalimentaire axée sur les bioproduits pour favoriser la recherche et le développement en Alberta. Le Conseil des recherches en pêche et en agroalimentaire du Québec (CORPAQ) informe le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) sur les questions relatives à la recherche, au développement et au transfert de technologie. Le CORPAQ est également responsable de la gestion des programmes de recherche du MAPAQ. 2. Financement et capacité de la R et DOn ne connaît pas le total des investissements que les différentes sources ont fait en recherche agroalimentaire en Ontario, mais le MAAARO a estimé qu'au cours de la période de 2003 à 2008, plus de 600 millions de dollars avaient été investis dans ce domaine. Ce chiffre comprend les sommes que consacre le gouvernement de l'Ontario à la R et D ainsi que les fonds obtenus de l'industrie et du gouvernement canadien sur les investissements de la province, mais pas les montants alloués à la R et D dans les entreprises ontariennes du secteur privé. Depuis 1991, c'est d'abord le MAAARO qui a accordé un financement public pour la recherche agroalimentaire en Ontario, puis il y a eu Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) et, enfin, d'autres sources provinciales et fédérales. Ce financement de type concurrentiel est destiné à une institution faisant de la recherche agroalimentaire. Il arrive parfois que le secteur privé doive investir une somme égale au financement octroyé. L'Université de Guelph et Agriculture et Agroalimentaire Canada sont les principaux acteurs dans le domaine de la recherche agroalimentaire financée par les fonds publics en Ontario. D'autres universités, notamment l'Université Brock, l'Université de Toronto, l'Université de Western Ontario, l'Université Queen's et l'Université de Waterloo, mènent également des recherches à une échelle plus restreinte dans les secteurs de l'agroalimentaire et dans d'autres domaines connexes (comme l'environnement et les sciences de la vie). Étant donné qu'au cours des dernières années, la salubrité des aliments, les sciences de la vie et la recherche sur l'environnement ont pris de plus en plus d'importance, ces autres institutions ont bénéficié d'une augmentation générale du financement. Jusqu'à présent, le financement qu'accordait le MAAARO à l'Université de Guelph pour la recherche agroalimentaire visait principalement l'amélioration de l'efficacité en production agricole et, donc, une meilleure compétitivité. Une forte proportion des études a été appliquée aux travaux effectués à des stations de recherche installées un peu partout dans la province. Les associations de producteurs agricoles spécialisés et d'autres groupes d'industries attachent beaucoup d'importance à ces recherches. En Ontario, les investissements actuels en recherche agroalimentaire sont en grande partie liés à l'infrastructure (personnes et installations) (soit environ 85 % du financement accordé par le MAAARO). Ce financement a contribué à augmenter la capacité de recherche à l'Université de Guelph et a permis d'axer la contribution de l'industrie sur différents projets. Les subventions accordées par la Fondation canadienne pour l'innovation, le Fonds ontarien d'encouragement à la recherche-développement et le Fonds ontarien pour l'innovation ont contribué à financer de nouveaux programmes de recherche comme le Canadian Research Institute for Food Safety, à l'Université de Guelph. Ces types d'initiatives permettent de former des équipes de recherche multidisciplinaires et des réseaux de chercheurs qui peuvent fournir de nouvelles données utiles à l'industrie agroalimentaire et à la population de l'Ontario. Le financement versé dans le cadre du programme fédéral des Réseaux de centres d'excellence permet à l'Université de Guelph d'agir à titre d'établissement d'accueil envers des réseaux fédéraux comme le Réseau des aliments et des matériaux d'avant-garde (AFMNet) qui réunit des chercheurs issus d'universités, d'industries et de ministères canadiens et étrangers. Des rapports annuels produits par l'Université de Guelph indiquent que les investissements effectués par le secteur privé en recherche universitaire dans le secteur de l'agroalimentaire n'ont cessé d'augmenter ces dernières années et que l'aide varie énormément d'un produit à l'autre. Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'OntarioLe 28 avril 2008, le MAAARO et l'Université de Guelph annonçaient le renouvellement du partenariat entre le gouvernement ontarien et l'établissement universitaire. En effet, ce dernier recevra plus de 350 millions de dollars entre 2008 et 2013 pour l'aider à poursuivre ses programmes de pointe en recherche et en développement agroalimentaires et ruraux, ses services de santé animale et d'analyse d'aliments ainsi que son enseignement des sciences vétérinaires. Le partenariat offre également à l'Ontario la chance d'améliorer les méthodes de détection des maladies animales comme la rage et la tuberculose, ce qui permet de sauver des vies et de protéger le mode de subsistance des éleveurs. Le personnel du MAAARO et celui de l'Université collaborent à l'élaboration de projets de recherche mieux planifiés et au transfert des résultats vers le secteur de l'industrie. Les deux entités prévoient consulter le secteur de l'industrie afin de déterminer la manière dont les parties peuvent collaborer plus efficacement pour obtenir des résultats de recherche pouvant avoir des applications pratiques plus rapidement. Entre 1996 et 2007, un investissement annuel de 54 millions de dollars accordé par la province pour le maintien du partenariat avec l'Université de Guelph a produit un rendement annuel de plus de 1 milliard de dollars. D'une valeur de 650 millions de dollars, le marché actuel du soya en Ontario est le fruit de 25 années de recherches, menées principalement dans le cadre du partenariat, qui ont permis d'accroître la production, d'obtenir de meilleurs rendements et de développer des utilisations novatrices comme le lait de soya, le diesel à base d'huile de soya et même un éventuel traitement de la néphropathie. Ministère de la Recherche et de l'Innovation (MRI)Au cours des dernières années, le MRI (qui faisait autrefois partie du ministère du Développement économique et du Commerce) s'est distingué comme important bailleur de fonds pour la recherche et l'infrastructure dans le secteur agroalimentaire de l'Ontario. Le financement offert par le MRI est octroyé par voie de concours. Les programmes comprennent les suivants :
Agriculture et Agroalimentaire CanadaAgriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) mène des recherches dans l'ensemble du Canada, y compris dans quatre centres de recherche en Ontario :
Bien qu'une bonne part de la recherche effectuée dans ces centres ait des conséquences directes pour l'Ontario, ces établissements ont tous des mandats de portée nationale. Il est, par conséquent, difficile de déterminer dans quelle mesure leur base de financement est axée sur les secteurs ontariens. L'AAC accorde le financement directement aux chercheurs et par l'intermédiaire du Programme de partage des frais pour l'investissement (PPFI). Conseil de l'adaptation agricole (CAA)Le CAA repère des programmes et en assure l'exécution avec efficacité, flexibilité et transparence, à l'aide de partenariats financiers, en se concentrant sur l'agriculture et le secteur agroalimentaire de l'Ontario. La mission du CAA est d'être un catalyseur pour l'adaptation, l'avancement et l'innovation. Le CAA compte actuellement plusieurs programmes en cours, que ce soient des fonds octroyés par l'intermédiaire du Cadre stratégique pour l'agriculture ou des fonds qui sont accordés selon les critères établis conformément au Programme pour l'avancement du secteur canadien de l'agriculture et de l'agroalimentaire d'Agriculture et Agroalimentaire Canada. Ces programmes en cours sont CanAdvance, l'Institut de la gestion agricole, le Programme d'approvisionnement en eau Canada-Ontario et le Programme Canada-Ontario pour la recherche et le développement. Fondation canadienne pour l'innovation (FCI)La FCI offre plusieurs programmes de financement qui investissent dans l'infrastructure de recherche. L'Université de Guelph et d'autres établissements ontariens ont obtenu un certain succès dans les concours de la FCI. Conseils subventionnaires fédérauxLe Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et, dans une moindre mesure, le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), accordent du financement aux chercheurs du domaine de l'agroalimentaire. Industries agricolesBon nombre d'organismes agroalimentaires financent des recherches qui s'appliquent à leurs produits. Leur contribution exacte est cependant inconnue. D'après les statistiques de l'Université de Guelph, la valeur de l'investissement du secteur des affaires et de l'industrie dans la recherche était de 14,9 millions de dollars en 2005 2006. 3. Innovation et commercialisationAu cours des dernières années, les gouvernements provinciaux et fédéral, des universités et des industries ont lancé de nouvelles stratégies et d'autres programmes visant à favoriser les pratiques d'innovation et de commercialisation des technologies de l'agroalimentaire et des sciences de la vie. De nouveaux programmes ont pour objectif de supprimer les obstacles à la transformation des résultats de recherche en produits et services commerciaux viables, dans le but ultime de renforcer la position de l'Ontario (et du Canada) face à la concurrence. Plusieurs de ces initiatives (décrites ci-dessous) sont reliées au rôle continu de Guelph à titre d'important centre de recherches agroalimentaires en Ontario et au Canada. Des efforts sont actuellement déployés pour que cet ensemble de recherches s'associe de plus en plus aux initiatives de développement économique régional mises en place dans la ville de Guelph et dans d'autres régions de l'Ontario. Initiatives " Cultivons l'avenir " et " Cadre stratégique pour l'agriculture "En juin 2002, le gouvernement fédéral et les provinces annonçaient la mise sur pied du Cadre stratégique pour l'agriculture (CSA) qui servirait à élaborer des stratégies visant à faire du Canada le chef de file mondial en matière de salubrité des aliments, d'innovation et de production respectueuse de l'environnement. Le CSA comportait cinq volets : salubrité et qualité des aliments, environnement, sciences et innovation, renouvellement et gestion du risque d'entreprise. En 2008 2009, les gouvernements fédéral et provinciaux négocient un nouvel accord pour faire suite au CSA. Cet accord, appelé " Cultivons l'avenir ", permettra de poursuivre les initiatives fructueuses amorcées dans le CSA et d'en lancer de nouvelles. Le programme " Science et innovation " proposé pour l'Ontario dans le cadre de l'accord " Cultivons l'avenir " comprend les initiatives suivantes : Les grappes scientifiques, un centre horticole régional établi à Vineland financera la recherche appliquée et axée sur l'industrie en plus de promouvoir la commercialisation de cette recherche. Personne-ressource : Dr Jim Brandle, Centre de recherche et d'innovation de Vineland; Le Programme d'innovation agricole, qui est un fonds destiné à l'industrie à des fins de recherches et d'innovation en matière d'exploitation agricole; Des symposiums sur l'innovation, qui sont des conférences annuelles portant principalement sur les technologies novatrices en Ontario; L'Agri-Tech Commercialization Centre (centre de commercialisation agrotechnologique), qui est issu de quatre organismes financés dans le cadre du CSA et qui vise les activités liées à la commercialisation et à l'innovation. Les organismes se sont installés au même endroit à l'automne de 2008 afin d'offrir un soutien aux activités de commercialisation visant le secteur de l'ensemble de la province et ils chercheront des occasions de collaboration et de coopération pendant toute la durée de l'initiative " Cultivons l'avenir ". Les quatre organismes en question sont les suivants :
Agri-Tech Innovation PlanLa Direction de la recherche et de l'innovation du MAAARO amorce une étude visant à mettre au point une stratégie ou un plan de commercialisation des innovations qui orientera les éventuels investissements du Ministère en matière de commercialisation et d'innovation. Le plan devrait être terminé à l'été 2009. Réseau ontarien de commercialisationLe Réseau ontarien de commercialisation (ROC) a été créé grâce au financement obtenu du ministère de la Recherche et de l'Innovation de l'Ontario (MRI). Le ROC réunit les Centres d'excellence de l'Ontario, le Centre MaRS de Toronto, les réseaux sectoriels d'innovation (RSI) et les réseaux régionaux d'innovation (RRI). L'organisme BioEnterprise a été créé grâce à des fonds du MRI à titre de réseau sectoriel d'innovation pour l'agroalimentaire. Regroupant plusieurs intervenants, les RRI ont été établis à titre d'organismes de développement régional afin d'appuyer les partenariats entre les entreprises, les institutions et les administrations municipales en vue de promouvoir l'innovation. Même si, à l'origine, les 12 réseaux régionaux actifs de l'Ontario intervenaient surtout dans les sciences de la vie, ils étendent maintenant leurs activités à d'autres secteurs d'innovation et d'excellence comme la technologie de l'information, les économies d'énergie et les matériaux de pointe, compte tenu des forces et des possibilités qui existent dans chaque région. Ces réseaux offrent de nombreux avantages, dont celui de rapprocher les services de commercialisation des clients qui en ont besoin, comme les petites entreprises, les chercheurs, les entrepreneurs et les investisseurs. Trois de ces réseaux sont particulièrement importants pour le secteur agroalimentaire. Ce sont le Guelph Partnership for Innovation, le Southwestern Ontario Biotechnology Innovation Network (SOBIN) et l'Eastern Lake Ontario Regional Innovation Network (ELORIN). Le MRI mène actuellement une évaluation du ROC qui devrait prendre fin au printemps 2009. Conseil BioAutoLancé en 2006 2007, le Conseil BioAuto de l'Ontario s'occupe de mettre au point et de faire la démonstration de pièces à base de produits biologiques, destinées à l'industrie automobile. Le groupe vise à réunir les secteurs agricole et forestier avec l'industrie des produits chimiques et des matières plastiques dans le but de produire des pièces et des produits chimiques à base de matières biologiques. Les matières produites, notamment en polyuréthanne souple et en plastique rigide, seraient intégrées dans les voitures et les camions fabriqués en Ontario. Personne ressource : Erin Cheney, 519 827 1118 Le Conseil BioAuto tire profit de l'établissement d'une Chaire de recherche du premier ministre sur les biomatériaux et le transport, à l'Université de Guelph. Depuis 2006, le titulaire de la Chaire est le Dr Amar K. Mohanty. Bureau de développement des affaires de l'Université de GuelphCréé grâce à l'entente entre le MAAARO et l'Université de Guelph, le Bureau de développement des affaires de l'Université agit comme organe de commercialisation des découvertes faites lors de recherches effectuées à l'Université, y compris celles qui ont bénéficié d'un financement dans le cadre de l'entente. En vertu de la politique concernant la propriété intellectuelle (PI) en vigueur à l'Université de Guelph, toutes les découvertes faites lors de recherches menées à l'Université sont la propriété de l'établissement. Le Bureau de développement des affaires collabore avec les chercheurs au nom de l'Université à la protection et à la commercialisation de la propriété intellectuelle qui est réputée avoir une valeur commerciale. Des modifications proposées à la politique de l'Université relativement à la PI pourraient entraîner la transformation du rôle du Bureau. Au cours des dernières années, l'Université de Guelph s'est associée à un certain nombre d'autres universités ontariennes pour former le " C4 ". Il s'agit d'un effort collectif qui crée des liens entre les divers bureaux de transfert technologique et de développement des affaires de ces établissements. 4. Communications et lien entre le public et le milieu scientifiqueIl n'existe actuellement aucune stratégie de communication globale à l'échelle provinciale en ce qui a trait à la recherche agroalimentaire en Ontario. La plupart des communications concernant la recherche sont ponctuelles et élaborées par l'organisme qui finance ou effectue la recherche. Une équipe conjointe formée de membres du MAAARO et de l'Université de Guelph est en train d'élaborer un plan visant l'application et le transfert des connaissances (ATC) afin de s'attaquer aux questions concernant le transfert des résultats des recherches financées en vertu de l'entente entre le MAAARO et l'Université de Guelph vers des politiques et programmes destinés aux clients internes et externes. L'équipe mettra alors au point une stratégie visant l'application et le transfert des connaissances ainsi qu'un plan de mise en uvre de la stratégie. Les chercheurs présentant leurs propositions conformément à l'entente disposeront d'un cadre de travail et de ressources de développement pour la période de 2008 à 2012. Les efforts que le MAAARO et l'Université de Guelph déploieront pour les activités d'ATC dans le secteur agroalimentaire et le développement des collectivités rurales seront également coordonnés. Les recherches effectuées en Ontario sont communiquées grâce aux quelques moyens décrits ci dessous. Les médiasDans le contexte du programme Étudiants communiquant les liens et les avancées technologiques et scientifiques (ÉCLATS), de l'Université de Guelph, les étudiants produisent des articles et des textes sur la recherche agroalimentaire. Les principaux organes de publication sont le Guelph Mercury et le magazine semestriel Research, ainsi qu'un certain nombre de revues et de publicationsdestinées aux producteurs spécialisés. La publication Ontario Farmer, qui est lue dans l'ensemble du monde agricole, fait régulièrement état de la recherche. Les lecteurs disposent d'un forum de discussion où l'on aborde souvent le sujet des répercussions des nouvelles technologies. The Buzz est un bulletin d'information communautaire publié sous forme électronique toutes les deux semaines et consacré au partenariat OMAFRA - Université de Guelph. Série de conférences publiquesLe Collège d'agriculture de l'Ontario de l'Université de Guelph a lancé une série de conférences publiques pour montrer la façon dont les chercheurs et les étudiants se penchent sur des questions de grande importance pour la société contemporaine, notamment les organismes génétiquement modifiés et les gaz à effet de serre. www.oac.uoguelph.ca Accès en ligne à des projets de rechercheDes résumés de tous les projets de recherche financés par le MAAARO sont accessibles sur Internet, dans le site du MAAARO ou le site de l'Université de Guelph PublicationsLe MAAARO a publié ces dernières années plusieurs recueils décrivant des recherches financées par le Ministère. Les dernières publications sont les suivantes : Compendium du programme Ontarien de recherche sur l'innocuité des aliments et Compendium des recherches sur l'environnement financées par le MAARO - 2006. Présentations et forums de rechercheConformément à l'entente conclue entre le MAAARO et l'Université de Guelph, les chercheurs bénéficiant d'un financement sont tenus de publier leurs travaux dans une revue arbitrée et de communiquer les résultats de leur recherche à l'industrie et à d'autres intervenants. Des forums de recherche sur des sujets connexes, comme la viabilité des milieux ruraux et la salubrité des aliments, ont récemment été organisés par le personnel du MAAARO et les chercheurs de l'Université afin de rendre compte des résultats de leurs recherches à l'endroit de représentants du gouvernement, d'autres chercheurs et de l'industrie (ce dernier groupe comptait peu de représentants). 5. Capacité en ressources humaines pour la R et DOn faisait récemment état dans des rapports d'une éventuelle pénurie de personnel ayant une formation technique à l'échelle du Canada. Pour que l'Ontario se démarque, la province doit disposer d'une main-d'uvre qualifiée ainsi que d'une chaîne de R et D complète, allant des laboratoires de recherche aux entreprises de commercialisation des technologies et à la mise en marché. Depuis de nombreuses années, le MAAARO joue un rôle important dans la formation et le maintien en poste de chercheurs qualifiés dans le secteur de l'agroalimentaire.
En outre, le MAAARO finance l'enseignement agricole dispensé sur le campus principal ainsi qu'aux trois campus régionaux de l'Université de Guelph.
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 888 466-2372 Courriel : research.omafra@ontario.ca |
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